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Ce mot vient de adtìtulare } qu’on a dit pour ins-cribere. Ménage après Voilìus.
D’autres le dérivent, & plus à propos, par méta-phore , de titre 3 terme de chaíle, qui lignine le lieu,ou le relais où l’on pose les chiens en embuscade pourcourir les bêtes ; car en effet les aílalîìns & les faulïai-res cherchent des lieux Sc des occaíions propres pournuire. On appelle dans le propre des chiens attitrés 3ceux qui font poíés dans les relais, qui attendent lachalìe pour courir fur le gibier quand il paraîtra.
ATI 1X RÉ , ÉE. part. Corruptus , subornatus.
ATI fl UDE. f. f. Terme de Peinture & de Sculpture.Certaine disposition des figures d’un tableau, ou Fac-tion Sc la posture dune statue. Status habitus 3 ges-tus 3 stus. Ce Peintre a un beau coloris, mais il n’estpas heureux à donner de belles attitudes à ses figu-res.
Quoique le mot attitude soit la position ou Factiondes figures en général, il semble convenir particuliè-rement à celles qu’on a mises dans une position tran-quille. On dit l 'attirude , & non Faction d’un corpsmort.
Ce mot vient de l’Italien attitudine ; & plutôt dulatin habitudo corporis.
Attitude , íe dit au figuré, pour exprimer l’état & la si-tuation des personnes. C’est en ce iens qu’on a dit deBubesque, que les attitudes cù il met Henri III, laReine naere, le Duc d’Alençon, le Roi de Navarre ,la Reine Marguerite, le Duc de Guise, le Duc d’Eper-non & les autres Courtisans de ce temps, nous lesmontrent du côté qui nous en découvre le fort & lefoible , le bon tk. le mauvais. Voye^ VigneulMar-
VILLE.
Attitude, est aussi un terme de Maître à danser & deMarti e a écrire. Position du corps & de la tête quandon danse ou qu'on écrit. Voici un elsaides plus beauxmou vemens & des plus bciìesattitudes dont une dansepuiffeetre va.iée. i*:ol. 11 aime belle attitude quand ildaníe , quand il écrit.
AI í LAS. s. m. Satin de foie tabriqué aux Indes. 11 y ena de pleins, de rayes , & c tìt urs, dont les fleurs fontou d or, ou feulement de foie. íl y en a auílì de tou-tes fortes de couleurs, mais la plupart fausses, sur toutles rouges & cramoisi. / ot ez Atlas.
ATTOCK. si m. P oye% Atí k.
ATTOLE. si f. Sorte de teinture rongé. Foyer; Anatte.
ATTOLLON. f. m. Amas de plusieurs petites iles quifont presque jointes ensemble. Les iles Maldives ,qui font au nombre de plus de douze mille , selonquelques uns, font séparées en treize parties principa-les, appelées Áttollons par les Insulaires. Ces iles fontsituées vers la peinte de la presqu’île de F Inde, au deçàdu Golfe de Bengale. Il y a douze grands détroits quidétachent u w Attollon d’avec l’autre, & de forts pe-tits canaux, où la mer est baffe, séparent les iles.
ATTOMBISSEUR. f. m. Terme de Fauconnerie, qui sedit d’un des oiseaux qui attaque le héron dans son vol.Quelques uns lui donnent la première attaque, d’au-tres la seconde. Ce faucon est un bon attomhsjeur.
ATTOUCHEMENT. f. m. Action par laquelle on tou-che. Tactio y cactus , contactus. La lumière est l’ob-jet de la vue ,6c les corps palpables le font de attou-chement. On se purgeoit autrefois d’un crime par Y at-touchement du fer chaud.
On le dit souvent en mauvaise part des impudici-tés, de certains péchés d impureté. Attouchemens dés-honnêtes. Attrectatio 3 attecìatus.
C’est auffi un terme de manège, qui signifie Factiondu Cavalier, ou l aide qu il donne au cheval de la mainpar le moyen de la bride, 6c du talon par le moyen deFéperon. Il ne faut point que les chevaux soient con-duits par la vue 6c par Fouie; mais feulement par f ûí-touchement à la bouche 6c aux côtés. Il faut que ïat<touchcment seul opère.
ATTOUCHER. v. n. Vieux mot, qui signifie, appar-tenir par consanguinité, par affinité. A t toucher de pa-rente à quelqu’un, être son parent. Attingere cogna-tione.
AT T O URN ANCE . s. f. Terme de Coutume. C’est ua
ATT
changement de Seigneur, par lequel les vassaux renon-cent à Fobéillance qu’ils devolent à leur ancien Sei-gneur, & s’engagentà la même obéiflanceà 1 égard cecelui qui devient leur Seigneur, par achat, ou autre-ment. On joint ces deux mots attournance Sc avl "rance. Voyez Dargentré.
ATTOURNEMENT. f. m. Terme de Coutume,veut dire la même chose qu’attournance.ATTRACTIF , VE. adj. Qui a la propriété d’attiret. A?trahendi vim habens , attrahendi vi prœditus. La caulede la qualité attractive de 1’aimant est expliqueeDescartes & Rohaut. Les Médecins ont des remedesattractifs qui font chauds, & attirent au -dehors, com-me l’ail, le porreau, la racine de brionia, ô c. ìf-s Ces
remèdes appliqués extérieurement pénètrent les potes,
divisent les matières, & les disposent à s’évacuer. h 30 'dage attractif3 c’est-à-dire , qui attire & rappelle l eSesprits à une partie amaigrie. ,
ATTRACTION. í. f. Action de ce qui attire, ou étatde ce qui est attiré par la propriété qu’a un corps de fai £ _ cque d’autres corps soient attirés ou poulies vêts lm*Attractio. Il y a des pompes qui font leur effet pat A'tractioni 6c d’autres par compression. Tous ces terneslont en quelque forte consacrés à la physique, ses sb 1 'lolophes Cartésiens ne reconnoissent point de mouve-ment par attraction , mais seulement pat impulsion-1prétendent qu’on n’a aucune idée de cette cause p 31 'ticulière du mouvement qu’on appelle attractionRoh.
On peut remarquer dans le cours & dans l’écofl 0 'mie de la nature plusieurs sortes d ’attractions ; comm ecelle qui se fait par succion, par laquelle j’ai vû Vt»?balle de plomb au fond d’un long fusil exactement ai 'vaille, suivre l’air qu’une personne suçoir à l’emô° l1 "chute du canon, avec une relie impétuosité & roidetfGquelle lui cassa les dents. L ‘attraction de Feau ssdu vin, qui se sait par un Siphon, est semblabqcelle-ci ; par son moyen on fait passer une liqueur « ^vase dans un autre fans la troubler, fans en faire m c ’^ter la lie. Il y a une autre forte d ’attraction qui s 3 Ppelle magnétique3 par laquelle Faimant attire le set- '■Tautre électrique quand le carabe ou le jayet attirepaille. Une autre de la flamme, quand la fumée ochandelle éteinte, attire la flamme d une chandelle 3 ^lumée, ëc la fait descendre peur allumer celle q ul , £ .éteinte. Une autre est de filtration, quand un corps*?mide monte par un autre corps sec, cu que le contrése sait. Et enfin quand le feu ou quelque chose cfiEattire Fait, & ce qui est mêlé avec lui. Digby-cours fur la Poud. Symp. p. jp 3 7Í . , it
fCT L’Attraction , dans la Philosophie ancienne,une qualité inhérente aux corps, en vertu de hcfl c .ils agissent fur d’autres corps éloignés, & les tit^ _eux. Dans la Fhilofophie Newtonienne,on entendsattraction , un principe indéfini, en v ertu duquel ttes les parties , soit d’un même corps , soit de c0 ^ tdifférens, tendent les unes vers les autres ; ou, ?parler plus exactement, F attraction est Fesser d ^puissance par laquelle chaque particule de matièrevers une autre particule. ..
fCT L’Attraction est active, passive,ou iriUC ,(iscfvCP Exercer une attraction active fur un corps, c el ,cause du mouvement accéléré de ce même corps adonné à lui même. C’est ainsi, disent lesNcv^tonJC ’que la terre exerce une attraction active fur ane ^ cC c-jetéeen Fait, parce qu’elle est cause de la chute 3lésée de cette pierre. „ Sf
Souffrir une attraction passive de la parr d’un c . ec’est être obligé de tomber vers ce corps : c’est .pce.vers ce corps ; quelque soit la cause de cette tenUne pierre jetée en Fait souffre nue attraction Vde la part de la terre, parce qu’elle est obligéeber vers la terre. Il en est de même, non-feule ter -tcus les corps sublimasses, par rapport au S* £ all -restre, mais encore de tous les corps qui roi»tour du soleil par rapport à cet astre. Les pretn 1 ^ jgsdonnés à eux-mêmes tomberaient fur la teii ,seconds fe précipiteraient dans le soleil. t tractis
fCT Deux corps exercent l’u» fur l’autre une n