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Tome premier. [A - BOU.]
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fes modifier également tous. Puis donc que c’est là la |Notion , la nature, l’elíence , l’emploi des consonnes,n s ensuit que toutes les aspirées íont de véritables con-°nnes. Qu on les exprime comme l’on voudra, ou bienconnu o nous l 'h , ainsi que sont les Orientaux touteseurs aspirations 3 c’est-à-dire , par des caractères quiÇntrent dans le corps du mot écrit > ou bien commees Grecs font quelques-unes, par un signe d ’aspira-tl0n , que l’on mette fur la voyelle ; il n’importe , &cela ne change rien à la nature & au fond de la ch'o-E 'aspiration n’est pas moins une consonne dansK, f“ , que dans x a, f“, dans ê» que dans X-G, dans óAn ,ta e tans Xoa» ó’c. ainsi des autres.

, 3“. Une seconde railon pour prouver que ce sontes consonnes, c’est que les langues orientales qui n’ex-Punioient point les voyelles, ont cependant toujoursex prinie les aspirations. U aspiration s’est changée fou-^ent en coníonne, & s’est exprimée par une consonne.

Nisi de tg on en fait sex 3 de lAa , septem 3 d’ ÎO ,Jp’tirnus 3 de , vesperus 3 d’éAp > super , d’aAí,

' A' l ^ ta 7 ” >flrpe j d’ “Ê/í, a/î;*, sapin j d’«Toí , seve 3® e ‘f“, sero d’^Vïis, veslis 3 de 1 hébreu pi &Puis vin , d’, vomo 3 & .ainsi d’une infinité d’autres.

4 • Mais fans sortir de la même langue, Hésiode danslc bouclier d’Hercule,v. zoa a dit u'svi pour ©«pav»,Nc mettant point de différence entre un © ou un eíprita pte. Tout cela montre évidemment que les afpira-n °ns sont de vraies consonnes, & que l'on a tort deta prendre dans les langues orientales les lettres K , n,^,-2- pour des voyelles, ou de dire que la nôtre l’/rn est point une lettre.

spiration, se dit figurément en Morale, & signifie,désir de parvenir à quelque fin , mais il n’est d’usagetac dans les matières de dévotion & de piété. Il si-gnifie 1 élévation, l’élancement de i’ame fidèle à Dieu;Un mouvement intérieur poussé^u ciel avec véhémen-ce , une comte & fervente prière qui part du fonddu cœur. Brèves & ardentes ad Deum précis. Vaspiration au ciel est un commencement de béatitude.Tout le: temps de letude se paíloit en aspirations dé-votes. Bouch.

ASPIRER. V. a. Attirer l air par la bouche. Respirare.Ce mot, qui n’est d’usage que dans la Physique , estopposé à expirer.

s Jure r , fo dit aulsi en Grammaire, pour marquer uneHa*c foononciation. Vocalem spiritu aspero efferre.

françoise se doit prononcer en aspirant en certainsUots seulement ; & alors elle tient lieu de consonne.Ç S Grecs marquoient les voyelles qui se doivent as-

P^ lrer P ai -' des esprits âpres.

Pir - er , se dit aulsi en Morale , & signifie , prétendrea stuelque charge, dignité, ou autre chose qu’on re-garde comme bonne & souhaitable. Aspirare , con-tendere ad 3 &c. fs? Aspirer à la béatitude éternelle.Aspirer aux honneurs , aux richesses , à un emploi.e n aspire qu à vous plaire.

C

Co*

e fi au repos d 3 esprit qu il nous saut aspirer. Bon.

V C Corneille en parlant d’Auguste qui veut renonceraiEl tipire, dit:

monté sur le faîte 3 il aspire à descendre.

R- • , .. y r

Cn s Cllle admiroit ce vers, & le faisoit admirer a les

pj 0 j n$ ‘ E u effet ce mot aspirer qui d’ordiuaire s’em-

on 1 aV ^ C ^élever 3 devient une beauté frappante quand

AsPiRg ^oiut à descendre. Volt.

O n Ce verbe est aulsi actif en termes de Doreur.

sots: 1C 3 st Ue l’or-couleur aspire l’or; pour dire, qu’il

tancV ° U P Elc< ta clti’il le retient. Il se dit pareille-

âctrein CC ta’ on appelle l’aísiette dans la dorure en

corn* 1 i en Maçonnerie, qu’il y a des pierres dures,tae & r 2 Sla ’ s - ta* ne E °nt pas propres à bien pren-le mortier; pour dire, que le mortier n’en§3» çy tas fair e une forte liaison.

de J E tans ce sens que le P. le Comte en parlanta porcelaine de la Chine, dit qu’il n’a vu aucun

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vase de porcelaine dont le rouge sût bien vif. Çe n’estpas, dit-il, que les Chinois n’en aient de beau ; maipeut-être que cette couleur se ternit sur la matière ,qui en aspire les parties les plus subtiles & les plus.colorées ; pour dire qu’elle les attire & qu’elle s’en pé-nètre.

ASPIRÉ, ÉE. part.

|CT ASPLE. f. m. Dans les Manufactures en soie ondonne ce nom à un tambour semblable à celui d’undévidoir, sur lequel le fil ou la foie forment des éche-vaux, en se dévidant de dessus les bobines.fur ce tam-bour. Encyc.

ASPRA. Ville de l’Etat de l’Eglise, en Italie. Aspra 3 an-ciennement Cusperia , ou Cusperula , ville des Sabins.Aspra est dans la Terre Sabine, fur l’Aja , entre Ti-voli & Terni.

ASPRE. Voye y 'Apre.

AlSPRE. f. m. C’est une petite monnoie de Turquie ,dont on paye les Janiílaires. Il en faut y o pour enfaire un écu de France. Busbek, & Leunclavius, dansses Pandectes de Turquie, en ont parlé amplement.Voyei aulsi Ricaud , de l’ Empire Ottoman. La plu-part des revenus du Grand-Seigneur se reçoivent en as-pres j qui íont de petites pièces d’argent, qui valentenviron 8 deniers,& qui n’ont d’autre empreinte que lenom du Prince qui les a faitsiatrre ; & parce qu’il s’entrouve grand nombre de fitux, il y a de grandes poê-les, clans lesquelles on les remue long temps fur lefeu pour les éprouver. Voyage du Lev. par D. C. Sul-tan Osman vit un jour un arbre qui lui sembla avoirla forme de l’un de leurs Dervis ; il lui aisigna un as-pre de paye tous les jours par aumône, & choisit unnomme pour recevoir 1 ’aspre , qui a le soin de l’ar-roser, & de le cultiver pour son argent. Id. La payedes Janissaires est de douze à quinze aspres par jour.Id. De la Boulaye le Gouz le nomme aspre 3 ou ac-chia , & dit qu’il vaut quatre mangoures. Nicolaï ,dans ses Pérégrinations Orientales 3 Liv. III. ch. 4 .l’estime 10 deniers tournois.

Aspre a été aulsi une monnoie du temps de Justinien.Les Anciens ont appelle aulsi monnoie aspre 3 cellequi étoit nouvelle , & qui n’étoit pas encore uséepar le frai, & manîment. Nummus asper. Les Grecsmodernes ont appelé aspre , la monnoie blanche. DuCange , & Scaliger , De Re nummaria 3 pag. y 8 .

ASPREMENT. Voyei Âprement.

tsT ASPRES. Petite ville de France , au haut Dauphi ?né, dans le Gapençois, à sept lieues de Sisteron.

ASPRESLE. Voye-q ÂprÊle.

ASPRELLE. f. m. Asprella. On dit aulsi, prêle ou queuede cheval. C’est le nom que Blancard donne à ì equi-setum majus j à cause de sa rudesie, qui fait que l’ons’en sert pour polir les tables & les buffets.

ASPRESSE. f. f. Vieux mot. Âpreté.

ASPRETE. Voye ir Apreté.

ASPRI, ou ASPRO. Voye% Aspropotamo.

ASPROPITI. Ville de la Livadie , en Grèce - Chalcos.Elle est fur le golfe de Lépante, plus orientale que la.ville de Lépante.

ASPROPOTAMO. Riviere qu’on nomme autrement Aí-pri, Aspro , Pachicolme , Géromlea & Carochi. As-per fluvius , anciennement archelaus. Elle est dans laTurquie en Europe. Elle a fa source vers les confinsde laThesialie, au pied du mont Pinde, l’un de ceuxqu’on appelle aujourd’hui Mezzovo; traverse une par-tie de 1’ Epire & de la Livadie, & se jette dans le golfede Patras , à la ville de Dragumestro.

A S S.

ASSA. f. f. II y a fous ce nom deux espèces de succoncret. IJajJd ducis ( les Vocabulistes disent affsadu-lis ) ou assa odorata. C’est le Benjoin, qu’on appelleaulsi succens cyrenaicus. Voyez Benjoin : & 1 ’aflafoetida 3 ainsi nommé à cause de sa puanteur. Voyezce mot.

ASSABIN. f. m. Dieu des Ethiopiens. Affsabinus. Plinedit, /. 12 3 c.-iq que selon quelques-uns, c’étoit Ju-piter. Le cinnamome lui étoit consacré ; & pour obte-