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Tome premier. [A - BOU.]
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6c) 2. BAC

Ensuite avec solennité

Toute notre bachique bande

But un grand verre à tasanté. La Chap.

BACHOT, s. m. Petit bateau qui sert à passer les riviè-res pour les gens de pied , Sc qui est auiîì de íervicepour porter les cordages des grands bateaux, ou lesdécharger. Cymba.

BACHOTAGE, f. m. Conduite d’un bachot. Emploi deceux qui ont droit de voiturer fur la rivière, dans desbachots.

BACHOTEUR. f. m. Batelier qui conduit un bachot.Il y a une Sentence de Ville du 20 de Sept. 173;, quicondamne un Bachoceur en yo liv. d’amende, pouravoir conduit dans son bachot au-dessous de Paris,vingt-trois personnes au lieu de íeize, portées par lesOrdonnances Sc Règlemens, & qui lui fait défeníes derécidiver, à peine d’être exclus pour toujours du Ba-chotage , Sc de plus grandes peines, s’il y échoit. Merc.Déc. 17 3 S‘

BACHOU. f. m. Espèce de vaisseau de bois, large parle haut, & qui va en étréciílant, dans lequel les Boyau-diers portoient les boyaux de la boucherie dans leursateliers.

BACHTAN. Nom u une pierre que les Ismaélites, c’est-à-dire , les Arabes, adoraient autrefois comme uneIdole de Vénus. Ils disoient qu’Agar avoir conçu Ismaëlínr cette pierre, ou bien qu’Abraham y attacha sonchameau quand il voulut íacrifier Isaac. On y avoirreprésenté la forme d’une tête. Voye? Euthvmius Zi-gabenus dans ía Panoplie, & dans le catéchisme desSarrasins, ou bien Seldenus, de Diis Syr. Synt. II.C. 4.

(fT BACHU. Voye\ Baku.

BACIAN. Une des principales Iles des Moluques. Ba-cianum.

BACICOTER. v. a. Vieux mot. Tromper.

BACIEE, ou FENOUIL MARIN. f. m. Crète marine.Crithmum , ou Fceniculum maritimum , creta marina.Plante ombellifère qui croît fur les côtes maritimesdans des fentes de rochers, ou auprès des vieilles ma-sures , Sc q u'on cultive dans les jardins. Sa racine estlongue , épaisse, blanchâtre, vivace, d’un goût & d’uneodeur acre, agréable, cependant aromatique; íes feuil-les font à peu-près íemblables à celles de la queue deporreau, toujours découpées par trois íegmens courts,charnus , d’un vert de porreau, & d’un goût salin Scaromatique : sa tige est haute d’un pied, branchue àson extrémité , Sc garnie de feuilles plus petitesque celles qui partent de la racine. Ses fleurs font enombelles, blanc sale, petites, & ses fruits font com-posés de deux semences ovales, aplaties & créneléesfur leur dos. Cette plante est apéritive, diurétique.On la confit dans le vinaigre, Sc on la mange en sa-lade ; elle excite l'appétit.

B AON ET. s. m. Sorte d’armure ancienne. On trouvedans Monstrelet : y avoir six bannières & deux cens ba-cinets , ítx cens 'tribaux ou petaux. Selon Faucher, cesbacinets étoient des chapeaux de fer aflez légers, queportoient les soldats, qu’on zppeìoit bacinets , dunomde cette forte de chapeau. Ainsi on disoit six cens ba-cinets j comme on dit quelquefois, il y avoir cent cui-rasses; pour dire, cent hommes armés de cuirasses,fjCF BACIQ-SARAI. Voyei Bacca-Sarai.

BACIS. C. m. Taureau consacre au Soleil, qu’on adoraità Hermunthi, ville d’Egypte. Macrobe dit qu il chan-geoit de couleur à chaque heure du jour, & que sonpoil croissoit en haut, ensorte qu’il étoit toujours hé-rissé, contre 1 ordinaire des autres animaux.

BACKWEEN. Bourg , ou petite ville des Pays-Bas,dans la province de Friíe, dans l’Osterland, près d’ungrand Marais.

|íéF BACKOU, dans la plûpart des cartes BRACCOW,vu BRA 1 SLOW. Ville de la Moldavie , fur la ri-vière d Arari , proche les frontières de la Valachie.

BACLAGE f. m. T. de Commerce de rivière, particu-lièrement en usage fur les ports de la ville de Paris. Ilsignifie l’arrangement des bateaux dans un port, quel’on y tait entrer les uns après les autres, pour farte la

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vente des marchandises dont ils íont chargés. Onle dit aussi du droit qui se paye à ceux qui sont chargesde cet arrangement. Navicula in portu collocatio.

IjjtéF BACLAN. Contrée de Perse,dans le Chorassan, versla rivière de Gihon, ou Gihun.

BACLE. s. m. Nom d’iiomme. Baculus. S. Bâcle est undes cinq protecteurs de Sorente, dont il a été Eveque.Son nom signifie la même chose que Scipion. ChasT-C’est-à-dire, bâton. „

BACLER, v. a. Fermer une porte ou une fenêtre avec chai-nes, barres , barreaux, ou autres choies. Ligneam p r0peffulo subscudem foribus obdere , catenis , repag u ^ sobjlruerej occludere. Ils’est dit originairement des p° rts& des rivières, lorique le paflage en est fermé & b° u 'ché , ou par des bacs ou des bateaux, ou par les glaces?ou par des chaînes & des barrières. Il s’est dit ensuite d etoutes sortes de passages Sc d’ouvertures, comme d eportes de boutiques, de fenêtres. En temps de guerreon bâcle les portes. En temps de peste on bâcle les mai-sons & les boutiques où il y a eu de la contagion. On barcle les portes par derrière avec des barres & des che-villes.

Bâcler un bateau. Terme de rivière. C’est le placer dansle port, le mettre en lieu commode & sûr pour la charge& décharge des marchandises, Sc l’y arrêter avec descables & cordages aux anneaux de fer destinés à cet ma-ge. Naviculam in portu collocare.

Nicot croit que ce mot vient de baculus 3 Sc de barculare.

flCF BACLER MS affaire j au figuré, la conclure, l’arreter-Expression populaire.

Baclé,ée, part. Occlusus 3 obseratus Ugneâsubscaa e >catenâ ferreâ.

On dit figurément Sc bassement, c’est une affaire barclée , c’est-à-dire, conclue & arrêtée, enn’y peut pi^revenir.

BACON. f. m. Vieux mot François, qui se disoit d ul *porc engraiílé Sc salé. Il est encore en uíàge dansq l,eques Provinces. Du Gange le dérive de l’Anglois bacosou de baccho Sc bacho , qu’on a dit dans la baffe la°nité en la même signification. Chorier dit qu’il vie®du mot grec H*st. On juge par cet Auteur que bac°se dit encore en Dauphine. .,

T BACONISME. f. m. Philosophie de Bacon, ss 11premier combatoit la Philosophie de l’École.

$dr BACOTI. L f. Nom de la grande Magicienneles peuples de Tonquin consultem , outre les d eUMagiciens Tai-Bou Sc Tai-Phoutoui. Lorsqu’une m el saprès la mort de ion enfant, veut savoir en quel exaest son ame, elle va trouver cette Bacoti, qui s eí j tfauísi-tôt à battre son tambour pour appeler l’anj e ^défunt, qui ne manque pas de paraître devant fy.,de lui dire si elle est bien ou mal. Mor. qui estevernier. Voyage des indes.

BACQUET. Voye% Baquet. . ulie

BACS. f. m. pi. On nomme ainsi dans les sucretf eS -j eespèce de grands coffres de bois, dans lesquels 011 "le sucre au sortir de l’étuve. < 1S

BACTES, ou BABACTES. f. m. Surnoms dequi signifient, crieur , criaillent, de b«?"’ > C slicntparce que les gens qui ont bu, crient ordinalbeaucoup. je

BACTRE, Bactrus. C’est, selon quelques A utcL î v ’j]|enom ancien d’un fleuve qui a donné son nom a jj ede Baclres. Ils ajoutent que c’est celui qu’ouaujourd’hui Bâcher a nigro, ou celui que Sa-

dernes nomment Buschiun; qu’il se jointauGe» ‘^ uCumai (e{Exercitat. in Solinum 3 p. p 8 y, ) a P ïClC '\ c jioJU'les Anciens n’ont jamais parlé d’un fleuve qm ^^dumoi t Bactrus 3 que Solin, qui en parle, a ma ‘ quePline, Sc mal ponctué le texte de cet Auteur ^ jjs,ç a été la source de cette erreur. Mais Lucain, le

v- 267 j avoir-il aulsi mal ponctué Sc mal

- — — — -- 0 _ Cm' ce »

texte de Pline, lui qui vivoit avant Pline ? v" p^clrus

qui vivoit en même temps que Pline, dit que st0lT1 à

passoit au milieu de Bactres, Sc donnoitcette ville & à toute la province. p0l y la

Bactre , se met aulsi quelquefois au singulstville de Bactres, qu pgur La Bactriane.