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y a des exemples à’ aureis portatifs avant le X esiècle. Acia\SS. Benedici . Soc. III. Pries. p. y S. Onles appelle aussi quelquefois Autel itinéraire , Altareitinerarium. Ainsi à la fin de la vie de S. Gérard, Abbéde Braine-le-Comte, qui vivoit au X e siècle, il estditqu’en sortant de S. Denis, pour aller être Abbé de Brai-ne j il emporta avec lui Y autel itinéraire , dont S. De-nis, Apôtre de France, se servoit, dit-on, pendantqu’il vivoit.
Autel isolé, est un autel qui n’est adossé ni contre unmur, ni contre un pilier, Sc qui a un contre-retable,comme dans la plupart des Eglises Catholiques. On ap-pelle auffi, Autel isolé y un autel cyú est placé fous undais, ou Baldaquin.
Autel privilégié , est un autel auquel font attachéesquelques indulgences particulières. Ara prorogativa.Les Brefs à'autels privilégiés ne s’accordent que pourun jour la semaine, en faveur d’un autelà'xmc Eglise,en laquelle on dit sept Messes par jour; ou pour deuxjours, si on en dit quatorze; ou pour trois jours, sion en dit vingt-une; on n’en accorde point au-delà, Scencore n’est-ce que pendant sept ans.
Autel de la Prothese. Mensa Protheseos. C’est lemot que les Grecs donnent à un petit autel, fur lequelils bénissent le pain avant que de le porter au grand au-tel } où l’on fait la liturgie. Le P. Goar néanmoins,dans ses notes fur l’Eucologe ou Rituel des Grecs ,p.t 6,croit qu’on doit plutôt donner le nom de tableque à'au-tel, à ce que les Grecs appellent Prothesis , &que Ge-nebrard a traduit par le mot latin altare. En effet, lesGrecs ne célèbrent jamais la liturgie en un seul jour,que sur un autels Sc celui de la Prothèse ne sert qu’àpréparer le pain sur lequel le Prêtre fait plusieurs béné-dictions. Le P. Goar prétend que cette table de la pro-thèse étoit autrefois dans la Sacristie, & il le prouve parquelques exemplaires grecs, où aulieudu motàzpro-thèse , on lit celui de Sacristie , ce qui a beaucoup devraisemblance; & en effet, on préparoit autrefois dansles Sacristies de nos Egliíes, auffi-bien que dans cellesdes Grecs & des autres Orientaux, le pain qui étoit des-tiné au sacrifice. On faisoit cette préparation avec beau-.coup de cérémonie. Voyez le mot de pain. Suicerus ,dans Ion Trétor Ecclés. & du Gange, dans son Glossai-re grec, tut le mot de Prothefis , ont parlé de ce petitautel j ou table de la prothèse. Meursius, dans Ion Glos-saire fur le mot «p rE , pain, Sc M. Simon, dans ses no-tes lur les Opuscules de Gabriel de Philadelphie, enont auffi fait mention. Voye% le mot Don.
Ce nom à’autel, ou table de la prothèse, est pris ap-paremment de l’Ecriture ; car les Septante appellent latable des pains de la prothèse, ce que nous appelonsen notre langue la table des pains de proposition. C’estla signification de prothèse, <mpl 0t««. On y mettoit lespains que l’on offroit à Dieu, de même que lès Grecsmettent fur celle-ci le pain qu’ils offrent pour être con-sacré.
Autel , s’est dit autrefois, Sc se trouve dans l’Histoire duonzième siècle , pour les oblations & le casuel d uneEghle ; dans ces temps-là les Monastères étoient en pos-seíhon de plusieurs Egliíes, dont les revenusavoient étéusurpés par les laïques,qui les leur avoient ensuite don-nés, pour en décharger leur conscience. Le consente-ment de l’Evêque y étoit nécessaire. En le donnant, ilobligeait les Moines à mettre dans chaque Eglise unClerc capable de la deflervir, & à lui donner un entre-tien suffisant; Sc quelquefois 1 Eveque se faisoit payerun droit en lui donnant 1 institution, Sc exigeoit desMoines le même droit a toutes les mutations de per-sonnes. Ce droit se nommait rachat, a limitation durachat des fiefs aux mutations de Seigneur, Sc on lenommait rachat òìautels, Bedemptio altarium , parcequ’on distinguait l’Eglise & l’ autel. On appelait Eglise,les dîmes, Sc les autres revenus fixes; & autel, les obla-tions Sc le casuel. Fleury.
On appelle Pierre òl autel, une pierre sur laquelleon pose le calice Sc la Sainte Hostie pendant la Messe,Sc dont on ne íe peut servir qu’après qu’elle a été bé-nite avec beaucoup de cérémonie. La table de Y autelest quelquefois soutenue d’une feule colonne, comme
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on le voir dans les chapelles souterraines de sainte Cé-cile à Rome, Sc comme étoit à Constantinople, au rap-port de Paul Diacre, Y autel de la mere de Dieu au tr-iais de Blaquernes. Quelquefois la table étoit soutenuede quatre colonnes, comme Y autel de S. Sébastien scrypta arenaria ; quelquefois enfin, Sc c’est la forme Wplus ordinaire, un corps de maçonnerie soutient la ta-ble de Y autel ; ces fortes d’ autels ressemblent a destombeaux. C’étoit Listage de l’Eglise, comme on l’a drtci-détins, de célébrer les saints mystères silr les tom-beaux des Martyrs: Sc quand on consacre une Eglisess 11renferme encore dans Y autel avec de la maçonnerie d eSreliques des Martyrs : dans les Eglises qui ne font P? s
coníacrées,la pierre de Y autel fur laquelle on dit la Mede,
est marquée de croix, où il entre de la poudre des oste-mens des Martyrs. C’est de ces Saints dont les reliquesfont à Y autel, que le Prêtre parle en baisant Y autel du-rant la prière qu’il dit après l’oblation.
Autel, se dit figurément au pluriel, pour la Religion, 1?service, le culte, Sc l’honneur que l’on rend à Dieu. B fnores divini, D ei cultus. Cet ambitieux, bien loin derefuser un trône, ne refuserait pas des autels, ni toUSles hommages qu’on rend aux Dieux. M. Scud. Atta-quer les autels , respecter les autels. Acad. Fr. P oUÍdire, la Religion.
Pour vous rendre à jamais des honneurs immortels*
Je vais me dévouera vos sacrés autels. L’AbbÉ TetU*
Mais depuis que V Eglise eut aux yeux des mortel*De son sang en tous lieux cimenté ses autels. Boii-
On dit figurément d’une personne pour qui on a pugrand amour, une singulière vénération, qu’elle m elir ^des autels , qu’on lui veut élever un autel. Ib P l °phanent tes autels d’un indigne encens. Boil. .rOn appelle le très-auguste Sacrement de l’EuchaUtie, le saint Sacrement de Y Autel. ?
Autel, se dit proverbialement en ces phrases: Q U1 erY autel, doit vivre de l’ autel ■ pour dire, qu’il faut trouver de quoi subsister dans fa profession. Cette expie* 11est prise de l’Ecriture, i. Cor.IX.iy.. Elever autelstre autel; pour dire, faire un schisme, une division d .l’Eglise, dans une Communauté, y établir deux SuPrieurs qui soient contraires. On dit d’un avare, d’un-téré du bien d’autrui, qu’il en prendrait fur Yas e tpour dire, qu’il ne ferait point de difficulté de fú s£ U -sacrifice pour s’enrichir. On dit, qu’on doit être_ aI ffjusqu’aux autels ; pour dire, qu’on ne doit pas ^ses amis aux dépens de fa conscience. On dit, reC ^ e ,rir aux autels ; pour dire, y ohercher un asile? Y ^mander du secours, y chercher des consolations. ^dit d’une femme qui est chargée d’ornemens, s\.est parée comme un autel du Jeudi bénit, c’est-a-du Jeudi Saint. e
l’Autel. Terme d’Astronomie. C’est le nom qu’onà l’une des quinze constellations méridionales. Jr a ’-^est composée de douze étoiles. Bayer n’en metque^ ^Elle paste à notre horizon furie milieu de la nuit iméridien fur la fin de Juin. Les Poetes disent c f CY autel sur lequel les Dieux prêtèrent serment “ clité à Jupiter avant la guerre contre les Titans? ^ce Dieu le mit dans les astres après fa victoire. D [Cdisent que c’est Y autel sur lequel Chiron leimmola un loup, dont la constellation est dansproche de Y autel. -0aU'
L’Académie degli ardenti àNaples,a pour devitel d’Elie fur lequel le feu du ciel descend, avec £ ^ ucrgrec, OTKAAAO0EN, Non d!ailleurs , P 01 ss, ^ s n’estqu’ils ne sont ardens que du feu du ciel. Ce Go Vpas dans les règles de la devise. Jaaestffi’
Autel. Petit autel. Ara parva. Espèce de ban ^ ^ u[e l.quand il est achevé, représente les coins d ^onSosttate en fut l’inventeur, & Galien en taitdans son Traité, De Fasciis.
Autel. adj. Vieux mot. Pareil, semblable. Pots
Autel. adv. Vieux mot. De même, semblable 1du roi de Nav.
AUTENTIQUE. -Uqy ^Authentique.