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Tome premier. [A - BOU.]
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5 8 S ÂTH

fourneau immobile Fait de brique ou de terre , qui aune cour au milieu, où l’on met le charbon, qui com-munique ia chaleur par des canaux ou ouvertures quiíont aux côtés du foyer, à plulieurs vai-lleaux voisins-bans lesquels on fait disterentes opérations en mêmetemps. On en volt plulieurs constructions & figures dansla Pharmacopée de Charas.

Ce mot vient des Arabes, qui appellent tanneron unfour. Les Grecs le nommoient qui lignifie, ne

donnant auennsoin. On l’a nomme auilì, Piger Hen-ricus, parce que quand on a empli la tour de char-■bon , il est assez long temps à fe consumer, & il n estpas nécessaire de renouveler l’aliment du feu. On lenomme encore fourneau Philosophique , ou fourneaudes Arcanes. D’autres le dérivent du vieux mot Fran-çois atta j qui íîgnifioit fournaise 3 Borelli. D’autresd’aS-tfvaV, immortel, parce que ce fourneau est le pluspropre à conserver le feu, dont on a besoin pour lesopérations de Chimie.

D’autres dilent que ce mot est originairement hé-breu YUii/, tanneur 3 un four , une fournaise.'De.-ìî'ûa.passé dans les autres langues, & sur-tout en arabe , ouíannour signifie un four, une fournaise, & avec l’ar-ticle^Xwhs, altannour , qui à cause du tesdit lambdalese prononce atthanour d"où s’est fait notre Athanor ,que les Chimistes ont pris apparemment des MédecinsArabes.

1ATHAR, ou ETHER. Ville de la Terre-Sainte, qui futôtée à la tribu de Juda, pour être donnée à celle de Si-méon. Atkar j Ether.

'ATHEE. f. m. & f. Qui nie la Divinité, qui ne croit pasen Dieu, ni en fa providence. Atheo s , Atheus. En gé-néral on est Athée quand on ne reconnoît point d’Ê’-tre supérieur à lanature, c'est-à-dire, aux hommes & auxerres sensibles du monde : ainfí Spinosa est un véritableAthée , quoiqu’il parle de Dieu dans tous ses ouvra-ges; & quelques Savans ont tort de l’appeler Déifiepuisqu’il ne reconnoît point d’autre Dieu que la natu-re , dont les hommes font partie, & qu’il n’y a pointd 'Athée qui nie l’existence du monde, & qui ne soitconvaincu de la sienne propre en particulier. On a ap-pelé Lucien Athée , quoiqu’il ne se soit moqué quedes faux Dieux.

Dans 1 antiquité païenne ce mot avoir un sens plusétendu que celui que nous lui donnons aujourd’hui ,& signinoit non-seulement celui qui ne croit point deDieu, mais encore celui qui croyant des Dieux, sou-tient qu’ils ne prennent aucun foin de nous„& nie laProvidence. C’est pour cela que Evémerus, Diogène lePhrygien , Hippon , Diagoras , Soíìas & Epicure ontété compté parmi les Athées. Voyez AElien.

Platon distinguos trois espèces d’ Athées. Les unsqui nioient absolument qu’il y eût des Dieux : les au-tres qui, convenant de l’existence des Dieux, soute-noient qu’ils ne se mêloient point des affaires humai-nes : & les autres qui reconnoissoient aullî des Dieux,mais qui s’imaginoient qu’on les ap ai soi t aisémentpar des prières , & qu’on étoit quitte des plus grandscrimes pour quelques supplications.

Quelques-uns prétendent que le vulgaire dans l’An-tiquité appeloit Athées , ceux qui n’adoroient que leDieu supreme , & non point ceux qui ne reconnoissoientaucun Dieu. Il n’y avoir point, Félon eux, à'Athéesen ce sens.

On peut être Athée par le cœur ; mais on ne peutpas l’être par l’esprit. S. Evr. Spinosa , le héros desAthées , crut fe distinguer en devenant Athée de systè-me & de spéculation. Id. Il est inutile de raisonner con-tre ceux qui sont Athées par grossièreté ou par débau-che , parce qu’ils ne sentent point la force du raison-nement. Pas c. Les Athées les plus déterminés fontsemblant de respecter les Dieux, de peur de s’attirerl’horreur des peuples, & le châtiment des lois. S. Evr.La superstition entretient & fortifie l’incrédulité desAthee s j & leur éloignement pour la Religion,

Taisetgvous , scélérat , tn écridi-jc irritée ;

Tout commerce est fini désormais entre nous ,•

ATH

T en aurois avec un Athée,

Mille fois plutôt qu avec vous. DeshouI-

Le mot Athée vient d’* privatif, & de D ieu ',Quelques Païens dans la primitive Eglise ont donnece nom aux Chrétiens, parce que leur Dieu n’est P°*un Dieu visible & sensible, comme les Idoles du I aganisme ; ou parce qu’ils ne reconnoissoient qu un >

& ils traitoient la Religion Chrétienne d’Athen 111Ainsi Julien, dans son Misopogon, dit aux Magiu ra ^d’Anticche : votre peuple me hait, parce que j’ al etT1brassé l’Athéisme. ,

§Cr On peut en général distinguer trois sortes A’Athee -Ceux qui nient l’existence de Dieu ; ceux qui nientprovidence ou quelques-uns de ses attributs ; enceux qui croient que l’existence de l’Etre suprême st eappuyée que fur des preuves insuffisantes. Les prerniet' sfont des ignorans , auxquels il faut apprendre a farusage de leurs lumières naturelles. Les seconds D 1 ]ordinairement des débauchés, qu’il faut faire reyende leurs égaremens pour les familiariser avec une mqui les fatigue. Les autres font des gens livrés a leupréjugés, qu’il faut éclairer pouffes en guérir. .Athée , est aulîì adjectif, & signifie, qui est Athée y ^est impie. Impius. Ce sentiment est' athée. Cette op 1nion est athée. . ,

ATLÌÉISME. f. f. Opinion des Athées , de ceux qui ^figurent ou qui détruisent entièrement l’idéed’uuLsuprême. Impietas Deum tollens 3 atheifinus • s ebertinage méne à Xathéisme. Les véritables 8avan-donnent point dans Y athéisme. Va théisme est P* ut0fur les lèvres que dans le cœur. Examinez ces bravde Y athéisme à la mort, & vous verrez le masque ^leur tombe du viíage. S. Evr. Vathéisme a étédroyé par des adversaires redoutables, qui en ont ravoir l’abfurdité par des argumens démonstratifs, ost £Spinosa est le premier qui ait réduit l ’athéisme f®tème, & qui en ait fait un corps de doctrine lié & Usu, selon les manières des Géomètres ; mais d’aihfson sentiment n’est pas nouveau. Baye. Si l’idoIaUest un crime, Y athéisme en est encore un plus g ran ’parce qu’il détruit ou rend inutiles toutes les verque l’idolâtrie laisse au moins subsister. „

Les causes de Y Athéisme font l’ignorance & ' a ^pidité, la débauche & la corruption des moeurs, ^spéculation & le faux raisonnement. Cela fait troR .pèces différentes d’Athées Voye ^ Clark, de l’£s ‘de Dieu 3 ch. I. Vathéisme est une extravagance,l’homme n’est point capable, à moins qu’il ne teD °t[ce à lui-même. Abadie. Les Grecs soutenoient qU e 11parmi les Barbares, c’est-à-dire , parmi tous l eS Y,-rpies différons des Grecs, n’étoit tombé dansme , nul ne doutoit s’il y avoit des Dieux, oU s j ^en avoit point, & s’ils fe mêloient des affaires àfbas monde, ou s’ils ne s’en mêloient pas. Voy c? ’

V u. Hift. L. II j ch. 3 J. On peut distinguer deu*tes d ’athéisme j l’un absolu, qui nie tout à-sai r 1 ..

tence de Dieu ; l’autre relatif, qui ne nie que l’k 01talité de l ame. ; S

ATHÉÏSTE. f. m. signifie la même chose ost athéece mot vieillit, & n’est plus en usage, quoique ‘ adouin de l’Académie Françoise s’en soit servi- } ^des athélstes si détestables, qu’ils tâchent d’av° udisciples. Baud.

ATHEMAT-DOULET. Voye\ ATAiuAnAUtov- ç j a

fcCPATHÈNE, a'íAh , les Grecs nommoientdéesse que les Latins appeloient Minerve. D e ' “que la capitale de l’Attique en prit le nom. J 3 nsATHÉNÉE, f m. Athen&um. Lieu public à ^ 0 ^ r s as-lequel les professeurs des Arts libéraux tenoient I e ofl _semblés, ou les Rhéteurs & les Poëtes lisoient le. 1 ’ r0 îcvrages, & oùl’ondéclamoitles pièces, commepar Capitolin, dans Pertinax , c. 11 ; & dans Go f ^ ar3 ■ par Lampridius dans Alexandre Sévère ,c. 3 l >$ j*Sidonius Apollinaris , L. II. ep. p. L- ^' £S lieuV.IX. ep. /^.11 paroîc par ce dernier Auteur fi4"

étaient disposés tn amphithéâtres, & qu’ily ílV x ctesges , que Sidonius appelle cunA , comtusamphithéâtres, Alexandre Sévère alloit t° u '’