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Tome premier. [A - BOU.]
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ART

? avoìt dans cette armée joo chevaux & artillerie pourMener tout l’attirail cle guerre , des outils, des pion-ni , ers > ponts de bateaux, échelles, & autres machinesnécessaires pour les campemens & les íiéges. Le parcoe y artillerie est le lieu du camp destiné à la garde desmunitions de guerre.' Il y avoir tant d’officiers, decommissaires de Y artillerie. Quand le mot & artilleriem prend feulement pour le canon dune armée , ouc* une place, on dit; dresser l 'artillerie , déchargerIV-tl Uerie , faire jouer Yartillerie, íervir Yartillerie. Ontira pln s de deux mille coups de canon en moins d’uneeure 3 tant l ’artillerie étoit bien íervie parles foins du'-'encrai. On trouva dans la ville de Malaca jusqu’àhuitmule pièces à’artillerie , après qu’Alphonse Albuquer-^ues’en futrendu le maître, à ce que dit l’Histoire d’Em-manuel de Laria. M artillerie a été inventée vers l’anrK i 5 P ar Constantin Anchtzen de Fribourg , ou Ber-Swartz, Cordelier Chimiste, selon Pafquier/ oifius en l'an i 3 y 4. Casimir Simierrowiez, Polo-* 101s j a écrit un excellent livre de l 'artillerie , & dei° Us Es feux d’artifice, tant pour la guerre que pourJ? Paix. Joachim Brechtelius en a aussi fort bien écrit.

n y trouve une remarque singulière, qui est, que lesanciens Allemands faifoient faire serment à tous ceuxh Ul s'adonnoient à l’art pyrotechnique, qu ils ne conf-truitoient aucuns globes empoisonnés ; qu’ils ne ca-peroient point de feux clandestins en aucuns lieuxsscrets ; qu’ils ne tireroient point de canon de nuit ;stn’ils ne prépareroient jamais aucuns feux artificiels ,autans 8c voltigeans, & qu’ils ne s'en ferviroient pointP°ur la mine & destruction des hommes. Les Persans’Ao iy 18 ) ne vouloient avoir ni infanterie ni artìlle-rlans leurs armées, parce que cela les empcchoite charger l’ennemi & de faire retraite avec agilité ,e n quoi ils faifoient consister toute la science de laAlerte. Wicq. Amb. de Figu. M. Catharinot a faitUn petit Traité à’artillerie rempli de quantité de cho-es agréables 8c curieuses, & de plusieurs noms d’an-Ciennnes pieces de canon; comme lTndien de Lisbonne,la Diablesse de Rotouc, le Trictrac de Rome, &c. Il'y apprend à qui les différentes pièces $ artillerie doi-v ent leur nom & leur invention ; nous en parleronsc» leur lieu. C’est dans le XV e siècle, pendant la guerreRue les Vénitiens eurent avec les Florentins, sousLau-l ' e nt deMédicis, fils de Pierre, que l’invention de faireuuler l 'artillerie en pleine campagne, fut trouvée par leGeneral Vénitien.

flénage dérive ce mot du vieux françois artiller,HUi signifie, rendre fort par art, & garnir d'outils 8cuistrumens de guerre. Le mot d 'artiller vient de art,uu invention, parce que ars chez les Latins signifient^machine.

Quappeloitauffi, artillerie, les machines de guerrea uciennes, comme catapultes , béliers , dards, man-§°»naux , G’c. comme on voit dans Froissait & autresMeux Historiens. Du Lange cite le Roman de Guil-la “uie Guyart de l’an 1304,011 l’on voit que IV-Wlerie étoit le charroi chargé de carreaux d’arbalétes,^ âurds, de lances, de targes, de harnois, pour enonner a ceux qui n’en avoient point ; & alors ar-1 er fgnifioit, armer un soldat, lui fournir des ar-

au^ RTlLI ' ERlE 5 ^" e P^'cnd auílì pour ce qu’on appelleav 1Clllent Pyrotechnie , ou Y art des feux d’artifices ,Pres^ i? Us ^ es ìustrumens & l’appareil qui lui font pro-F 1 ‘ tNcrc.

Cro - e • ssipebrock, Acl. Saticl. April. T.I.p • IS9' P-noi C ' Uc ce mot vient du nom que les François doli-cs • Cllc a la baliste, qui étoit une des principales ma-Cu ^ es de guerre, & qu’ils appeloient arc-à-tirer, ar-pc c J r f^ l ^ s -> Parce qu’elle se conduisoit sur une es-Veri c ^ aiaot - Il veut que de-là se soit fait arcii-on C l Ue 1 usage a adouci, 8c dont il a fait artellerie,^ Plutôt artillerie.

le csi ? 1 - an d-Maîtrc de l’ artillerie, est le premier &dV V/ ^ CS Officier? de Y artillerie. On dit, Officiertìlily ri< r J Commissaire & artillerie, Lieutenant dV-J ffus l’article ; mais on ne dit point Grand-le $ artillerie i U faut toujours dire, Grand-Maî-

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tte de Y artillerie ; parce que le génitif indéfini, oufans article, marque partage & division ; & le génitifdéfini, on avec 1 article, marque généralité, totalité;& le Grand-Maifre de Yartillerie a la surintendancegénéralement dans tous les Arsenaux, dans toutes lesplaces & armées du royaume, fur tous les Officiersd 'artillerie. Le Grand-Maître àz Y artillerie n’apris cenom que depuis 1 ulage des armes à leu. 11 se nommoitautrefois le Grand-Maître des Arbalétriers. VoyezArbalétrier. On le nommoit auffi, Grand-Maîtredes Machines, Magfier machinarum & machinato-rum exercituum , Sc il avoir fous lui des Officiers nom-més Magifiri ingeniorum, que nous pouvons appelerIngénieurs. Foyet' M. le Pref. Valbonnet, FUJI. deDaup.p.j-y.

fC? La charge de Grand-Maître de Yartillerie fut sup-primée en 17JJ, & réunie au bureau de la guerre.

Les Officiers de Yartillerie feus le Grand-Maitre deYartillerie, íont, i°,les Lieutenans-Généraux de IV-tillerie qui commandent en 1 absence du Grand-Maî-tre, & représentent ía personne dans tous les comman-demens ; 2 0 , les Trésoriers d artillerie , qui distribuentl’argent pour toute la dépense qui se fait, pour la payedes Officiers ; pour les frais des fontes, poudres 8c au-tres choses appartenantes a Yartillerie-, 3 0 , les Commis-saires c Yartillerie qui ont le foin de la fonte des pièces ,de les faire éprouver, & que tous les magasins soientgarnis de tout ce qui est nécesiaire pour la conduitedes canons: souvent ils ont le soin de pointer les pie-ces, lorsqu’elles font en batterie; 4 0 , les Sergens-Majorsd 1 artillerie, autrement Conducteurs, qui ont le loinde faire préparer les chemins, & d’avoir les choses né-cessaires pour la conduite des pièces ; y°, les Ingénieursqui ont celui de faire faire les ponts fur les riviè.es, 8cde tracer les batteries & autres ouvrages que l’on taitd’ordinaire dans les sièges; 6°, les Connétables qui ontl’ordre, au défaut des Ingénieurs, de tracer les batte-ries 8c fournir les canoniers de poudre, balles, lanter-nes, & généralement de tout ce qui est nécessaire pourcharger l’ artillerie; 7 0 , les Capitaines ou gardes des ma-gasins , qui tiennent registre de toutes L s munitionsqu’ils reçoivent & qu’ils tirent de leurs magasins; S°, lesGentilshommes d ’artillerie qui ont la charge de garderles pièces, & d’empêcher qu’elles ne soient gâtées: ilshâtent les canoniers, pour faire tirer les coups suivantla diligence requise ; fi, les Canoniers qui mettent lefeu, & chargent Yartillerie ; 1 o°, les V alets d ’artillerie 3qui apportent & préparent tout ce qu’il faut pour char-ger Yartillerie 8c faire leur plate-forme; ii°, les Mi-neurs, qui ont un Commandant qui s’appelle Capitainedes Mineurs , qui leur donne la façon de faire toutes sor-tes de fourneaux, & de bien conduire les mines; 12°,lesIngénieurs qui charment les bombes, grenades, pots àfeu ; 13 0 , les Pétardiers, qui chargent les pétards, 8cqui les appliquent aux portes pour les rompre & don-ner passage ; 1 fi, les Pionniers, qui remplissent les che-mins & fortifient les batteries d’un fossé. Quantau restedes Officiers d ’artillerie , ce fondes Aumôniers, le Pré-vôt & le Chirurgi en. De la Fontaine.

§GP Artillerie, se prend quelquefois pour le corps desOfficiers qui servent à Yartillerie. Toute Yartillerie seplaignoit. Être de Yartillerie, dans Yartillerie. Notreartillerie souffrit beaucoup dans telle occasion.

Artillerie, f. f. On appelle un canon une pièce à’artil-lerie. On battit la place avec cent pièces & artillerie*Acad. Fr. t

Artillerie, f. f. Royal -artillerie est le nom d un régi-ment François. Ç’est ce régiment a qui est confie 1 ar-tillerie ; il est actuellement de cinq bataillons, compo-sés de soldats tous fantassins, canoniers, bombardiers,

; travailleurs, ouvriers en fer, en pierre 8c en bois. Cha-: que bataillon est de huit compagnies de cent hommes

chacune. C’est le premier régiment qu’on ait armé debayonettes outre l’épée. Le régiment des Bombardierslui a été incorporé.

ARTILLEUR,ou NETTOYEUR D’ARMES. f. m. Un

seul particulier a le titre d 'artilleur 8c de nettoyeurd’armes. Il a été établi dans le duché d’Orléans.Le Grand-Maître le nomme ay Roi, qui lui donne des provisions.

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