6 74 AUX
appelée autrefois Autricum 3 & qu’elle a donné à la villele nom d 'Autrica 3 d’autres disent Autricum. AmmienMarcellin, qui est le premier qui en parle, la nommeAutijsiodorum , ou Auteffìodorum. Quelques-uns di-sent que ce nom lui est venu de ses eaux; que dur 3en langue bretonne, qui est la même chose que la gau-loise, signifie eau. D’autres disent qu’il est composé dedorum , qui en gaulois signifient porte 3 de même quethor 3 ou thur 3 en Allemand; & de isan 3 ou isen 3qui veut dire fer : deferte qu?Autìjsiodorum 3 Auxerre 3signifie porte de fer. Cette ville épiscopale est à 21 0 ,i', 3 ì" de longitude, Sc à 47 0 , 46', 20" de latitude,selon M, Cajsini ; ou bien à 20°, /6', 33" de longi-tude, & 47 0 , 33', o" de latitude, selon M. De laHire, Tables AJlronom.
AUXER.ROIS, OïSE. f. m. & f, Qui est d’Auxerre oude Y Auxerrois. Altijfiodorenjìs. Saint Germain YAu-xerrois 3 c’est Saint Germain Evêque a’Auxerre ; & àParis, Saint Germain YAuxerrois est une parodie, dont1 ce Saint est Patron. Saint Germain YAuxerrois est laparoisse du Louvre.
AUXERROIS. Altijfiodorenjìs pagus 3 ou ager. h’Au-xerrois est une contrée du duché de Bourgogne, ren-fermée entre l’Auxois, le Nivernois, la Puiíaie & laChampagne, Sc qui tire son nom d’Auxerre, qui enest la capitale. C Auxerrois a eu ses Comtes particu-liers , qui le vendirent à Charles V.
AUXESE. f. f. Figure de Rhétorique, par laquelleon amplifie une chose à l’excès. Voye% Amplifica-tion.
|fT AUXILIAIRE, adj. de t. g. Auxiliaris. Qui vient ausecours, dont on tire du secours. Il est particulière-ment usité pour désigner les troupes qu’un Etat ouun Souverain envoient au secours d’un autre Etat, oud’un autre Souverain. Un Souverain doit avoir plusde confiance dans ses troupes nationales, que dans lestroupes auxiliaires.
Cette expression peut être transportée dans le sensfiguré, pour marquer de nouvelles raisons qu’on ap-porte pour fortifier les premières , les moyens quiviennent à l’appui de ceux qu’on a déjà employés. Ily a des gens chez qui les injures font les troupes auxi-liaires de la raison.
ïfT L’épithète & auxiliaire se dit auísi en Pharmacie,d’un remède qu’on joint à un autre pour augmenterl’activité du premier.
En termes de Grammaire, on appelle verbes auxi-liaires 3 ceux qui fervent à conjuguer les autres, &à en former divers temps, tels que font les verbes être ,Sc avoir 3 tant en françois qu’en italien & en espagnol.Ils font communs à toutes les langues vulgaires del’Europe.
AUXO.Terme de Mythologie.& Hégémone étoientles deux Grâces que les Athéniens honoraient: ils n’enconnoissoient point d’autres.
AUXOIS. f. m. Alexienfis traclus. Petit pays du duchéde Bourgogne, entre l’Autunois, le Dijonois, l’Auxer-rois & la Champagne. La ville d’Alexia , si fameusedans les Commentaires de César, étoit autrefois dansce pays a l’endroit où nous voyons aujourd’hui lebourg d’Alizé. C’est du nom Alexìa que s’est formécelui d’Auxois. Voyez les Antiquités de Bourgogne 3par Pierre de S. Julien, pag. 21 y.
AUXONE. Auffona. Prononcez aujfone quelques-uns écrivent ainsi. Petite ville du duché de Bourgo-gne , à cinq lieues de Dijon. f!CF C’est le siège d’unBailliage. Son commerce consiste en vin, en blé & enbois.
AUX Y. Nom de lieu. Alciacum. Il y en a deux de cenom, tous deux en Artois, province de France. L’unest Auxy le Château , & 1 autre Auxy aux Moines.Le premier est fur FAuthie, qui passe au milieu. C’estun bourg qui a titre de Marquisat. Le second est unvillage sur la rivière deTernois, à une lieue au-dessusd’Hesdin. II s’appelle Auxy aux Moines 3 parce qu’ily a une Abbaye de l’Ordre de S. Benoît.
On appelle laine d’Auxy , des laines filées aux en-virons d’Ábbeville par ces ouvriers fileurs, qu’on nom-me Iîouppiers : elles font très-fines & très-belles.
AXE
A V Y.
AVY. s. m. Nom d’homme. Avitus. Saint ou, com-me on l’écrit, Saint Avy , étoit fils d’un Laboureurde Beauce. Baill. il fut Abbé de Micy, ou de SaintMeímin. Il y en a un autre qui le fut de Châteaudun*On appelle encore ainsi Alcime 3 Avit Eveque zVienne. M. Baillet écrit Avy 3 Sc M. Chastelain toujours Avit
A U Z.
AUZANCE. Petite ville de France, en AuverguGà douze lieues de Clermont.
|fT AUZAT. Autre petite ville de France, en Auvergne, à deux lieues de Mercœur. \
fJT AUZON. Petite ville de France, en Auvergne,deux lieues de Brioude.
AUZUBA. f. m. Grand arbre qui croît dans l’îlemée lìifpaniola. Il porte un fruit assez doux, HUfait tremper dans l’eau , avant que de le manger.
A X.
fçC? AX. Petite ville de France, dans le pays de Foix, ^l’Ariège, à quatre lieues de Tarascon.
AXA.
AXAPH. Ville de la tribu d’Aser, dans la Terre-Sain^'Voye -^ Achsajh. C’est la même chose. çt .
AXARAFE. C’est un des quartiers du territoire de ^ville, en Andalousie. Axarafum , Axarafinus P a ê U ^Il est au couchant de Séville, & son lieu ptiw CI Pest le bourg de Triana.
A X B.
0 CF AXBRIGE. Petite ville d’Angleterre, sur la rivi £Í ®d’Axe, dans le Comté de Sommerset.
AXE.
AXE. s. m. Axis. Terme de Géométrie & d’Astrono 111 ^C’est la ligne qui passe par le centre d’une sphère» ^d’un globe, comme la ligne qui traverse le globe d ^terre. Toute la machine du monde tourne Sc f alt ^mouvement journalier autour de cet axe. Les deuxtrémités aboutissent à deux points qu’on nom 1 ^ e JLstles. L ’ axe du monde va d’un pôle à l’autre en P a .; {par le centre. U axe de l’Equateur est immobile ’^ede l’Horizonest variable & mobile. VaxedaZo^^en traversant la terre, ne se termine pas aux P° eS £j e smonde; les pôles du Zodiaque font éloignés 1 £S ,P j.du monde de vingt trois degrés Sc demi. Entrie on dit Y axe déterminé ; Yaxe indéterminé > ^
conjugué;l’slAe secondd’une hyperbole. Voyeç^ - £lJbole. Le grand axe de l’ellipse est la ligne droite Qreprésente la longueur, & le petit axe , la lig ne ^ou-représente la largeur. On observe dans le Ciel n 11vement fort lent qu’on appelle , inclinaison de l ^
On le dit auísi des roues, cônes, cylindres , j| etres figures qui se meuvent en rond ; Sc 0 , ^ysin-en ce sens ejsieu plus ordinairement. Y!axe d’ l,n ^ j â -dre , c’est une ligne droite immobile, autourquelle en tournant un parallélograme, fa s v ° c ’eítforme un cylindre. C axe d’une section conissie, .une ligne qui passe au milieu de la figure, fi-
perpendiculaire aux ordonnées. C axe de q u Ç ^ c0 u-gure que ce soit, c’est une ligne droite q lie 1çoit passer du haut de la figure à sa base. . . ; a u-
Axe de circonvolution 3 c’est une ligne imag 111 } SCtour de laquelle on conçoit que tourne ull j^qu’un equ’en tournant il sait un solide. Ainsi on conÇ ° c£íC \ £ aií'sphère est faite par la révolution d’un demj- ^ Untour de son diamètre, & ce diamètre eu e , a ngl £cône est fait par la révolution d’un triangdroit, autour de sa perpendiculaire, & ^ g c onjU'On dit le second axe , ou Y axe droit, oU ulie ligu cgué dans les hyperboles & les ellipses. C e ^jjeu d§parallèle aux ordonnées, Sc qui passe par