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Tome premier. [A - BOU.]
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ATT

1 j let âans les limons pour y engager 8c arrcter îes traits

ATTf VaUX c ^ arroi *

t N ANGE. f. f. Vieux mot. Permiffion, convenance.

à b-NANT, ANTE. adj. Ce qui joint, qui toucheUn autre qui y tient. Attinens 3 pertinens. 11 a acquisUne vig[ ie , attenante à la sienne. Ce pré attenant est!»£ or f à lui. La baíse-cour est attenante au château.* 1| ne se dit guère que dans le style familier, ou

ans le sty] c âe pratique, en parlant d une maison,un jardin, d’une pièce de terre ; pour dire, toutcontre.

jJENant , est auffi adverbe. Ils sont logés attenantUn " e l’autre, tout proche. Propè 3 proximè. Il a bâtiattenant ma maiíon, tout attenant de mon mur. Si°us savez où est une telle Eglise, je suis logé touthy^í r ! anc - il vaut mieux dire tout proche .a-p-p^^DANCE. f. f. Vieux mot. Espoir.

hNDANT, ANTE. adj. Qui attend. Expeclans 3.P r ytolans. Dans ce sens il n’est point en usage.tendant, ante. s. m. & f. Nom de Secte en Angle-e tre. Expeclans. D’autres qu’on nomme Attendans 3uutiennent qu’il n’y a dans le monde aucune église.

£ â USSON '

Prétendant, «adv. Jusqu’à un temps. Dìim 3 donec.fenez toujours ce présent en attendant mieux. On,}*■ proverbialement, peloter en attendant partie; pouraire - s’occuper à quelque petite chose dans l’espé-tance d’une meilleure. Quand ces mots en attendante trouvent à la sin de la phrase, ils signifient, cepen-« ant. j e vais écrire, lisez en attendant.d \v E PhlDOEN. Petite ville d’Allemagne, au duché_ e Westphalie, aux confinsdu comté de la Marck, àà-^Pt lieues d’Arensberg.

A f TENDRE, v. a. Demeurer dans le désir, l’eípé-tanceoula crainte d’une chose qu’on croît devoir ar-Erver. Expeclare 3 prsfiolarï 3 opperiri. Attendre quel-qu’un, Y attendre avec impatience, attendre son retour.Attendre la pluie, le beau temps. Les assiégés atten-dent du secours. Attendre une maîtresse au rendez-v ous. Attendre un carrosse. On a long-temps attendu1c messe, & enfin il est venu.

Sa beauté la rassure 3 ct malgré mon courroux 3Vorgueilleuse /ssattend encore à ses genoux.

Racin.

Etendre , se dit auffi figurément des personnes mor-Çs, 8c des choses inanimées, auxquelles on attribue l’ac-. 0,1 d’ attendre. Les morts attendent le jour du juge-ent dans leurs tombeaux. Il y a une récompense quiV te ?d dans le ciel les enfans de Dieu. C’est en vainstqe les hommes détournent leurs pensées de cette éter-t . Ite qui les attend 3 comme s’ils la pou voient anéan-

Atv Cn n y pensant point. Pas c.est FN 4 siREî fig'hfie auffi, marquer la disposition où l’onà de recevoir ce que Ton croit qui arrivera, soit qu’on^ desite, soit qu’on ne le craigne pas. Attendre la, 0tt avec courage. Attendre Tennemi, & T attendreAtî f P le d ferme.

ri e N ^ R E , se dit encore pour espérer. On n "attendaffVa e bon de cette maladie. 5'attends tout de votre

H^ l l f ' , ;

r arc j aut pour tant remarquer, d’après M. l’Abbe Gi-

xue ni ’ e ^ Ue 1c tnot espérera, pour objet le succès en lui-si totif ’ ^ Résigne une confiance appuyée fur quelquetu e j dr que le mot attendre regarde particulière-stg _ e moment de T événement, fans Texclure ni dé-fia 15 P ar fa propre énergie, aucun fondement de con-l es y- C ' On espère d’obtenir les choses ; on attend qu’el-c] e [ innent. Il faut toujours espérer en la bonté dud e , ’ ** étendre sans murmurer Theure de la Provi-

§5* 11 f

o u e mble auffi que ce qu’on espère soit plus une grâce^/cfaveur ; 6c que ce qu’on attend 3 soit plus unerép o e p e devoir & d’obligation. Nous espérons desatte'n ácz favorables à nos démandes; & noU s enlO" ^s 0ns de convenables à nos propositions.

tendre , joint à la préposition, sert à marquer k

ATT 6 oy

beíoin qu’on a de la personne, ou de la chose qu’onattend 3 & l’impatience avec laquelle on attend. J’ at-tends après vous depuis deux heures. 11 y a long tempsqu’il attend après cette succession.

A? Attendre un cheval 3 en termes de Manège, c’est leménager jusqu’à ce qu’il ait l’âge & la force conve-nables.

Attendre , après quelqu’un , ou après quelque chose ;c’est marquer qu’on les désire, & qu’on en a beíoin.E attends après vous. Il y a long-temps qu’il attendaprès cettç succession.

Attendre , se dit quelquefois absolument. Je suis lasà’attendre. Je ri attendrai pas davantage. On dit, at-tendes 3 quand on veut faire une pause; pour dire, ar-rêtez-vous, ne continuez pas.

Attendre, se dit avec le pronom personnel, en parlantdes choses fur lesquelles on compte, dont on est commeassuré. Je niattendois bien cu’il feroit une telle sot-tise. Je ne m’attendrai plus à les promesses. Je ne m’at-tendois pas à vous perdre si tôt. Attende^-v ous à toutle ressentiment dont je fuis capable.

On dit proverbialement & ironiquement, attende £-vous-y, lorsqu’on témoigne qu’on ne veut pas exécuterquelque chose; ou attenderp moi sous Tonne ; peurdire, qu’on ne croit pas aux discours, ou aux promes-ses de quelqu’un. On vous attend comme les Moinesfont T Abbé, en commençant toujours à dîner. On ditauffi, il ennuie à qui attend. Qui s attend à Técuelled’autrui, a souvent mal dîné ; pour dire , que quandon compte sur les autres, on est souvent trompé. Ondit, attendre quelqu’un au passage; pour dire, le sur-prendre en quelque occasion où il ne pourra le défen-dre d’accorder une demande. On dit, qu’il faut atten-dre le boiteux en matière de nouvelles ; pour dite, qu’ilfaut en attendre la confirmation. On dit auffi en dispu-tant, c’est là où je vous attends • pour dire , c’est decela que je veux tirer avantage contre vous. On dit en-core proverbialement, tout vient à temps à qui peutattendre ; pour dire, qu’il faut avoir de la patience.On rie perd rien pour attendre. On attend long tempsqui vient de loin.

ATTENDU, UE. part. Expeclatus.

Attendu que. Conjonction causative , qui signifie, car,parce que, d’autant. Quoniam 3 quandoquidem. Il a eucet emploi ,attendu qu’il avoit déja fervi. Il se met auffitout seul. Il a eu cette récompense attendu (es services,son mérite; pour dire, en considération de ses services ,de son mérite. Cette conjonction est plus du Palaisque du beau style : les bons Ecrivains évitent de s’enservir. ■

Tous ces mots viennent du latin attendere.

ATTENDRIR, v. a. Rendre tendre, & facile à manger.Emollire 3 mollire. On dit que le figuier attendrit laviande qui y est pendue. Les premières gelées atten-drissent le raisin.

Ce mot vient du latin tener 3 du grec renp.

Attendrir, se dit figurément pour rendre sensible à lacompassion,àl’amitié, ct c. Movere 3 commovere 3 p emo-vere. Les mouvemens oratoires attendrissent le cœurdes Juges, les excitent à la pitié. Selon les Stoïciens,une grande ame doit être trop au-dessus des disgrâceshumaines, pour se laisser attendrir par les foibles feu-timens de la pitié. On est plus occupé aux pièces deCorneille ; plus ébranlé , 8c plus attendri à celles deRacine. La Bruy.

Ne vous souvient-ilpoint 3 en quittant vos beauxyeux ,

Quelle vive douleur attendrit mes adieux ? Rac.

9-^ H est auffi réciproque tant au propre qu’au figuré.Au propre on dir que la viande s ’attendrit quand onlà laisse mortifier ; quç les choux s’attendrissent à lagelée. Mollescere , tenerascere , ou tenerescere. Au fi-guré. Une maîtresse s ’attendrit en voyant couler lespleurs de son amant. Vous avez un cœur qui s’atten-drit trop aisément. S. Evr. Il est auffi naturel de s’at-téndrir fur le pitoyable , que déclarer sur le ridicule.La Bruy. Moveris commoveri .