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ï' Lr dç mille terreurs paniques. Les Saints dans le désert®nt été ajjaillís de plusieurs violentes tentations. Lesuouleius & les infirmités viennent de tous côtés assairttr les vieillards. Tous les créanciers de ce pauvre hom-
111 c font venus assaillir en même-temps, & ì’ont
. ruiné.
H est à propros d’éviter de se servir de ce verbe ,d°nt la conjugaison n’est peut-être pas bien décidéedans tous ses temps, & dont l’oreillc est presque tou-jours choquée excepté à l’infinitif, & au participe.
. sslj IE.part. Oppugnatus 3 appetitus. Au figure,fi Dieu dans forage dont nous tommes assaillis 3sel°jg ne de nous, tout rebute, &c. Bourdaloue,
p. 3p4.
.ABONNEMENT, f. m. Manière de préparer lesVj; mdes pour les rendre agréables au goût. Conditio ,C - 9 n dìmentum , conditura. La bonté d’un jambon, d’une^ rrcaísée,, dépend de ï’assaisonnement.
SA ' s .° n n ement , se dit aussi des ingrédiens qui serventa daison ner les mets pour les rendre plus agréablesgouc. Le sel, le poivre, les champignons, font lesa dlssonnemens ordinaires. Il faut de l’art pour bienménager les assaisonnemens.
raisonnement , sedit figurément de la manière agréa-nte qui accompagne ce qu 011 dit, ou ce qu’on fait. L ’as-J a sonnement dndiCcoms. Ablanc. La louange demandeUn certain assaisonnement qui empêche qu’elle ne passef 011 1 une pure flatterie. L’affection d’un ami est una sf a sonnanent de la prospérité, qui la rend plus pi-fluante, & plus sensible. On est si avide de louanges,on les reçoit fans tous les assaisonnemens quellesCroient avoir. Font en- Le mystère est 1 ’asfaisonne-m znt des plaisirs de l’amour. Vill. La médisance a été detout temps, & encore plus que jamais 1 'assaisonne-ment des conversations; tout languit fans elle, & riensie pique. Bourdal. Exh. II 3 p. 31.
Dans se s moeurs quelle politesse?
Quels tours 3 quelle délicatesse 3N’ éclataient point dansses discours ?
Ce sel tant vanté de la GrèceEnfaisoit /'assaisonnement ;
Et malgré la froide vieillesse 3
Son esprit léger & charmant
Eut de la brillante jeunesse
Tout l éclat S tout l’ enjouement. !
RAISONNER, v. a.^fìcr Donner aux viandes, auxgréd’ UnC certaine préparation par le .mélange des in-pour les rendre plus agréables au goût. Con-^ e ' Çe Cuisinier fait fort bien assaisonner les vian-1 e ?'.f appétit assaisonne mieux les mets, que le plusA A :), e cuisinier. S. Evr.
^ Is okner 5 se dit figurément des manières agréables,“miêtes, douces, Sc. dont on accompagne ce qu’on ditp e ,^ e flu’on fait. Ce Prince fut assa sonneries discours,Estons, s es bienfaits d’une telle grâce, qu’il gagne' fus C r rs de tout le monde. Savoir assasonner les re-q u : , e tant de modestie, que, <S’c. La plupart de ceuxÇ’inent des louanges,les assaisonnent fi mal qu elleshj e ro d ent rebuter les personnes tant soit peu raisonna-0Uv : ( ElL - ses Anciens sc piquoient d’asasonnerìtmsfi v R ag A S de ce fi el attique, qui étoit d’un goût exquis. S.les à fr ^Hophane savoir rendre les leçons agréables, enc °nseil n y nn s nt de plaisanteries. Le Févre. Un bonCu . Coj ; donné à un ami, doit être assaisonné de toute laM. s c Pection qui le peut faire recevoir íans dégoût,par (j 00, fies bienfaits mêmes veulent être assaisonnésle stis CS ^mrières obligeantes. Il faut assaisonner unsonn 0 ] ; ^ laite goûter peu à peu. Amel. Il assai-Boviî ^ CS réprimandes de termes doux & honnêtes.
en dettons 3 en nouveautés 3 fertile 3assaisonner le plaisant & l’ utile.
Boil.
£ e spritsait grand plaisr 3 je n en disconviens pas 3J-Jï dans nos discours nous cherchons des appas }Tomel.
\ a satyre ,òai * seule
A S S
Ìl saut que l’esprit en ordonne ;
Mais j’enfais toujours peu de cas ,
Si le bon sens ne /’alsailonne. Des Houe.
Molière dit en style de précieuse, je veux que Fespritassaisonne la bravoure.
ASSAISONNÉ, LE. part. & adj. Conditus. Il a les signifi-cations de Ion verbe dans le propre & dans le figuré,
ASSAK 1 . f. f. Terme de Relation. C’est le titre 411eprend la Sultane favorite, ou première maîtresse du.Sultan.
ASSANCALÉE. Ville d’Arménie , fur le bord de1 ' Araxe , à une petite journée d’Erzeron, où font desbains chauds fort fréquentés.
ssT ASSANCHIUF. Voye3 Assenchiuf.
ASSAPANICK. f. m. Petit animal de la Virginie. Ondit qu’il vole en étendant ses jambes & fa peau, com-me pour en former des ailes. Les Anglois rappellentEcureuil volant.
ASSARA BACCARA , ou ASSAROUN. Nom d’uneplante que Pline tk Dioícoride appellent Nard sau-vage. Nous la connoillons fous le nom d'Asarum. Avi-cenne, au second livre de son canon, dit qu’on apportecette plante de la Chine ; que sa racine ressemble àcelle du gramen, ou chiendent 5 mais qu’elle a de l’o-deur, & pique la langue quand on la goûte ; que les fleursqu’elle porte au pied de ía tige, font dérouleur depourpre, & semblables à celles du bunge, ou jusquia-me. On appelle communément cette plante dans lesboutiques, Assara Baccara 3 à cause de quelque res-semblance qu’elle a avec celle qui.porte le nom de Bac-charis. D’Herb.
ASSARDRE. v. a. Vieux mot. Assaillir. On trouve assar-roient 3 pour alîailliroient, dc osais 3 peur allants.
ASSARON. i. m. Mcíure creuse des Hébreux, dans la*quelle ils cueilloient la manne. On l’appelle autrementGemor 3 6c c’est la dixième partie de ì’Epha ; c’est cequi est même exprimé par le mot Assaron , qui signifiedixième. Dieu avoir fixé à chacun des Israélites nn as-saron de manne par tête. Exod. XVI 3 1 6.
ASSAS-BASS 1 . f. m. Terme de Relation. C’est l’un desCapitaines des Baillis des Janiflaires, qui marchent àcôté du cheval du Grand-Seigneur, lorsqu’ilvaà quel-que cérémonie publique. A. D. S. M.
ASSASINIEN, ENNE. f. m. & í.Assasinïus. C’est ainsiqu’on appelle souvent ce peuple dont nous allons par-ler au mot Assassin. Les Assasimens poísédoienr dixou douze villes autour de Tyr. Ils élisoient leur Roi,qu’ils appeloientle Vieux 3 ou l ’Ancien de la Monta-gne. L’an 1 i 13 -ils assassinèrent Louis de Bavière. Ilsétoient Mahométans, & ils payoient quelque tributaux Templiers. Les sauteurs des Asfasiniens furent con-damnés au concile de Lyon ; & fous Innocent IV, en12.74, les Tartares les vainquirent, & firent mourir leVieux de la Montagne en 12 J7, & depuis, cette fac-tion s’est si fort dissipée, qu’il n’en reste plus de trace.Mat y , Hoffman. Voyetj Guillaume de Tyr, Liv.XX 3 His. Orient, chap. 31 & J2 . Spondà l’an deJÉsus-Christ , 1231 & i2j- 7 . Quelques-uns croientque ce mot est une corruption de celui d’Arsacides,d’auttes que c’est un mot originairement Arabe, commenous le disons au met Assassin.
ASSASSIN, f. m. Homme qui tue un autre avec avantage,soit par le nombre de gens qui l’aceompagnent, soitpar l’inégalité des armes, loir parla situation du heu,ou en trahison. Meurtrier de guer-à-pens, de desseinformé, & en trahison. Sicarius 3 percussor. les assaf-fins sont indignes de jouir de basile des églises. Pasc.
Vengeons-nous 3 j’y consens 3 mais par d autreschemins ;
Soyons ses ennemis 3 & non ses aflaíuns. Rac.
Le nornfeuld .’assassin m’épouvante S m arrête. Id,
fCT M. Corneille a employé ce mot au féminin dansla Tragédie de Nicomede. Je ne ne fais si le me tasfassin pris comme substantif féminin, se peut dire; ii est
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