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Tome premier. [A - BOU.]
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des anciens Atrebates 3 dont 1 c nom a formé celui à’Ar-tois. L’^rroij fut séparé de la couronne par C harles le■Chauve, qui le donna pour dot à ía fille Judith,ma-riée à Baudouin, Comte de Flandre. 11 y fut réuni pare mariage de Philippe Auguste avec isabelle de Hai-naut, fille de Baudouin VI. Ce fut alors que VArtoisut érigé en Comté, & le Roi en fit le Prince Louisun fils le premier Comte. P. Dan. Par ía paix desPy-renees, Y Artois fut cédé aux François, à la réserve desvilles d 1 Aire & de S. Orner, que la France prit ensuite,

» rvlfl 111 Ifú surent cédées par la paix de Nimégue.TOLATRE. f. m. 3 c t. Adorateur du pain. Si l’O-nent avoir toujours cru que l’invocation postérieureaux paroles de Jésus-Christ est eílentielle à la formej ^Eucharistie, au jugement de cette grande Eglise,es Latins seroientdes idolâtres ou des artolátres , puií-Siu ils adorent immédiatement après la prononciation4 , es paroles de Jésus-Christ. Mém. de Trév. DeipTlí’ panis j Sc Aalpfum, religiosè co/o.

1 OLÎTH 08 . f. m. Pierre creuse de la nature de l’é-a P», imitant un pain rond, d’cù lui vient son nom.'sOiVíAGAN. lie dc l’Océan oriental, qu’on-appelle -^Ullì Oramagan. Artomagana , Gramagana. C "est unedes îles des Larrons, par laquelle les Espagnols pren-nent leur route quand ils vont du Mexique aux Phi-nppines. Elle est presque au milieu de toutes les autres

Afim Eanons-

BTOMELI. f. m. Cataplasme fait avec du pain 3 c du. nnel. D’«^°r, pain., 3 c /AiA,, miel.

RTONE. Abbaye de France. Artona. Elle est dans le, j^htoire de Duxo, au pays d Auribat, en Gai cogne.■TONGATE. í. £ Nom de femme , Eartongota ,£ortongoda . Ertongote, que nous appelons vuïgaire-ntent Sainte Artongate 3 étoit fille du pieux Erconrbert^ Roi de Kent. Bailc.

ARTONNE. Petite ville de France, dans la baiseAuvergne, sur la rivière de Morges.

RTOTYMTE. í. m. & f. Artotyrite. Nom de secte.Les Artotyrites étoient une branche des Montanistes , iqui parut au II íiecle, 3 c infecta sur tout la Galatie.Les Artotyrites se servoient pour PEucharistie de painou de fromage, cu peut-être de pain mêlé & pétri avecdu fromage. Leur raison étoit, que les premiers hom-mes avoient offert à Dieu, non-seulement des fruits dela terre, mais auffi de ceux de leurs brebis. C’est de-là,e lon la remarque de S. Augustin, que leur vint leurnom , qui est grec, & composé d’«p™ , pain 3 & de> fromage. Voyez S. Epiphane, hér. 48 3 sç. S.a-C u S- hér. jç. Baron, à lan 173.

Ap ARTRE. Ciseau. Voye ^ Martin-pêcheur.ERODIE. s. f. Amodia. Terme d'Anatomie. C’estnne espèce d’articulation d’os dans laquelle une cavitélu perficielle reçoit une tête plate. L’articulation de lalèle de f os du bras avec la cavité de Pomoplate s’ap-crcro ^ l£ .

1 R f'; N. £ m. Terme d’Anatomie, c'est une jonctionnaturelle d’os , dans laquelle les bouts des deux os® e nt« touchent. Il y en a deux espèces, la diarthrose* a synarthrose.

Le mot & le précédent viennent du grec a pfy»«, at-i ainsi il seroit mieux d’écrire Arthron &c Ai thro-Le j mais 1 usage prévaut, 3 c nos Anatomistes 1 ecrivent

ARTnìí! c on fait ici. .

nar 0SE > ou plutôt ARTHROSE, i. f. Terme d A-y 0i nie, quiestgrec, il signifie, articulation.

ARTtk mot ’ . .

- '\s- m. Noin d’homme. Il y a eu un Roi Anus

c 1 a tégné en Angleterre. Il étoit brave 3 c vaillant: il. tne clans une bataille par les Saxons. C’est le Roiç) tu f Rni a établi les Chevaliers de la table ronde.

. o£ ^Zues-nns disent ARTUR, & d’autres ARTHUS,

Ar t ar thur.

C^rs ^ 1Tl ' Lî°m d’une île. Arturii infula , Arturias.ARt^rca 16 des Sorlingues, situées au midi de Flrlande.

, ^BOURg. Bourg de Bavière, en Allemagne. Art\-H eR fut b Danube au-deísous d’Ingolstad.A RT7m Une Abbaye.

MrC' 1 . R L. f. m. Nom que les Grecs donnent au

Pre m ;

ler carême des Arméniens, qui est de cinq jours,

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8c que les Arméniens appellent Surpe fœkìjì-hax . Art-fiburus j Jejunum dierum quinque apud Armenios .Les Arméniens appellent ce carême le jeune de S, Ser-gius , ou des Ninivites , ou de Jonas. Le nom íYArt-fbure est une pure calomnie , que les Grecs qui fontennemis irréconciliables des Arméniens, ont inventée.U n’y a que les Evêques, les Prêtres 3 c les Religieuxqui sachent la signification de ce mot d ’Artfibure j lepeuple 11e sauroit ce qu’on lui voudroit dire, si 011 luiparloir du carême à’Art f bure. Ce mot à’Art f bure si-gnifie Précurseur , ou Avant-coureur 3 qui annonce unechoie prête à arriver. Les Grecs prétendent que c’étoitle nom du chien de Hierélìarque Sergius, dont les Ar-méniens ent été les disciples, & que ce chien fut ainsinommé, parce qu il avoit accoutumé de courir devantcet hérésiarque , & avertis!oit par ce moyen que sonmaître étoit proche, afin qu’on le vînt recevoir. Cechien se perdit un jour dans un bois, & Sergius s’étantmis en chemin le lendemain à son ordinaire pour allerau lieu où il lavoir envoyé, il fut surpris de ce quepersonne ne venoit au-devant de lui ; mais sachantqu’ Ârrfbure n étoit point venu, il se douta que quel-que loup l’avoit mangé dans le bois, cc qui se trouvavrai. L affliction qu’il en eut fut si grande, à ce queprétendent les Grecs, qu’il ordonna un jeûne général,quiíe devoir renouveler tous les ans durant route une semai-ne. Les Arméniens ne regardent cette fable que commeune imposture inventée par les Grecs, à cause qu’ilsobservent ce jeûne en mémoire de Saint Sergius mar-tyr, qui étoit Grec, 3 c que les Grecs ne veulent pointreconnoître pour tel, disant qu’un Grec qui s’étoit misau service des Arméniens, ne pouvoir pas être saint,ni avoir remporté la couronne du martyre, & qu’ainsiils n’ont inventé la sable du chien de 1 hérésiarque Ser-gius , que pour rendre ce jeûne odieux. P. HÉlyot ,T. I. p. 100&101. Voyez le Typique des Grecs, leGlossaire de Meuríius, J. Gasp. Suicer. dans son Tré-sor Ecclésiastique, & L. Allatius. De Dominicis &Hebdomadibus Grucorum 3 Seci. 8.

A R U.

ARU. Petite rivière du comté de SuíTex, en Angleterre.Elle passe à Arundel, qui en a pris son nom, & va en-suite fe jeter dans la mer de Bretagne.

Aru. Ville de l’ile de Sumatra. A rus , Arum. Elle est furle détroit de Malaca , vis-à-vis la ville de ce nom. Aru.donne son nom à un royaume dont elle est capitale, 8cà quelques petites îles voisines.

Il y a encore une ile d 'Aru parmi les Moluques, dansl’Océan Indien. Elle est au midi de la Terre des Ta-pons. Elle donne son nom aux îles d 'Aru 3 qui sont depetites iles autour de celle-ci.

ARVA, ARAVA, ARWA, ARGWA. Petite ville de lahaute Hongrie. Arva 3 Arava. Elle est fur une monta-gne au pied du mont Krapacz. C’est la capitale dtlcomté á’Arva , petite province qui a le comté de Trans-chin au couchant, celui de Lipeícau levant, au midile W an, qui la separe du comte de Tutosc, comme lesmonts Krapacz la séparent de la Pologne du côté dunord. Il est presque tout dans les montagnes.

ARVALE, f. m. Arvalis. Celui qui faisoit autrefois àRome les sacrifices Amharvales qui s’offroient à Bac-chus & à Cérès pour la prospérité des biens de la terre;c’est-à-dire, des blés 3 c des vignes. Les Arvales étoientdouze, tous gens des plus distingués de Rome, 3 c s ap-peloient Frères Arvales , en latin Fratres Arvales , oulc Collège des Frères Arvales , en latin, CollegiumFratrum Arvalium. Ils furent institués par Romulus ,qui sc mit lui-même du nombre. La marque de leutdignité étoit une couronne d’épis, liee d un rubanblanc. Ce fut là, scion Pline, Liv, 18 3 eh. 2 3 lh pre-mière couronne en usage à Rome. On dit que les bor-nes des champs étoient auffi de leur ressort; maisTur-nébe n’en convient pas. Adv. L. XXI. C. r. Le nomArvale est latin , dérivé de Aivum , qui signifie unChamp. Pline les appelle Arvorum Sacerdotes 3 Prêtresdes Champs. Fulgence, dans son Livre, De prisco Ser~mone , explique plus distinctement l’origine de ces