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qu’u n, & qui est plus relative aux mœurs & à la con-' duite qvYavertisement sinais qui ne renferme pas ûneddée de supériorité, soir d’état, soit de génie , aussidistincte que le mot conseil ■ quelquefois meme cetteidée de supériorité est tout-a-fait étrangère à avis.fctT ■ Les m 1 ct sont vrais ou faux. Admonitio , monitum ,
■ consilium. M.- 1 ’Abbé Girard. Syn. Un homme d’étude? qui ne prend avis que de ses livres, en entrant dans lemonde, fait bien des faux pas. S. Evr. Je vous remer-cie de tous vos bons avis.
|CF Avis, en termes de commerce, de guerre & de ma-rine, signifie avertissement, instruction qu’on donne àquelqu'un de quelque chose qu’il ignore, nouvelle. :.'Nuntium. Donner avis d’.un envoi de marchandise ,dune banqueroute, &c. Ce Gouverneur a reçu avis■qouii venoit allìéger fa place. Une barque d'avis , estune barque destinée pour porter les nouvelles 8 c lesordres à une Hotte.
Act" Une Lettre d’avis , est une lettre missive , par la-quelle un Marchand ou un Banquier mande à son Cor-respondant qu’il a tiré sur lui une lettre de change,ouquelqu autre affaire relative à leur commerce. Encyci.Act" Avis , sentiment, opinion , considérés dans une-si-gnification synonyme. II y a un sens général , dit M.l’Abbé Girard , qui rend ces mots synonymes, lorsqu’ilest question de conseiller ou de juger : mais le senti-ment a plus de rapport à la délibération ; on dit sonsentiment. L’avis en a davantage à la décision : on donneson avis ; 8 c Y opinion en a un particulier à la forma-lité de judicature, on va aux opinions.
!£? Le sentiment emporte toujours dans son idée celle desincérité , c’est-à-dire , une conformité avec ce qu’oncroit intérieurement. U avis ne suppose pas rigoureu-sement cette sincérité, il n’est précisément qu’un témoi-gnage en faveur d’un parti. Y!opinion renferme l’idéed’un lustrage donné en concours de pluralité de voix.ftct" II peut y avoir des occasions ost un Juge soir obligéde donner son avis contre son sentaient, & de se con-former aux opinions de sa compagsiie.
Act" Avis , avertissement , conseil, considérés dans unesignification synonyme. Le but de Y avertissement estprécisément d’instruire & de réveiller l’attention. Voyet{ce mot. Uavis 8 c le conseil ont auisi pour but l’ins-truction, mais avec un rapport plus marqué à une con-séquence de conduite, se donnant dans la vue de faireagir ou parler, avec cette différence entr’eqx que Y avisne renferme dans fa signification aucune idée accessoirede supériorité, soit d’état, soit de génie ; au lieu quele conseil emporte une de ces idées de supériorité, &quelquefois toutes les deux ensemble. Les auteurs met-tent des avertiffemens à la tête de leurs livres. Les Es-pions donnent avis de ce qui se passe dans les lieuxoù ils font. Les pères 8 c mères ont foin de donner desconseils à leurs enfans, avant que de les produire dansle monde.
ífA’ Ee Chanoine écoute Y avertissement de la cloche,pour savoir quand il doit se rendre au Chœur. Le Ban-quier attend Y avis de son Correspondant pour payerles lettres de change tirées fur lui. Le plaideur prendconseil d’un Avocat pour se défendre ou pour agir con-tre sa Partie.
Act" Le cours des fonctions de la nature est un avertisse-ment de Petat de notre santé, plus sûr que le raisonne-ment des Médecins, i el manque d 'avis qui est en étatd’en profiter, 8 c tel en reçoit qui n’est pas en état des’en prévaloir. Autant que la vieillesse aime à donnerdes conseils, autant la jeunesse a de l’aversion pour enprendre.
fct* Il faut que Y avertissement soit donne avec attention,Y avis avec diligence, & !e conseil avec art 8 c modes-tie , sans air de supériorité. Car on ne fait point usagedes avertiffemens donnés mal-à-propos ; l’on ne tire au-cun avantage des avis qui ne viennent pas à temps; &la vanité toujours choquée du ton de maître, empêchede faire aucune distinction entre la sagesse du conseil,& l’impertinence de la manière dont il est donné ; cu-lotte que tout n’aboutit qu’à faire mépriser le conseil,8 c rendre le conseiller odieux.
Avis au Lecteur. C’est une espèce de petite Préface
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qu’on meta la tête d’un Livre, pour avertir le Lecteur
de quelque chose. En ce sens, on dit proverbialementd’un accident qui peut servir d’instruction à quelqu’un -c’est un Avis au Lecteur.
Avis , en termes de Finances, signifie l’invention , Sc lesmoyens d’établir quelque imposition nouvelle, ou defaire la recherche des deniers divertis qui appartiennentau Roi. Les donneurs dctvct font des gens fort odieux.Il a eu tant pour son droit d ’avis. On le dit aussi deces gens d’intrigue qui donnent avis des Offices oU-Bénéfices vacans , qui négocient des aspires, ou desmariages.
fect- On dit proverbialement & figurément, il y a joUtd’Avis j pour dire, temps de délibérer : & prendre sit-ues d’Avis j pour dire , prendre du temps pour íasi" eses réflexions. .
Avis. Nom de ville & de rivière. La ville d 3 Avis, As'Jium, est dans l’Alentéjo , province de Portugal, mla rivière d’Avis. Avisus.
Avis (ordre d’) Ordre militaire de Portugal. Il fut inífi'tué par Alphonse I Roi de Portugal, en mémoire dela prise d’Evora furies Maures, en 1147. Il se P £U [faire que l’Ordre d’Avis ait commencé l’an n 47 ’mais il ne fut établi en forme de Religion mili ta j rCque l’an 1162, & le premier Grand-Maître n’a p ollltété Ferdinand Rodrigue de Montorio, comme que»'ques-uns Pont avancé; ce fut un Prince François, P a 'rentdu Roi, proies Régis, qui se nommonPierre ,qui prenoit la qualité de Pair de France , comme >paroit par l’Acte primordial de l’Institution de cet Or-dre, dontl’original, autapport de Bernard Britto dan*ses Chroniques del’Crdre de Cîteaux , est conférsdans les Archives du Couvent d’Alcobara du mensiOrdre, lequel acte est daté des Ides de l’ère 1200. 1 *Hélyot. T. VI, p. 66 . Ces Chevaliers s’appelosi'sid’abord les Chevaliers de la nouvelle milice', maïs lRoi de Portugal leur ayant donné la ville d’Evora, dquittèrent leur premier nom, pour prendre celui dChevaliers de sainte Marie d’Evora, qu’ils quitterectencore quelques années après , pour prendre ceUd ’Avis , après que le Roi leur eut donné l’an 1181terres fur les frontières du Royaume, à condition q u *y bâtiroient une forteresse pour résister aux contisdes Maures. Quelques-uns prétendent qu’ils la banrent dans un lieu qui s’appeloit Avis, 8 c d’autres 1sent que ce nom lui fut donné par les Chevaliers, P arcque voulant tracer le plan de la forteresse, ils vsi endeux aigles qui s’éleverent en Pair au même endr° Jt 'Cette forteresse ayant été achevée en 1187, ils y £ta 'blirent leur demeure, & en prirent le nom cette me 111année. Ils font de l’Ordre de Cîteaux. Innocent IH c01firma leur Institut en 1204. Id.
Quelques-uns disent que cet Ordre militaire de I ^tugal porta d’abord le nom de saint Benoît, 8 c qd elui d’Avis lui fut donné, à cause de certains o» equi se trouvent dans une montagne voisine d’E v ° f’où cet Ordre fut quelque temps fixé. Ce qui fa v °í ^cette étymologie, c’est que cet Ordre porte d’orcroix fleurdeliíée de sinople, accompagnée en P 01de deux oiseaux affrontés de fable : à moins q° °£ neSdise que le nom de cet Ordre lui vient de ces moiseaux qu’ilprit pour armoiries. .
AVISEMENT. f. m. Vieux mot qui signifie Ayis, Pfée, réflexion. Aviscs-toi là-dessus... Vous n’ypas avec votre avisement. Marivaux , dans I efan parvenu. Tlnsi$
fíct* AVISER, v. a. Avertir, donner avis. Admonere- ^guere d’usage que dans quelques provinces. aV s.avise bien un sage. Il vous trompera, je vous enUn verre de vin avise bien un homme. çÇei\oW'Aviser, signifie encore à l’actif, appercevoir d a j^siProspicere. Je vous ai avisé de cent pas. Il et j : re .des yeux, 8 c Y avisa dans la foule. Il est P°f U 0 ^ r voir àAviser, v. n. Consulter, délibérer, penser, P°
une chose. Consultare , deliberare, con s^ er u saU'pendere , providere. Nous aviserons à ce que ^ querons à faire. Vous avez du loisir pour avl J er ^srn- ^vous avez à dire pour votre défense. On y aest d u style familier,