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Tome premier. [A - BOU.]
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AVE

filles ensemble. Art. 140 de îa Coutume de Nor-mandie.

AY. Ville de France. Avenacum, Avcn&um. Elle« en Champagne, près de k Marne, au midi deReims.

Voycq Avanchí.

NEMENT. f. m. Venue,arrivée. Adventus. ftíTll* e dit guère que pour désigner le temps auquel JÉsus-. Hr ist a paru fur la terre, & celui où il doit venirJugerieshommes.Premier, íecond avènement duMcf-', e ' . es Juifs font encore dans l’attentc de XavènementS oueux du Meíììe & de son règne temporel. Les Chré-lens attendent le second avènement de Jê s us-C hris t,friand il viendra juger les vivans Sc les morts. Les Pro-P etes avoietit prédit deux avénemens de Jisus-^HRist ; l’un dans l’humilité , & f autre dans l’éclat.

^ V ^ NEm ent , fe dit aulsi du temps où les Princes par-^ennent à la couronne , de celui où ils prennent pof-e Juon de leurs Etats. Regni , Principatus initia. L ’a-Ve 'iement de Tibère à l’Empìre fut signalé parle meur-Ve d’Agrippa. Ablanc. Tous les corps payent un cer-droit au Roi pour son joyeux avènement à la~°uronne. Plusieurs Communautés font renouvelere Urs privilèges par les Rois, au temps de leur joyeux‘p’ènement. Les Evêques exigeoienc autrefois des pré-le Us à leur joyeux avènement. Le Pape accorde ordi-^airement un Jubilé pour son avènement au Ponri-, «cat.

AVENIR. v./n. Arriver vaut mieux: fe dit de l’événe-ment des choses ; de ce qui en peut arriver. Evenire ,c ontìngere. Je veux pouífer cette affaire, quoiqu’il enPuilTe avenir. S’il vous avient jamais de retomber entaure , vous en ferez châtié, ll est avenu tout le con-traire de ce qu on lui avoir prédit. S’il avient que jemeure, ce fera d’amour. Gom. II ne fe conjugue quedans les troisièmes personnes.

AVENU, U£. part. Quod evenit , contigit. ll faut at-tendre que le cas soit avenu , avant que de faire cettedemande. On dit au Palais, il iaut regarder cette pro-cédure comme non faite, & non avenue.

AVENIR, f. m. Temps futur, qui riest pas encore pré-tent. Futurum. Dieu, à qui l’avenir est présent, voyoit,

’c. Pans s. Il feroit indigne de Dieu, de le servir detgnes aaiilî vagues, & aussi obscurs que le font ceuxIon débite pour des présages de X avenir. Bayl.°mmc le souvenir du pasté donne du plaisir, l’efpé-â Il Ce de Xavenir en donne aulsi. M. Scud. C’est unfi:cc de la Providence de Dieu , de ncus avoir caché^ os maux, & de nous développer notre pénitence peinea Peine, de peur que nous soyons rebutés. Il ménageiios craintes, & il épargne à noue foibkífe la connoif-ance importune d'un fâcheux avenir. Flech. Lacon-01 uanc e de Xavenir est réservée à Dieu. Les sciencesR Ul prédisent XavenirJ'ont toutes vaines Sc fans fonde-n eils< Les Lois n’onr de force que pour X avenir ScPoint pour le palíé. Dans lc sombre avenir je neau 1S Pas trop clair. Bens. Nous ne nous tenons jamaisA Pèsent : nous anticipons Xavenir , comme trop lent,rêt^° Ul kâcer ; & nous rappelons le passé pour I’ar-Ejg 1 , Cc ’í m Ef trop prompt. Pas c. La curiosité insatia-manT ìvoir Xavenir , a fait inventer une infinité desi 0 eise s de divination toutes chimériques, dont lesEtjuìl] 005 n ° nt pas laissé de fe payer. Bayl. Pourquoip Qp e £ Aans Xavenir pour fe rendre malheureux ?Ie n m-' Eya de l’imprudence à hasarder X avenir pourpîtix ei \ r ' ^ Evr. L’idée de la mort l’astlige d’autantriè re 5 e Ec ne lui laisse voir qu’un long avenir der-Ee n l sT lU,eau - qtd redouble ses inquiétudes. Abad.Ettv» • un abîme qui engloutit toutes choses, &e E un autre abîme impénétrable. L 'avenir s’é-UIe dans le passé. Nxcol.

íe regret du pa[fè, la peur de /'avenir,

chagrin du présent , penser qu il faut finir ;e sont les beaux présens que nous fait la raison.

S. Evît.

AVE dji

P'ainès réflexions ! inutiles discours !

L’homme malgré votre secours 3Du frivole avenir jefa toujours la dupe.

Des-Houl*

Avenir, se dit quelquefois des personnes avenir , leShommes des siècles futurs, ìa postérité. Ainsi dans unsonnet aux officiers François qui fervoient un Princeétranger, on a dit:

L 1 incrédule avenir refusera de croireQu après avoir servi fous le plus grand des Rois yVous aye\ lâchement abandonné ses lois ,

Pour suivre des drapeaux qu abhorre la victoire.

Oui , du malheur public s 3 en prenant à tonnomyLe sévère avenir demandera raison.

Le P. Chomel. J.

Tout /'avenir dira , regrettant le reposQue viendra lui ravir la fureur des Héros jLouis toujours vainqueur pendant dix ans de guerre yFit bien plus m calmant , qu en soumettant la terre.

Avenir. Terme de Palais, assignation, ou aéfce qu’on si-gnifie à un Procureur de partie adverse, pour fe trou-ver à l’audience pour venir plaider. In jus vocatio , de-nuntiatio vadimonii. Il y a avenir précis à ce jourpour plaider. Donner, faire signifier un avenir.

A F Avenir , façon de parler adverbiale, qui signifie *déformais. Vous en userez à l’ avenir comme il vousplaira. Ne faites plus cela à Xavenir. Acad. Fr.AVENT, f. m. Le temps qui précède la fête de Noël.

Il dure quarte semaines. Le premier dimanche deXA-vent est un dimanche de 1 a première classe. Les Reli-gieux & les personnes de piété jtûnemX Avent commeleCarême. On ne marie point durant X Avent fans dis-pense. Dans les premiers siècles de l’Eghfe on jeûnoitpendant X Avent trois fois la semaine, le lundi, le mer-credi & le vendredi, ll est parlé de ce jeûne dans leneuvième Canon du Concile de Maçon, tenu en 581.Mais il étoit en usage dès auparavant dans l’Eglife ro-maine , & même dans l'Eglife de France, où l'on pré-tend que Rupert, Evêque de Tours, l’introduisit. Quel-ques-uns croient que le Concile de Maçon ne le pres-crit quaux Clercs. Ensuite on jeûna tous les jours. Cejeûne commençoit depuis la fête de S. Martin ; c’estpour cela qu’on l’appeloit le Carême de S. Martin.Les Capirulaires de Charlemagne nous apprennent aulsiqu’on faifoit dans lc IX e siècle un jeûne de quarantejours avant Noël. Les Clercs y ayant été obligés,comme nous Lavons dit, les personnes pieuses entreles laïques les imitèrent. La coutume s’en introduisit Scl’usage & la pratique en firent une loi. Cependant Ama-larius témoigne dans le IX e , siécle que cette pratiquene regardoit que les personnes pieuses. En 12.70, Ur-bain V, au commencement de son pontificat, en fitune loi pour les Clercs de la cour romaine. V Aventn’a pas toujours commencé au même temps. Dans1 office ambrosien il y a six dimanches de X Avent , Sclc premier est celui qui fuit la fête de S. Martin. S. Gré-goire, dans son Sacramentaire, met cinq dimanches ,qu il appelle dimanches d’avantNoélj & qui font com-me les dimanches de X Avent; Sc l'on trouve que V Aventest quelquefois appelé simplement Careme } Quadra-gesima , comme dans la vie de S. Dominique 1 Enqui-raíFe. On appelle aujourd’hui premieresemaine de l A—vent j celle par où X Avent commence. Se qui des qua-tre qui le composent est la plus éloignée de la fête deNoël. Nous apprenons d’Amaíarius & de S. Grégoire,dans son Sacramentaire, qu’autrefois c’étoit tout lecontraire, & que l’on appeloit première semaine deV Avent , celle qui est la plus près de la fête de Noël,Sc qu’on appelle aujourd hui la dernière. Aujourd’hui,dans toute l’Eglife romaine, X Avent n’a que quatredimanches, & le premier est le dimanche le plus procheAe la S. André. Dans l’Eglife grecque U commence le