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Tome premier. [A - BOU.]
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les font plus cîiamues, & ses fruits aussi gros que des 1•cerises ; ils ont un goût aigrelet agréable , & ils ren-ferment quelques oiselets tort durs, qui contiennentchacun une íemence. On confit ce fruit. On voit desa? croies blanches, mais elles íont rares. Cet arbre eítcommun en Provence & en Languedoc. En latin rnef-j>iius apii folio laciniato , ou mespilus Aroma. On legreffe íur l’épine blanche, ou fur le sauvageon de poi-rier, & sur le cognassier. Il y en a un qui vient du Ca-nada, dont les épines íont très-longues, & les feuillestrès-grandes. Il y en a aussi un blanc qui vient de Flo-rence, qu’on ne trouve qu’à Vcriailles, & qui ne dif-féré de 1 autre que par la couleur de son fruit.

LaQuintinie a di tA^erole pcssir A-çerolier 3 prenantle nom du fruit pour celui de Parure , comme il faitsouvent. Il dit ailleurs A^erolier. ’Ç'est une espèce d’é-pine blanche qui fait beaucoup de bois, & l’arbre estassez beau : ía feuille est un peu plus grande que cellede i’épine ordinaire, mais il ne rapporte pas tant.

AZI.

AZI. si m. Sorte de prefure composée de petit lait & devinaigre, dont on se íert en Suisse , particulièrement àGruyère & à Berne, pour faire le second fromage, quise tire du petit lait du premier.

ifT AZ 1 LHAN. Petite ville de France, en Languedoc ,à cinq lieues de Narbonne.

AZIMECH. f. m. C'est le nom que quelques Astrono-mes donnent à une étoile fixe qui s’appelle autrementEpi de la Vierge. Voyez Épi.

AZIMUT, f. m. Terme d’Astronomie. C’est un grandcercle vertical qui paste par le zénith & le nadir, &qui coupe l’horizon à angles droits. Verticalis circulushorirgontem ad angulos rectos intersecans. Or, commel’horizon est divisé par 3 6 o degrés, il donne lieu à dé-crire 360 afimuts. Ce mot est purement arabe. Cescercles font les mêmes que les rumbs des Mariniers ,marqués íur la Carte. On commence à les compter de- ■puis le point du vrai orient, ou de l'orient équinoctial,ct on continue en allant vers le midi juíqu’à 3 6 c. C’estdans ces cercles qu’on prend la hauteur des astres à tou-tes les heures.

Le nombre des afimuts n’est fixé ni à 180, ni à 360comme les degrés. Si cela étoit, tous les lieux qui íontentre deux degrés,n’auroient point òèasimut : ce qui estfaux. Mais les divisions que l’on fait fur les C artes, don-nent lieu à ces distinctions ; & quoique la division del’horizon en 360 degrés ne donne lic-u qu’à 180 grandscercles, cependant on compte 360 azimuts } parce quechaque azimut a deux dénominations, l une pour fhé-miíphère supérieur, & l’autre pour l'inférieur; car ilíeroit aussi ridicule de dire que Xafunut de nos anti-podes est le nôtre, que de dire que le méridien de nosantipodes est notre méridien. Le même afimut j quandil passe fur notre tête , est le nôtre, & quand il passefur celle de nos antipodes , il prend la dénominationd 'azimut éloigné du nôtre de 180 degrés. Il en est dememe du méridien.

Azimut , se dit aussi de l’arc de l’horizon comprisenfre le point du midi & le point de 1 horizon auquelun astre répond perpendiculairement. Ainsi Xafimutpeut être oriental ou occidental, selon qu’on observel’astre avant ou après son passage par le méridien.

AZIMUTAL, ALE. adj. Terme d’Astronomie. II ne sedit d’ordinaire qu au masculin. Il signifie , qui repré-sente , ou qui mesure les azimuts. Çìuod verticales cir-culos exhibet. Un cercle afimutal , c’est celui qu’ons’imagine ctre mené du point vertical fur l’horizon àangles droits. On dit aussi , cadran af mutai ■ & c’estcelui dont le style est à angles droits fur le plan del’horizon.

L’horizon asimutal de six pieds dë diamètre. Troi-sième machine de l’Observatoire de Pékin. Cet instru-ment , qui íert à prendre les azimuts, n’est composé qued un large cercle posé de niveau dans toute fa surface.La double alidade, qui en fait le diamètre, court tout lelimbe íeíon les degrés de l’horizon qu’on y veut mar-quer, & emporte avec foi un triangle silaire, dont le

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sommet paste dans la tête d’un arbre élevé perpendi*culairement íur le centre du même horizon. E- f- EComte.

AZINABAN. Terme de Philosophie hermétique. Ce sontles fèces qu’on rejette comme quelque chose d'nnpuLséparé de ce qui est pur, c’est-à-dire, de la pierre desPhilosophes.

AZINCOURT. Nom d’un village de Picardie. As} nC fjf"tium. Il est dans le Vimeux, près de la rivière de Bride,ct du bourg de Blagny.

fssf Ce lieu est remarquable par la victoire que lesglois remporterent fur les François en 1413- Chaned’Orléans y fut fait prisonnier, ct le Connétable d A 'bret qui commandoit notre Armée , y sut tué , a y eCplusieurs Princes du Sang ct une partie de la NobleHe-

AZIOTH , AZUTH. Nom d’une ville d’Egypte. AV°\tha 3 A%utha> anciennement Bubasi us, Bubasisphefius. Elle est fur leNil, à 7 ou 8 lieues au midi deManfelout.

AZIRUTH. Nom d’une ville d’Egypte. Ayyrutha j 'pselon quelques Géographes , anciennement Ars n ° e 'Elle est íur la mer Rouge , à 13 lieues au midi de

• Suez.

AZMAVETH. Nom d’une ville ou petite contrée volsine de Jérusalem. A^maveth. .

|set AZMER. Province du Mogol, avec une capitale demême nom.

A? AZOLO. Ville d’Italie , dans le Trévisan , pre Ssource du Musone.

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A Z O.

AZONE. adj. Terme de Mythologie. C’est une épitb^®que l’on donne aux Dieux, qui ne sont point les Lvinités d’un pays particulier , ni révérés par c£C 'tains peuples , mais reconnus en tout pays ,.adorés par tous les peuples. C’est pourquoi les Lat 11 ^les appeloient Dii communes. Ce mot vient de 1 ’* P rl _vatif ; ct , Zone, contrée,pays. Ces Dieux As ^nés étoient placés au-deílus des Dieux visibles &sibles, qu’on nommait Zonai , qui habitoient less ^ries visibles ct sensibles du monde , & ne forte 11 '^point du quartier, cu de la 'Z one qui leur étoit ^tribuée. Píellus dit que les Dieux Axones ouques , A’t«yia/o;, chez les Egyptiens croient Serap ^Denys ou Bacchus, & la Chaîne d’Csiris. }"oytfP. Kirker. (Edip. JEgypt. T. III 3 p. roi. . .

Les Axones font aussi des peuples d’Assytie û ul ^bitoient dans le pays qui arrofoit le fleuve Ly cUSétoit la montagne appelée Thannutis. s j 3

f/LF AZOO. Capitale du royaume d’Azem, située Urivière de Laquia, qui arrose tout le pays. : te

HéF AZOPH. Ville de la Turquie d’Asie, dans la P eTartarie, àlembouchure du Don.

AZOR. Voye^ Asor. 0 j n t

AZORES. îles. Voye\ Açores. Nous réécrivons X& nous ne prononçons point en françois A\<A cS 1Açores. r\à-

KTâjE. í. m. Terme de Chimie. C’est ainsi que * eS tmistes appellent la matière première des meta* 1 *' v ffblanchissant le laiton , c’est le mercure cu l’ aí ® {Ra-des Philosophes. A\ot & le feu te íussiíessi ' > siiífi'dire, que le feu & le mercure purgé ct préfet,sent au Sage pour conduire l’œuvre à fa p e! *' e ■ . j laAzot , signifie aussi le compost, quand il est altlnoirceur. llC he

fCT AZOTE. Nom que les Grecs donnent tm est

de la Septuagéfime , parce que l’Evangile de e e 'la parabole de Pensant prodigue: ce que si-ssi neJ lTne 'le terme, d ’A^ot. Ils le nomment aussi P ro JF' í0 - t j up.eAZOTE. A'çotus. Ville de Palestine. A'çote ^g^miedes cinq Satrapies desPhilistins. Le Géograph^-j^-eut

ditqu’elle fut bâtie par un des Phéniciens q ul f Hû

Ma»

la Mer rouge pour s’avancer vers le Nord,donna le nom de ía femme, qui s’appelort C t p 01 ntcela ne convient point , puiíque A’çotes L ^ q U e cCaux Phéniciens, mais aux Philistins. Il íV^yraiq 11 í!lnom signifie chimère, autre erreur ; car n e nril sA( ú[Phénicien sqj?, aça signifie une chevr't ,