AR R
í eau prononce , pour obliger le Timonier à pouffera narre sous le vent, comme s’il vouloir faire ventarrière.
C est auffi le commandement fait à un petit bâti—ment 5 st lr lequel on a affez d’autorité pour l’obliger
ARimu íous venc -
UVEE. s. f. Le temps où une personne arrive. Ad-ventus , accessus. Il a été régalé à son arrivée par sesa mis. On Test allé attendre à 1 ’ arrivée 3 à la descente'j 11 Çoche. On date à Rome les provisions du jourAr C ^ arrtv ^ e cl n Courier qui retient la date.
Rivee, signifie aulsi le temps où les marchandises01 }t apportées en quelque endroit. Les marchandisesP. a) ent des douannes, tant à leur sortie, qu’à leur ar-Vl vee dans le royaume.
, n dit proverbialement, il n’est chère que d ’arri-Vee j pour dire, qu’on sait bien de l’accueil auxnou-Veaux venus , ou à ceux qu il y avoir long-tempsR u on isavoir vus, mais que cela ne durera pas lone-
■ ç ^^Rivée. Terme de Marine. Mouvement du vais-eau qui obéit au vent pour un instant. On dit: il fait,° u h a sait une arrivée. Le Manœuvrier.
Drivée. Sorte d’adverbe, qui signifie, d’abord , enprivant, sitôt qu’on eît arrivé. Primo aditu 3 Jlatim.
.a vieilli. D’arrivée il le met en fuite. Mezer. U* Vieillir.
ARRIVER, v. n. Aborder , approcher de la rive.a tempête nous obligea de relâcher, & nous arrivâ-!>1Cs aune plage déíerte. Arriver au port. Ad ripam^ a Ppellcre.
^Ver, signifie plus ordinairement, parvenir au lieu°u on avoir dessein de se rcndVc. Advenire 3 devenire 3Pervenire. Vous voilà heureusement arrivé de votrex °yagc. Le cornier de Hollande arrive les lundis 8c ven-dredis. fAF Ncus arrivâmes pour dîner. On le dita uíìl des marchandises qui font voiturées par terre, ourjui abordent par eau. U cil arrivé tant de balles de caférOrient.
"ì Arriver à bon port. Au propre ,*c’est parvenirheureusement au lieu où son vouloir aller. Au figuré,est réuíììr dans ce qu’on s’étoit proposé.
^ Arriver, synonyme de survenir. A l’heure même, u dîner , il arriva des gens fur lesquels nous ne comp-tons pas.
. Ce mot vient de adripare , comme qui diroit, adpA’am appellere. Menag.
se dit auffi figurément pour parvenir. Il est dif-. e d ’arrivera, la perfection.Peu d’Orateurs font ar-j i Ve ' s au sublime. Boil. Cet homme est arrivé à unA aUt point de fortune. AJj'equi 3 consequi 3 adipisci.^ i , Ver -, se dit auffi en parlaftt ísF des accidens, des^ e nemens, & généralement de tout ce qui se fait dansj blonde, soit par hasard, soit par le cours ordinaire denature. Contingere 3 accidere 3 evenire. Un bon As-° n °nie prédit toutes les éclipses qui arriveront dans£ ent ans. Un habile homme doit prévoir tous les in-onvéniens qui peuvent arriver dans l’affaire qu’il en-e prend. La prudence pense à ce qui s’est passé , pour^. ev °ir ce qui arrivera. Le Ch. de M. fCT II vientQ * rriv er un grand malheur. On dit, une chòfe peutr tì ç V 1 r a tout le monde ; pour dire , que tout lep ’ a dey est exposé. Et qu’une chose ri arrivera jamais,l dire 3 qu’elle ne fera jamais, qu’elle ne se fera pas.
e que P on conçoit lien s’énonce clairement.
1 Aj mots j pour le dire 3 arrivent aisément. Boil.
m -, m c ‘Ca-dire f e présentent sans peine comme d’eux-
panp 1 ' moc entre dans plusieurs façons de parler,b er C egance feulement. S’il vous arrive jamais detom-j aiìl en cette faute , vous ferez bien châtié. Il ne lui estchassé ar / Lv é de dire un bon mot. Comme j’étois à lail n e 3 . lui arriva de faire une insolence. Vaug. AlorsArd, 1 P las impersonnellement.
****.& dit auffi pour être apporté. Afferri , deferri ,<p{s rVeni , re ‘ H arriva mets fur mets. Ablanc. PourAr^jv’ R u ’ 0 n apporta plats fur plats.
en termes de Marine, signifie; pouffer la barre■tome I.
A R R 529
du gouvernail fous le vent, & manœuvrer, ou pourobéir au vent, ou pour le prendre en poupe. Clavumagitare ad ventorum opportunitatem. Ce qui se fait,quand on veut venir à bord de quelqu’autre vaisseau ,ou éviter quelque banc, ou quelque écueil.
isT' Arriver sur un vaisseau 3 c 1 est aller à lui en obéis-sant au vent , ou en mettant vent en poupe. Lais-sez arriver. Avertissement qu’on donne à un f aisseauqui gêne le passage pour prendre poste, lorsqu’il n’estpoint au sien. Arriver par la contre-marche. Mou-vement successif des vaisseaux d’une même ligne au
• même point, dans les eaux les uns des autres. Ce mou-vement doit commencer par le vaisseau de la tête dela ligne. Arriver tout plat 3 se dit d’un vaiíseau qui avivement obéi au vent dans un cas presté. Arriverbeaucoup 3 c’est-à-dire , obéir beaucoup au vent ,quand on est au plus près, fans cependant gouverner.tout-à-fait vent arrière.
On dit proverbialement , qu’un malheur n arrive.guère fans l’autre ; qu’il arrive bien des choses entrele verre & la bouche.
ARRIVÉ, ÉE. part.
ARROBE.Í. m.Terme de Marine, qui se dit du poids detrente-une,ou trente-deux livres. Ce mot est venu d'Ar-roba espagnol, qui lignifie la même chose. L ’arrobe delaine à Ségovie pelé leulement vingt-cinq livres. L ’arrobeest un poids portugais. Notre Gazette écrit arrouba 3 maisle P. Bulteau, dans son Dictionnaire portugais, écritarroba 3 8 c dit que c’est le poids de 31 arratels ou ar-rateis, comme on parle en Portugais, c’est-à-dire, de32 livres. Libra duœ & trigenta. Un proverbe portu-gais dit que dans cette vie les plaisirs íont par onces ,& les chagrins par arrobes. Nefira vida os pre^aresfaonpor onças 3 & os pesares por arrobas.
ARROCHE. f. f. Plante potagère,ainsi appelée,selon quel-ques-uns, parce qu’elle ne demeure que huit jours enterre. On l’appelle autrement Bonne-Dame. Atriplex.Sa racine est longue de trois à quatre pouces, droite ,fibreuse 8 c annuelle. Elle pousse des feuilles arron-dies, chargées d’une poussière blanche, auffi-bien queses jeunes tiges qui s’élèvent à la hauteur de cinq à sixpieds, garnies de feuilles alternes, un peu charnues ,anguleuses , ondées, &un peu frisées fur leurs bords,tantôt vertes , le plus souvent d’un vert pâle tirant íunle jaune, & quelquefois lavées de pourpre. Ses tiges& ses branches font terminées par des épis de fleurscomposées de plusieurs étamines jaunes ou verdâtres.A ces fleurs succèdent des fruits composés de deuxfeuilles, arrondis, de la figure d’une lentille, minces,membraneux, & qui renferment une feule petite se-mence. Les feuilles d 'arrache font rafraîchissantes ,emollientes , & donnent au bouillon une belle couleurd’or : étant prises en plus grande quantité elles lâchentle ventre ; on les met, pour cette raison dans les dé-coctions pour les lavemens. Ses semences purgent parhaut & par bas. L ’arroche est ennemie de l’estomac.Sa graine est bonne contre lepanchement de bile, l’opi-lation du foie: comme elle provoque à vomir, il nefaut la donner qu’aux gens robustes. L’herbe, autantcuite que crue, appliquée, guérit les furoncles & tou-tes les duretés, & fait tomber les ongles gâtés, &c.
Uarroche rouge est de la même grandeur & de lamême figure que la précédente ; mais ses tiges , sesfeuilles & ses fleurs font d’un rouge brun.
ARROE,ou ARREN. petite île de Dannemarck. Aroa ,Aria. Elle est fur la côte méridionale de l’île de Fionie,.dans la Mer Baltique. Elle est petite, mais fertile, sur-tout en anis, dont les habitans assaisonnent tout jusqu’à leur pain.
ARROGAMMENT. adv. Arroganter. Avec arrogance.Parler arrogamment.
fté? ARROGANCE, s. f. Présomption qui fait qu’on s’at-tribue une autorité, qu’on n’a pas. Elle s’annonce parlesairs de hauteur. Arrogantia. Souvent arrogance a tenulieu de grandeur , & l’inhumanité de fermeté. La' Bruy.
§ 3 ° L’or^ttei/fait que nous nous estimons. La vanité fa.itque nous voulons être estimés. La fierté fondée furl’estime qu’on a de soi-méme, nous empêche de nous
Xxx