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le Patrice Julien , qui trouvant qu’elles étoient écri-tes d’un style trop diffus, les abrégea, & en renfermale sens en moins de paroles. Du temps de Bulgarus,l’on en fit une version moins élégante , mais exacte& littérale. Accurse préféra cette traduction qu il ap-pelle authentique 3 par préférence à celle de Julien,8c comme plus fidèle 8c plus conforme à l’original. LesAuthentiques ou Novelles font divisées en IX colla-tions ou chapitres.
fCTj On s’est quelquefois servi du mot authentique f. f.pour désigner la loi qui condamne une femme con-vaincue d’adultère à perdre fa dot 8c fes conventionsmatrimoniales, à être rasée & enfermée dans un mo-nastère pour deux ans, après lesquels, si son mari neveut pasl’en tirer, elle est rasée 8c cloîtrée pour toutefa vie. Voye\ Authentiquer, une femme.
Rien n arrêté le sexe en son ardeur lubrique ,
IIredoute moins Dieu 3 qu Une craint l’ authentique.
Boa.
Authentique, pris substantivement, se dit encore pourun acte ou un écrit authentique. Cette relique n’estaccompagnée d’aucun authentique , ensorte qu’elleest bien incertaine. Hist. de VEgl. de Meaux , Tom./ j p. 22 j. L ’authentique de sa chaise porte, &c. Ibid.p. 236.
'AUTHENTIQUEMENT. adj. D’une manière authen-tique. Ce mariage s’est fait authentiquement. Il a prouvé<li ithentiq^uement les faits par lui allégués. Ce testa-*,ment a été fait authentiquement. Le MaÎt.
fstF AUTHENTIQUER, v. a. Il se dit particulièrementdes actes. Rendre un acte authentique, le revêtir detoutes les formalités propres à le rendre authentique,y faire mettre le sceau de l’autorité publique. Auclo-ritatem dare , conciliare. Quand on envoie un acted’un royaume dans un autre, ce n’est pas aísez que desNotaires fiaient signé, il faut que le Magistrat l’ authen-tique j qu’il y mette le sceau public, 8c une attesta-tion , que ceux qui l’ont signé, sont personnes publi-ques , aux actes desquelles on ajoute foi en Justice.
Authentiquer une femme, c’est la déclarer convain-cue d’adultère. Mulierem adulterii ream damnare.La condamner selon l ’authentique Sed hodie , qui estla 134 e Novelle de Justinien, à perdre fa dot 8c fesconventions matrimoniales, & à être rasée & misedans un couvent pour y demeurer deux ans, pendantlesquest il est permis à son mari de la reprendre, àfaute de quoi elle y doit demeurer renfermée à per-pétuité.
AUTHENTIQUÉ, ÉE. part. On appelle une femme•authentiquée 3 celle qui a subi la loi de l’authen-ticue Sed hodie , qui se trouve sous le titre, au Codead legem Juliam de adulteriis.
Ce mot vient du grec
AUTHIE. Rivière de France. A ut hia 3 Altilia. Elle a fasource près de Cogneux, aux confins de la Picardie &del’Artois, baigne Doutions & Auxi, & se déchargeclans la Manche, entre l’embouchure de la Somme,Sc celle du C anche.
AUTIER.f. m. Vieux mot. Autel.
AUTOCEPHALE. f m. Autocephalus. Ce mot estgrec, 8c vient de Aris , ipfe, & >---p , Qaput , & si-gni fie celui qui est lui même Chef, n’en ayant pointau-dellus de foi. C’est le nom que donnoient les Grecsà certains Archevêques qui croient exempts de la ju-ridiction des Patriarches, qui ne leur étoient pointsoumis. Tel étoit i’Archevêque de Chypre, par unDécret du Concile d’Ephese, qui le tira de la juri-diction du Patriarche d’Antioche. Il y avoir encoreen Orient, plusieurs autres Prélats Autocéphales , &en Occident, ceux de R avenue s’attribuoient le mêmedroit. Le sixième Concile, Canon 39, appelle celaavoir ie même droit que le Patriarche ; quand il ex-plique cependant ce droit plus en détail, il dit quece n etoit autre chose qUe d’avoir des Evêques fous fajuridiction. Cela veut dire qu oXAutocéphale étoit mé-tropolitain , & n’avoit que des Evêques fous lui, 8criSNpojnt des Archevêques ou métropolitains, compte
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avoir le Patriarche T mais que néanmoins i| . ero J £cn quelque chose égal au Patriarche, en ce qu u ne-toit point soumis à un Patriarche. Les Evoques auto-céphales étoient principalement ceux de Bulgarie, *Chypre & d’Iberie. Voye £ Allatius, Lib. 1 3 cap .utriusque Eccl. cons. Jean d’ Artis dans son Traite esOrdres 8 c Dignités des Ecclésiastiques , traite la que -rion de Xautocéphahe des Evêques, des Métropolitains
rv npç rYormiPC
AUTOCHTONE, f. m. aJ™»,. L’une des tribus d’A-thènes, ainsi nommée d’un Roi que l’on etoit avoir ré-gné dans une partie de l’Attique avant Cécrops : oUplutôt à cause du surnom , indigens , , qu’aíiec-
toient de prendre les Athéniens, pour faire entend**que leur ville ne venoit point d’une colonie ; ce qu eX 'prime le mot grec, qui signifie né dans le lieuoù l’on habite. jjCP Les 041 ciens donnoient le nomtochtones aux premiers habitans d’un pays, par opPf"sition à ceux qui étoient venus d’ailleurs s’y érableC’est la même chose qu 'Aborigènes. Selon une ancienn*tradition, l’on croyoir que les hommes, ainsi q ue > ,plantes, étoient sortis du sein fécond de la terre. D. oUvenoit que les Athéniens se vantoient d’être r *r aí ‘ f ’è terra nati. Potterus, Archsol. Gr. I. 1 3 c. Q- ,jjCT AUTO-DA-FÉ. f. m. Mot emprunté de l’Espag* 10 >exécution du jugement que l’inquisition rend contr*les malheureux qui lui sont déférés. Voye\ Ao IÉ
DE FOI.
AUTOGÈNE, f. m. Autogènes. Nom que quelq ueGnostiques donnoient au fils d’un certain esprit vic*®^qu’ils nommoient Barbelath ou Berbelat. Ils diso )cn _qu’il avoir eu commerce avec un desEons. Ils le 110111moient austì Adamas 3 Diamant 3 8c P rot archonte >ou premier Archonte , premier Magistrat. ,
Ce mot est grec, 8 c composé d'«Wt, ipse , & aUit/j-a-í ,fio. Autogène 3 qui a été fait par stsi-iueme»qui existe par lui-même. .\
Autogène, adj. Epithète que l’on donne au Naícist c .^fleur blanche, à cause que son oignon pousse desles avant qu’on le mette dans la terre, deforte q° e ,plante paroît croître d’elle-même. A’vnyuHt, d’ avT>< ’soi-méme , 8 c yínfMi , être produit.
AUTOGRAPHE, f. m. Terme didactique, qui n’est eusage que dans les Collèges, ou chez les Notans'Scriptum autograjjhum.Ccíl l’original de quelque c cíl ‘C’est ce qui est écrit de la main propre de queiêpersonne, tfT Comme si nous avions les épîtres de ^ 1céron en original, écrites de fa propre main. U& ut<> 'graphe d’un ouvrage , d’un poème.îst 11 est auílì adj. Ouvrage autographe. Piècesgraphes. Autographus. >
Ce mot est composé de deux mots grecs, d’‘“' Tt '& de yfdtfu. „
AUTOIR, ou AUTOIS. f. m. Habillement de tete,^espèce de voile que les femmes du commun P os \en différens endroits , sur-tout en Picardie, con 1111Amiens. ,- ie
AUTOMATE, f. m. Terme de Mécanique. ^ C c jpcqui se remue par eOe-même ; qui a en soi le P r,n jj 0 r-de son mouvement ; comme une montre, nne ^loge à contrepoids, ou autres machines qui se Ill£l1 cC ;par reflort. Automatum. Ce mot est purement S ^plusieurs prononcent astomate ; mais q u01 r0 -diíe Ménage, qui le prononce de la forte, il iaU ^e,noncer automate avec les meilleurs auteurs.> Au r (ce terme ^automate est pareillement confacte P^désigner les bêtes, que les Cartésiens prétend ç? £ííítde pures machines, ou, pour parler plus pre cl Cde purs automates 3 fCF 8 c généralement P 0l ss cor psmer des machines qui imitent le mouvement uanimés. ^ . caIia rd
ÇsT Le Flûteur automate de M. Vaucanson, f 0 pt8 c quelques autres machines du même Ante ^ ^ce que nous avons vû de mieux en ce g enlong temps. Voye ^ Androide. ^arqueU
Si la régularité & la subordination quiie s ^ t U udans la république des abeilles ne supP'°^ enc [ re pontprincipe connoissant, qui m’empêchera de P p^Aur* 2de? automates tous les ouvriers d’une rna