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Tome premier. [A - BOU.]
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somma d’ an coup de poing , & le mangea tour entierclans la journée. Théocrite parle de l’ Athlète Egon ,qui mangeoit lui seul, íans s’incommoder, 80 gâ-teaux.

íìs étoient aussi grands dormeurs qu’ils étoient grandsmangeurs. Voye\ Platon, D c Rep. L. III. Galieh, adThrajyb. C. j 7 3 & ìn Protrept. C. II.

Malgré les excès qu’ils faiíoient de nourriture, saintPaul 6c les anciens s’accordent a louer leur tempéran-ce. i°. Parce qu’on les contenoit dans une exacte tem-pérance à l’égard du vin & des femmes. z°. Peut-êtreaussi à raison de la simplicité dans le choix & lá. prépa-ration des aliraens. Et 3 0 . enfin à cause de l’usage mo-déré qu’ils en fuioient , lorsqu’ils étoient sir r le pointd’entrer .en lice.

Us étoient d’une patience opiniâtre à souffrir les fa-tigues St'les coups. Sérièqué, Ep. y S & Sb. Euryda-mas de Girens, au rapport d’Acticn, Var. Hìjl. !.. X.C. 1 p j ayant eu quelques dents fracaíîées dans un com-bat à coups de poing, les avala pour en dérober la con-noiíïance à son adversaire, & le vainquit. Les chaleursqu’il leur falloir essuyer, ne mettoient pas leur patienceà une moindre épreuve. Cic. De Clar. Orat. zElien ,Var. Hist. L. ID. C. 1 j. Il y avoir pourtant àes Athlè-tes délicats, qui fe contentoient de s’exercer à couvertdans les Gymnases & dans les Palestres.

La nature des exercices athlétiques , la chaleur duclimat la saison où l’on faisoit ces jeux, les obli-geoient de combattre nus. Ils avoient néanmoins uneeípèce de ceinture, de tablier, ou d’écharpe , dont onattribue l’invention à Palestre ,■ fils de Mercure. On voircet usage dans Homère, Iliade , XXIII , v. 6 S p 3 &Odyjs. L. XVIII j v. 6 p. Cette coutume, selon Denysd’Haíicarnasse , L. VII, n’eut cours chez les Grecs quejusqu’a la XV e Olympiade, que les Lacédémoniens,selon Thucidide , ccmmencerent à s’aftranchir decette- servitude. L’écharpe d un certain Orlìppe s’étantdéliée au milieu de fa course, sis pieds s’y embarras-sèrent; il tomba & se tua, ou du moins il fut vaincu ;ce qui donna lieu de régler qu’a l’avenir les Athlètescombattraient íans écharpe.

La nudité des Athlètes facilitoit l’usage des onctionsdessinées à communiquer aux parties du corps toute lasouplesse qui leur étoit nécdlaire, & à soulager la las-situde. On cmployoit d’ordinaire à ces onctions Phtisie,ou íeule ou mêlée avec une certaine quantité de cireék de, poussière, ce qui formoit une espèce d’onguentqui s’appeloit Ceroma. On donnoit aussi quelquefoisce nom au lieu où les Athlètes si saisirent oindre, ap-pelé communément Eleothejíon Alìpterion Sc Unc-tuarium, Plin. Hist. Nat. L. XXXV _, C. 2. Ces onc-tions étoient particulièrement pour les Lutteurs & lesPancratiastes. Ils si faisoient oindre parles Officiers ouValets de Palestre, nommés Alipta ^ Unciores. Et quel-quefois ils si rendoient eux-mêmes mutuellement ceservice. Pour rendre ces onctions plus efficaces , onconseillait aux Athlètes qui si faisoient huiler & frot-ter, d opposer au mouvement de main qui faisoit cettefonction toute la force & toute la raideur de leurs mus-cles , en retenant même leur haleine. Plutarq,. LesAthlètes j après s etre huilés, s’enduisiient quelquefoisde la boue qui si trouvoit dans la Palestre. Le plussouvent ils si couvraient de sable 6c de poussière, soitens’y roulant eux-mêmes, soit en sc faisant saupoudrerpar un autre,, dans le lieu nommé pour cette raisonKoviVpx, ou Kmis-iíp'ov. Et l’on prétend qu’ils ne si cou-vraient ainsi de poussière, que pour donner plus deprise à leurs antagonistes, & que c’est de-là que cettepoussière avoit pris le nom d’* si, qui signifie factionde prendre, de saisir, d’empoigner, de happer _, verbequi peut-être vient de-là. C’ctoit un préliminaire si es-sentiel à la lutte & au pancrace, que les Grecs disiientd’un Athlète qui gagnoitle prix fans combattre, qu’ilavoit vaincu fans poussière ; c’est-à-dire, fans travail Scfans peine.

Au sortir du combat on frottoir les Athlètes 3 & onles huiloit de nouveau. Ils prenoient aussi le bain ; toutcela pour les délasser, & réparer les forces que ces«xqrcices vjolens épuisoient. Cela s’appeloient «G«Sq«-

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pancement postérieur , ou qui succède aux exer-

cices.

Pour être admis aux combats publics & solennc ^des jeux, il falloir s’enrôlcr fous la conduite des mai,tres de la Palestre, peur y observer pendant dix 111coníécutifs les lois athlétiques, & si perfectionne 1 ’P‘un travail assidu dans tous les exercices qui uevoimériter aux vainqueurs le prix qu’on leur destinait,exercices préliminaires íe faisoient dans les Gynina^publics, en présence de tous ceux que la curiositél’oiíiveté conduisiit à cette sorte de spectacle. Long ^la célébration des jeux Olympiques approchoit, on r£ ^doubloit les travaux des Athlètes qui dévoient y pat 01tre, & on les exerçoit dans Elide même pendant tienjours. Voye% Pierre Dufanr dans ion Agcnistiq ue ’

I. C. y 2. Liv. III. C. 10 _, 11 & ip. ,i_

Les Officiers qui avoient le gouvernement des AC ^tes j étoient le Gymnasiarque, le Xystarque, les nP 11 ^rates, lePaedotribe, le Gymnaste, les Aliptes &I atraliptes ; noms que nous expliquerons chacun en r £place.

Les Etrangers chez les Grecs siéraient point recparmi les Athlètes non plus que les gens d’une m 1sauce obscure ou équivoque, & ceux dont les rncesiéraient pas bonnes. Il falloir aussi être libre, & £Esclaves étoient exclus des jeux. C’est le sentimentDufaur, dans son Agonistique, Liv. III. C. pcurial dans fa Gymnastique, L. I. C. 3 _, & L- '10 y prétend que les Esclaves n’étoient pas absoluwc ^exclus dc tous les combats Gymniques; qu’on siurp £l ^métrait de disputer le prix de la course à pied. Lesmains le leur permirent, au moins sous les EmpcfcUt^Les Grecs íe relâchèrent aussi alors ; Sc ils y admsi 11des Affranchis. Au reste , dès l’origine même de £e *jeux , il ne fut pas nécessaire d’ctre d un rang m 11 ,pour entrer dans la lice. Pourvu qu’un Athlète tutd honnêtes parens, la plus vile profession ne l'excm 01point, Sc Corébe , le premier qui combattit aux j £ MOlympiques, siérait qu’un simple cuisinier, au rapP £d’Athénée, L. IX. C. 7. Ceux qui faiíoient sis p £ ^,quisitions nécesiaires pour s’asiurer de la naissancedes mœurs des Athlètes , étoient ceux qu’on apPsiAgonothètes 3 Athlothètes Sc Hellanadiques. C es J ll £ ^exposoient à l ’Athlète les conditions sous Icíquell £S 0l’admettoit. Eníuite on paíloit en re-. ue les Athl et ^Un Héraut élevant la main pour imposer silencepeuple, la mettait ensuite sur la tête clc 1 1 Athlète > ^le promenant dans toute l’étendue du Stade, il c * ein f’Ldoit à haute voix si personne n’accuíoit cet A A e „.d’aucun crime, s’il étoit irréprochable dans sis m®’ 11 ’s’il siérait ni eíclave ni voleur, &c. C’est ainsi C A £ ^anciens Chevaliers dévoient être gens fans r£ P roC all jíOutre cela, à Olympie on faisoit prêter sermentAthlètes ; 6c jurer, i°. Qu’ils s’étoient soumis p £11 ' sdix mois à tous les exercices & à toutes les épt £ ,

de l’institution athlétique : z. 0 . Qu’ils observeraient

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religieusement toutes les lois prescrites dans „ jgsorte de combat, & qu’ils ne. seraient rien cqn tbon ordre 6c la police établie dans les jeux. Ce si 111 j eíe prêtoit devant la statue de Jupiter, érigéeSénat des Eléens. Les Hellanodiques faisoient £1 ‘jurer le second article aux peres des Athlètes , P° tlgrande précaution. Les Agonothètes écrivoient y ,Sc la patrie des Athlètes qui s’engageoient; 6c a c£Siverture des jeux , un Héraut lisoit p u b 1 i qu e m en . ^noms. On faisoit la même chose pour ceux q ul ^riraient le prix de Musique. Les Athlètes de repnta.^siéraient pas obligés de íe trouver présins p° ur sottesinscrire : il suffiíoit pour eux d’avertir les Agon*? ^ olI .par lettres ou autrement; mais il falloit qu’"X v0l isvassent exactement, comme les autres, au iesld L )n i:oità certain jour marqué; faute de quoi on si url’exclusion. , . a ffem'

Le jour des jeux, quand 1 es Athlètes étoientblés, & après que le Héraut avoit proclame ' £l ff qui

on réglois au sort le rang de chacun des JE- j a iiSdévoient concourir plusieurs ensemble , com ^ \%la course à pied & la course des chars , o £ - L at toi £lutte, le pugilat & le pancrace, ou 1 on 11e con ^