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veinions devant le Prévôt de Paris. Louis XI donna cettec large à Jacques Coitier son Premier Médecin, &lesettres furent registrées au Parlement pour la première, 01s ? c í u oiqu’avec peine, le io Janvier 1482.. Tels font2S titres du Bailli d u Palais , qui d’abord fut appeléoncierge, & n’étoit en effet que le Concierge du Palaisn Roi; eníuite fous Charles VI, il prit le titre de Ca-pitaine , ou Gouverneur. Juvénal des Uríins, Chance-ler de Guyenne, & homme de qualité,ayant été pourvue cette charge en 1413, par Charles VI, méprisa cetitre, Lc fut le premier qui prit de lui-même celui dej aiL à Palais, qui fe trouve dans f arrêt du Parlemente M6;, & qui fous Louis XI, en 1482, n’étoit pas ce-pendant encore bien établi ; puisque ce Prince joint lesp CUx noms de Concierge & de Bailli dans les Lettres-atentes données à son premier Médecin. Dès sélection,/ ardes Régent attribua à cet office toute Seigneurie,p U , .ce, Juridiction moyenne & baise, dans forclos dua . aj s 3 mais on lui ôta les cas capitaux en matière cri-jnelle. Depuis long-temps il est constamment en pof-. °n de toute la Juridiction civile, même dans les casffiri font de la haute Justice. :Foye ç la Mare, Traité des Police j L. I, T. IXj C. f. Il traite fort exactement** fort au long du Bailli du Palais.
R y a une Ordonnance de S. Louis qui défend auxfaillis de fe marier, ni de faire des acquisitions dansRendue de leurs Bailliages, ou Baillies, pendant l’exer-Clce de leur charge, ni pour eux, ni pour autrui, fansP Win il hon du Roi ; & comme ils n’éroient point consti-j Ues en titre d’Office à perpétuité, & qu’ils n’exerçoient, eut charge que par commiffion, ils étoient obligés deetsteurer 40 jours fur les lieux après avoir fini leurr Xe rcice, pour répondre aux plaintes que son voudroit•tire contre eux.
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de Ll < “Ì IAT£LAin 5 dans la coutume de Senlis, est le Jugejx i S( j aU cs d’appel en la Seigneurie & Justice subalterne,g £La urié R e .
Che I fs^ ON i VEKTUE1LS ’ dans l’Ordrede Malte, font lesde la R C | S . Langues, qui résident dans le Couvent?hgion de Malte. Les Baillis Capitulaires fontv qui polfédent les Bailliages de l’Ordre.
- *? a PPelìe auiìì dans f Ordre de Malte, Baillis 3 lesl Ord P a *" lK Conseillers, & Commandeurs de
fpNj Bailli, f. m . C’est une des,grandes Dignités derdie de Malte. La charge de Grand Bailli est uni-ruf r c rt T Che f a H Langue d 1 Allemagne, dont il est leChef. Sa Juridiction s’étend fur la Cité Vieille , an-cienne capitale de f rie & du château de Goze, lorfqu’ilappartient a 1 Ordre, & du château de S. Pierre dans laR Garie. Vertot.
Railii de VEmpire. C’étoit autrefois le Gouverneur ouRégent de l’Empire, comme il paroît dans une Lettre deHenri de Flandre à InnocentIII, où il dit, les Princes,les Barons & les soldats m’ont élu Bailli de f Empire.Mlu Errant , c’est en Angleterre unOfficier de Justicestue le Shérif envoie dans les lieux de fa Juridiction si-gnifier fes ordres. Harris. C’est ce que nous appelonsUn Huissier, un Sergent.
On dit aussi Bajuli Abbatum ; pour dire, Officiers0rn eftiques.
c Borel dérive le mot de Bailli du grec , qui signi-e conseil. On n’a commencé d’ufer de ce nom que duetn P* d u Roi Jean. Cambden, Scot. p. 6çq , prétendâ un terme du bas Empire né en Grèce,âe-là a passé en Sicile & en France, & quai signifie°’jcrvateur. Il est certain que l’on trouve BajulusP°uru n Juge, P rotor ; que l’on trouve ensuite Bailus 3ans l e même sens; que de-là il est aisé qu’on ait faitp LVus j en transposant l’i, Voyez Acl. Sancl. Malia ' ; -» P- 39 t . T). 64. E. Dadin de Hauteferre, aprèsç 0lt montré qu’on avoir appelé les Précepteurs &j uuverneurs des Princes, & même à ce qu’il prétend,f,t S Pmriculiers, Bajules , Bajuli , dit que fous la rroi-jf 1Tlc r ace de nos Rois, ce nom passa de fécole dans lejjUTeati, &-qu’on le donna aux Juges, parce qu’ils fontc s Gouverneurs dn Peuple. De Ducib. & Comit. Prov.
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> est aussi un nom de quelques lieux, dont les dimi-d o-,ne I,
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nutifs font Bailleul & fíaillolet. Ce mot vient du cel-tique Bah j, qui signifie une avenue d arbres. Defcript .Geograph. & Hijl. de la Ilaute-Norm. T. 1 3 p. q 0 8.
BAILLIAGE, f. m. Prononcez le premier a bref, & leslettres illi qui suivent, comme si ce n’étoit que deux llmouillés. Terme de Palais, Juridiction d’un Baillidans certaine étendue de pays, de Seigneurie. Protonsperegrini _, ou Balivii jurisdiclìo. Bailliage Royal. •Bailliage subalterne. Il y a tant de bourgs dans ceBailliage.
. Dans la basse latinité on trouve B a. lia , pour signifierce nom. Innocent III, Liv. II j ep. 2s2. Propositu-ras 3 quas Balias vulgariter appellatis ; paroles quimontrent que ce nom étoit en ulage dès le XII e siécle.
Bailliage, est auíli le lieu où le Bailli tient fou Siège,(.CT & le Tribunal composé dc Juges qui rendent laJustice au nom du Bailli , ou avec lc Bailli. Baliviicuria , tribunal b alium. Procureur du Roi au Baillia-ge. Plaider au Bailliage. Je vais au Bailliage.
Bailliage, est aussi dans f Ordre de Malte, la premièredignité après celle du Grand Prieur. Il y a dans chaquegrand Prieuré un Bailliage. Dans le grand Prieuré deFrance il y a le Bailliage de la Morée, Sc la Trésore-rie. Le Cheí-lieu du Bailliage de la Morée est la Com-manderie de S. Jean de Latran à Paris.
Bailliage, est aussi un terme de Géographie, qui signifieun certain pays soumis à la juridiction d’un Bailli. Il ya quelques Provinces qui fe divisent en Bailliages. LeBailliage de Locarno, le Bailliage de Lugano, appar-tenoient autrefois au duché de Milan, maintenant ilsfont aux Suisses.
BAILLIE, f. f Terme de Coutume. C’est un vieux mot,qui signifioit autrefois, tutèle, garde & administration;régence, gouvernement, autorité; avec cette différence,qu’on difoit bail ou baillie _> pour tutèle eu ligne col-latérale, & garde-nolle , ou bourgeoise 3 en ligne di-recte. Tutela pupillorum. On difoit autrefois, que lesRois mineurs étoient en baillie 3 quand leur éducation8 c f administration de leur Etat, étoient commises à laReine, ou aux Grands du Royaume.
Baillie, signifioit aussi ce qu’on appelle aujourd’hui bail-liage ; c’est-à-dire, le territoire dans lequel chaqueBailli a le droit de rendre la justice. Protons peregrini,feu Balivii jurïsdiclio , Diœcess. L’ancien Coutumierde Normandie porte que le Bailli n’a pas le pouvoirde faire justice hors de fa Baillie. Ce mot étoit très-commun des le temps du Pape Innocent III ; car dansune de fes épîtres il est parlé de proposituro _, quasvulgariter Bíillias vocant* Pafquicr affirme que 1 011 necommença à user du nom de Bailliage, que fous lerègne du Roi Jean, Lc même fort sobrement. Cepen-dant Tancienne coutume de Normandie, qui fait men-tion de. Baillie , qui est la même chose que Bailliage 3a été rédigée par écrit sous Philippe le Hardi, qui ré-gnois avant le Roi Jean.
BAILLIE, pour BAILLIVE, f. f. Est la femme d’un Bailli.Ballivii uxor.
Fjus irei visiter pour votre bìen-veme,
Madame la Baillive, & Madame P Elue. Mol.
La Fontaine a dit, Baillie.
Fitre sœur paye à Frere Jubry,
La Baillie au Pere Eabry. La Fontaine.
Nouvelle des Cord. de Cat. p■ 22 du 2 e to. desesContes.
II faudroit toujours dirç Lc écrire Baillie^ pariaraison alléguée au mot apprenti. Baillis d’où fe for-Moit Baillrve3 est aujourd’hui hors d’ufage. Quoi-
Tu’il en soit, l’uíagc est pour Baillive 3 Lc 1 on 11e trouveque cc mot dans le Dict. de l’Acad.
Baillie, f. f. Vieux mot. Puissance, Seigneurie. O11 a diten ce sens balliva dans la basse latinité.
Tou\ U miens cuers rcmainr en fa Baillie.
CTia s tel deCoucv.
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