Band 
Tome premier. [A - BOU.]
Seite
600
JPEG-Download
 

doo ÀTR

.ATRIDES. s. m. pi. C’est le nom qu’on donne à Aga-memnon 8c à Ménélas, comme fils d’Atrée : quoiqueplusieurs.croient, avec quelque raison, qu ils n’étoientpas fils de ce Prince, mais de Plistène son írere.

sjZT ATRIENSIS. Servus , ou adhmïnacujìos. ChezlesRomains, esclave qui gardoit l ’atrium de la maiion deson maître, où l’on voyoit les images de cire des ancê-tres d’une famille & les meubles..

|JGT On donnoic auffi ce nom au concierge ou garde-meu-bíes, comme nous rapprenons de Columelle. Tum in-fisere Atriensibus 3 utsupelieclilem exponant 3 &jer-ramenta detersa nitidentur 3 atque rubigine liberentur.Cet esclave étoit des plus considérables.

ÍATRIER. í. m. Vieux terme de Coutume. C’est en Nor-mandie le lieu où le Seigneur tient ía Justice. Forum 3tribunal.V oyez Terrien, Liv. V 3 ch.4 3 p. ijy.Editde iój'4-

ATRIPLEX. Plante. Lémeri dit que les feuilles de lavulvaria font semblables en figure & en couleur à cellesde 1 ’ atriplex. Voyez Arroche.

ÇfJ" A TRIUM. Mot latin qui désigne une partie des mai-sons des Anciens , le vestibule, la íalle cl’entrée, l’en-droit enfin où l’on gardoit les images de cire des an-cêtres.

ÁTROBAMENT. f. m. Vieux mot. Invention.

.ATROCE, adj. m. & f. Exceilìf, énorme. Atrox.. 11 ? Onne ledit guère que pour qualifier les crimes, les injures,les supplices. On ne permet pas d’informer pour desinjures , si elles ne íont atroces. Le parricide est uncrime atroce. C’est un cas atroce, ifs On dit aullì uneame atroce, pour dire, une aine noire.

ATROCITÉ, f. f. Qualité de ce qui est atroce. Énormité.Atrocitas. On condamne à faire réparation d’honneur,selon le degré & atrocité des injures.

sCF On se sert aulsi du mot atrocité , pour désigner uneame noire, & capable de grands crimes. Vous jugerezde Y atrocité de son âme.

ATRONCHEMENT. í. m. Terme de Coutume. Atron-chement de bois, c’est un droit qu un Seigneur a defairesaisir par son Juge , Sc scier par le pied un arbrequi aéré coupé, afin qu’en rejoignant ces deux parties,on reconnoisse ceux qui ont fait le vol. Ragueau.

ATROP. Terme de la science hermétique. Il signifie leplomb des Philosophes. Si ce mot vient de la langueArabe, comme le dit l’Auteur du Dictionnaire Hermé-tique, il faut que ce soit de mD&t, asrob 3 qui signifiedu plomb. Il n’est point rare qu’un ale change en t ; Scencore moins qu’unù se change en p.

ATROPHIE, s. s. Terme de Médecine. fCF Synonymede consomption. Dépérissement de tout le corps, oude quelqu’une de ses parties. Dans le premier cas cettemaladie conserve le nom d 'Atrophie, Atrophia. C’estce que le peuple appelle être en chartre. Dans le secondcas, elle prend ordinairement le nom d’aridure. Voye%ce mot. Le lait de femme tiré à la mammelle, est bonpour ceux qui ont Y atrophie ; le lait de cavale leur estauffi très-bon, mais il faut toujours y mettre un peu desucre. Degori. Voyetç Consomption.

Ce mot vient dV privatif, & T^sow, je nourris.

ATROPOS, s. f. Atropos. C’est le nom de l une des troisParques. Ce mot est grec, & signifie, qui ne changepoint, ou bien, qui ne se tourne vers personne pourécouter ses prières. II est composé de lv privatif , &de t plira , je tourne. Hésiode , dans le Bouclier d’Her-cule, v. 25!) , dit que cette Parque n’etoit pas grandeDéesse,qu’eíle étoit cependant la plus puissante & la plusâgée des deux autres Parques. C’est celle des Parquesqu’on suppose tenir en main le ciíeau pour couper latrame de notre vie, de nos jours. Clotho 8c Lachesisfont ses compagnes. Voye% Parques.

fCF ATSIN. Foyei Axim.

ATT.

ATT AB ALE. si m. Voye r AtabAle.

§ 0 T ATTABLER, s’ATTABLER, v. récip. s’asseoir au-tour d’une table pour y demeurer long temps , soit àjouer, soit à boire, soit à manger, soit à frire autrechose. Ajjîdere mensa. Ils se sont attablés pour dîner,

ATT

pour jouer. Il n’est que du discours familier.

Ce mot vient de tabula. .

ATTACHANT , ANTE. part. act. m. 8c f. H ne íe “*guère que dans le íens figuré. Deliniens , capiens-grandeurs du monde les plus attachantes sont des antomes qui frappent, qui trompent, 8c qui n’ont P 01de réalité. Ab. de la Tr. On feroit encore mieuxse servir d un autre mot. r

ATTACHE, s. f. C’est en général la choie qui * erà empêcher qu’une autre ne s’en éloigne 3 ce qui y narrêter une chose dans l’endroit où on la retient, fj °Y c eAttacher , Liçr. Le lien qui joint deux choies eníemble. Vinculum , ligamen. Elles s’emboîtent 1 L1!îedans l’autre fans ferremens, ni attache. AblANC. >O 11 appelle des chiens d ’attache 3 des chiens q 11011tient attachés pendant le jour, de peur qu’ils ne m®dent. On dit auffi des lévriers d 'attache, f fT On Jproverbialement òc figurément d’un homme q® edans un emploi qui demande beaucoup de sujétion >qu’il est là comme un chien à Y attache 3 connue unchien d’ attache.

Dans les hôtelleries ont fait payer le droit à’attache,quand on met les chevaux au râtelier, encore quonneleurfournisse rien à manger.

IGT Lettres & attache. C’est ainsi qu’on appelle cies Rtres que le Roi fait expédier en grande Chancela 1 ' 1pour faire mettre à exécution soit une bulle du Fap e >loit une ordonnance d’un chefd’ordrehors du roya®®'if3" On donne auffi ce nom aux lettres de paréatis.

ce mot. .r

1/3° On appelle encore lettres à’attache , des com ® 1fions expédiées soit en la Chambre des Comptes , 101ailleurs, pour l’exécution de quelque arrêt, de ss®que Ordonnance.

ifT On le dit encore en ce sons de l’ordonnance d®Gouverneur de Province, pour faire exécuter les or®'du Roi qui lui sont adreííés. ;

fCP Enfin on le dit des lettres que les Colonels Gène® 11,d’Infanterie , de Cavalerie & de Dragons , don ® 11peur être jointes aux brevets & commiffions accot®par le Roi aux Officiers qui doivent servir sous ‘ cl sordres. Chaque Officier est obligé d’apporter ía ps £1 ]^te, auffi-tôt qu’elle est expédiée, à son Colonelral, afin qu’elle en soit visée, & qu’il y mette l’® í<zche. , u

On dit figurément & par civilité , prendre atc- aC '.de quelqu’un; pour dire, prendre ses ordres, rec®®ses ordres : Je ne veux rien faire fans votre attache M 1prendre votre attache. Acad. Fr. ^

{LT Attache de diamans , en termes de Bijou»® ^un assemblage de diamans mis en œuvre, comp 0 ®deux pièces faites en agraffe ou autrement 8c s ’®® 0chant l’une à l’autre. j

H3° Attache, en Bonneterie se dit des grands bas 4^-vont jusqu’au haut des cuisses 8c qu’on nomme ®bas à bottes. v ^

Attache , en termes de Charpenterie, est une p® ce j ebois qui porte à-plomb fur les soles, qui soutien 1moulin qui traverse véritablement toute sa ch®P e11 ’qui sort d’axe à cette machine 8c sur laquelle elle ®ne quand on veut lui faire prendre le vent.ifT Attachk-bossette , en termes d’Eperonnse® c <un morceau de sor de forme conique à sos deux ® ^mités, qui sont creusées pour conserver la tête du c ^Y!attache - bossette forme à son milieu une esp ececollet qui entre dans un étau. J-

K3° Attache. Terme deFondeurs. LesFondeu® a Pflent ainsi des bouts de tuyaux menus, soudes P^ t££bout contre les cires de l’ouvrage & par l’autre cles égouts, 8c diíposos de manière qu’ils puiflenduire la cire dans les égouts qui aboutissent à une __générale à chaque partie de la figure qui pe®mettre. de

fCT Attaché , en termes de Vannerie, est une e r p[ uSlien qu’on fait de plusieurs brins d’osier pour ® m blc.solidement le bord & le reste de l’ouvrage en t j tSífj" Attache , en termes de Vitriers , ce sont ^ ] ost g,morceaux de plomb de deux ou trois pouces , a £ ded’une demi-ligne d’épaisseur fur une ligne 8c