U assortiment est composé de toutes les couleurs em-ployées en Peinture.
Assortiment, se dit auffi chez les Marchands , de pin-ceurs marchandises qu il taur acheter, ou amalìer, pourfaire le fonds d une boutique, & pour avoir de quoicontenter ceux qui viendront acheter -Rerum multa-rum congeries. Ce marchand a mande à son facteur delui envoyer un assortiment ■ de brocards , de dentel-les , & autres marchandites. Les Libraires disentaulìì, un assortiment de livres, ou livres Rassorti-ment. Ces livres Rassortiment font ceux que les Li-braires tirent, soit des Libraires tant de Paris que desProvinces, soit des Pays étrangers, par échange, achat,ou autrement. Les livres de sortes font tout ce qu’ilsimpriment eux-mêmes en vertu de privilèges ou per-miísions.
Assortiment, se dit auffi parmi les Imprimeurs., detout ce qui convient à chaque corps de caractères;comme les grosses & petites capitales, la courante, &c.
'tsl' On le dit dans le même sens d’un certain nombre decaractères, íuffisant pour le travail ordinaire de l’itn-primerie.
ASSORTIR, v. a. On conjuge : Rassortis , tu assortis , ilassortit j nous asortisans „ vous assortisses , ils assor -tissent. A 1 imparfait, j ’ asortisoïs. Au prétérit, }’as-sortis , tu assortis j il asortit , nous assortîmes , vousassortîtes , ils assortirent _, & f ai assortis tu as assorti ,&c. Au futur, j’asortirai. Au subjonctif, que j’ assor-tisse , 3cc. A l'impératif, assortis , assortisses. Mettreenlemble plusieurs choses, de manière qu’elìesfecon-viennent. Adjicere qus.rei.conv entant. On m a pris unepartie de mon ameublement, je voudrois bien trouverde quoi l’ asortir. Cette étoffe est fort belle , il fautY assortir de quelque doublure qui lui convienne. Ásso r-tir diverses couleurs.
fL? Nous ne serons que joindre ici les deux exemplesque donnent les Vocabulistes pour l’explication duverbe asortir 3 fans nous permettre aucune de ces rail-leries amères quiíont si familières à ces Compilateurs.Voici ces deux exemples. La doublure Rassortit pasVétoffe de cet habit. Ce lit asortit bien cette tapisserie.Juí'qu’à présent on avoit dit, asortïr une étoffé avecune autre : assortir un lit avec une tapiflerie. Asortirdes couleurs, &c. Mais voici un langage tout nouveau.C'est une couleur qui asortit une autre couleur ; unedoublure qui assortit l’étofte d’un habit ; un lit qui as-sortit une tapisserie. L'Académie enrichira-t-elle sonDictionnaire de ces nouvelles façons de parler.
Assortir, fe dit figurément des personnes. Componere.Ce mariage est mal assorti ; c’est-à-dire, le mari & lafemme sont de condition inégale, ou d lui m c tu toutedifférente. Cet homme rieft point heureux à asortirles gens. U est auffi nécelíaire de bien asortir les gensdans un repas, que les couleurs en habillement. M.Scud. Lin vieillard qui épouse une jeune fille, s’exposea tous les malheurs du mariage : cet assemblage est tropmal asorti.
Assortir, fe dit auffi pour fournir de toutes les chosesqui conviennent , Sc principalement de toutes cellesqui regardent le trafic, la marchandise. Inflruere. Cemarchand a le soin Rassortir sa boutique, son magasinde routes sortes d étoffes. Vous pouvez aller chez untel, il a de quoi vous asortir.
Assortir, est auffi un terme de Chapelier. C’est met-tre la forme clans un chapeau en blanc. Asortir unchapeau.
fCP Assortir , terme de Plumaffier. C’est choisir lesplumes de même grandeur, & les assembler avec descouleurs convenables.
A? Assortir, terme de Haras. C’est donner à un Etalon. la jument qui lui convient le mieux.
Assortir, est auffi quelquefois neutre, & signifie con-venir, avoir du rapport. Convenire. Cette garniture as-softic bien, elles vous convient fort bien. Ces couleurs, n assortissent pas bien ensemble. Vous ne trouverez rienqui asortise à cela, ou avec cela. Il cherche un chevalcîe carrosse qui puisse assortir à ceux qu’il a.
ASSORTI, IE. part. tfT II a les significations du verbe.
A S S
Meubles asortis. Couleurs asorties. Marchand bien
as-
asorti.
Tous ces mots viennent du latin , sors ^ sort } con-dition j fortune.
AMORTISSANT, ANTE. adj.. Qui convient, quisortit bien. Une couleur asortìsantè à une autre.ASSOTER. v. a. Rendre sot, gouverner quelqu’un a' r ecempire. Infatuare. Cet homme est fort asoté de afemme. Un amour trop violent asote les plushab’. 'Ce mot est du plus bas style, & n’est même en id a D Cqu’au participe dans le discours familier. .
ASSOTL, ÉE. part. Rendu sot, entêté , infatué. Inj a ^
' tuatus. Jamais on ne vit père plus asote rie les enta n j”ASSOTO. Lieu situé près du village d’Olfea , dans eroyaume de Grenade, aux confins de celui de Muffss' On croit qu ’ Asoto est l’ancienne Aso , ville de N "pagne Tarragonoiíe.
sT ASSOUPIR, v. a. Causer une disposition procham eau sommeil. Procurer un état dans lequel les acú 01 ^volontaires du corps & de lame paroissent éteintes,ne font que suspendues. Sopire. Soporare. L’opiuM,le pavot asoupisent. Il y a des livres qui ont la P r0prière de l’opium, qui asoupisent.ifT Assoupir, signifie par extension, diminuer la vl °lence pour un temps. Un remède capable Rasouf. 11grandes douleurs. ,-j
fCF On dit du feu qui n’est pas tout-à-fait éteint, 1
n’est qu’i tsoupi. .
Assoupir, fe dit figurément pour empêcher l £clale progrès, les suites des procès, des querelles, des P. afions. Sedare , comprimere. Cette sédition paroiuoasoupie. La guerre n etoitpas éteinte, elle n’étoit qU îlfoupie. Il avoit un procès criminel, qu’il a eu l’adrrid’ assoupir. Son amour a été quelque temps as os smais il s’est réveillé. On eut ditquiis av oient 1 attdf/,soupir l’ardeur naturelle des Athéniens pour la bb elP '*Tourreil. Asoupir une querelle. A
fC? Assoupir , est auffi réciproque. Il signifie la n- e ‘choie que s’endormir. S’asoupir après le repas.ASSOUPI, IE. part. pals. Sopitus. ,
ASSOUPISSANT, ANTE. adj. Qui assoupit. SopofJ*Les fumées de la bière font encore plus asoupisc ntque celles du vin. .
ASSOUPISSEMENT, f. m. Terme de Médecine.Diminution de sentiment & de mouvement dans 1 3mal. Etat de l'animal dans lequel les actions vclo J,ttes de ion corps & de ion ame paroissent éteintes, 1 *font que suspendues. II est dans un grand c.soupís erner ‘ 'L ’asoupis ement des nerfs est leur engoiudilîern^'gICF ASSOUPISSEMENT , dans le sens figuré, défig lie ^négligence exceílìve, qui tient de la noncha.la nC£ ^_de l’indolence, pour ses devoirs, pour ses intetcts-dolentia y supor. Ce jeune homme ne s’occup e 111íes devoirs, ni de íes intérêts ; il est là deílus àasmasoupisement étrange. Sortir, revenir de son afj°pjsetnent. Il saut épouvanter le pécheur pour le ïCler de son asoupisement. P. Rap. j / re<
|C? ASSOUPLIR, v, a. Rendre souple. Flexilem
Asouplir un cuir, une étoffe. „ ,p
Assouplir. Terme de Manège. Fleclere ò inflecleFA 1 ^iem reddere. Rendre souple un cheval, lui -ps-
le cou, les épaules, les côtés, 8c autres parties du c p.à force de le manier, de le faire trotter 3c gal°P Ê ^_rêne de dedans du cavesson attachée courte a u P ^meau est très-utile pour assouplir les épau’es au ,
val. Newc. Il faut aider de la rêne de dehors P° lir
aêtaeW
jM ent
souplïrXes épaules. Id. Ce pli lui asouplit extre^*^,^le cou. Id. Asouplir & rendre léger est le so 11 ede toutes choies au manège. . j £ c a-
fff? Assouplir , se dit auffi au figuré. Asoups s çeractère de quelqu’un. Acad. Fr. Je ne croîs Pmot fort en usage, au moins dans le style nobASSOUPLI, IE. part. cticcjuc
ASSOUP DIR. v. a. Rendre sourd. Exsurdare. O n ell plssle bruit des cataractes du Nil asourdit ' eS fdes environs. Le bruit du canon asourdit■ r R
fL? Assourdir. Terme de Peinture. C’est d 1 *- 0 FP--lumière & les détails dans les demi-teintes. ss.ffZr Chez les Graveurs, asourdir les reflets, e