O A î
715 b a L
peu près 140 milles d’Italie. La Maitinière, furies no-ies duquel on réforme cet article où l’on mettoit aumot balai ce pays 2400 milles plus à l’Orient qu il nepeut erre , selon M. Paolo, soupçonne que ce royau-me de Balajjie , n’est pas distingué du Caudahar. La■situation entre un cercle de hautes montagnes convientallez à l’un & à l'autre.
BALASSOR. f. m. Etoffe faite d’écorce d’arbre, que lesAnglois apportent des Indes Orientales.
BAT AST. f. m. C’est un amas de cailloux & de fable quel'on met à fond de cale, afin que le vaisseau entrantdans 1 eau par ce poids, demeure en aiììette. C’est cequ on appelle autrement, les, oupointillage.
BAL ASTRE f. m. On nomme ainsi à Smyrne les plusbeaux draps d’or qui fe fabriquent à Vcniíe, & queles vaisseaux Vénitiens portent dans les Echelles du le-vant.
BALATAS, f. m. Grand arbre de l’Arnérique qui sertà la charpente & autres gros ouvrages. Son écorce estmince & peu adhérente, & la feuille en est petite, forte& raboteuse. C’est un bois sec, rougeâtre , qui a íesfibres longues , pressées & le grain gros. Il s’équarritplus facilement qu il ne le ície. Les grands portent jul-qu a trois pieds & demi cl’équarnliage, & le P. Labatdit qu’ilen a fait débiter un a la Guadeloupe , qui avoirplus de cinq pieds, étant équarri , & quarante-dcUApieds de tige.
CL? BALATIMORE. Foyer Baltimore.
BALATRON. f. m. Vieux mot, qui signifie dibauché.Acron ancien Grammairien, & Commentateur d Ho-race, rapporte différentes étymologies de ce nom, queLambin & les autres Commentateurs de ce Poe te ontcopiées d’après lui. i°. Il dit que ce nom vient de Servi-lius Balatro , dont Horace parle, Lìv. îï, Satyr. S.Ce fut un fameux débauché de Rome, ce qui ficqu’ondonna son nom à tous les gens de même forte. Acronajoute qu’on trouve aussi baratrones , d’où balatropeut s’être formé ; enforte qu’on ait appelé les débau-chés baratrons , parce qu ils jettent leurs biens commedans un gouffre, in barathrum mittunt. Il dit encorequ’ils ont été appelés balatrons du mot balatus , bêlement des brebis, pour marquer que ce font des gensqui ne diíent que des bagatelles, vaniloqui , ou bienque ce íont des goinfres, de grands mangeurs, qui dé-pensent tout pour leur bouche. Un autre commenta-teur plus récent , crcit que ce mot peut venir de bla-tero, qui signifie un grand parleur, un babillard. Spelmanle fait descendre de la'aie , danter , balatro, un dan-seur. Ce terme passa dans notre langue, & l’on a ditque Henri III, Empereur chasia les farceurs, les bala-trons , &c. Mais il ne fe dit plus. Les Italiens appel-lent encore balatrons les gens de néant, que nous ap-pelons belîtres, peut-être au sens que Sextus Pom-peius lui donne, en disant que balatrons signifie lestaches de boues, les crotes qui s’attachent aux pieds& aux habits d’un homme qui va à pied.
§ 3 “ BALAUSTE. f. f. Terme de Pharmacie. On donnece nom au fruit du grenadier sauvage. Les hSlauJlesfont astringentes,elles arrêtent le cours de ventre, lesgonorrhées, les crachemens de sang, & conviennentdans les hernies. Lemery. Les plus belles font
celles qui ont des fleurs larges, de la couleur d’un beaurouge velouté. Eoye% Grenade & Grenadier.
BALaUSTïER. f m. C’est le grenadier sauvage. Il y ena de deux sortes, le grand & le petit. En latin, ma-lus p unie a. JylveJiris , ou balaustium. Voye £ Grena-dier.
BALAYER, v. a. (Prononcez Baleyer. ) C’est rendrenette une chambre , une rue, en oter les ordures avecun balai. Verrere , converrere.
Balayer, íe dit auísi des habits longs, qui traînent &amassent ìes ordures à mesure qu’on marche.
D-une robe à longs plis balayer le barreau. Boit.
Balayer, en termes de guerre, fe dit figurément pourchaster ceux qui font dans un poste pour le défendre.Balayer le rempart, balayer la tranchée , c’est tuerou chasser tous ceux qui ìes défendent. Ejicere , ex-
B A p
pellere , vacuare , vacuefacere. Les assiégés firent unesortie, & en un moment ils balayèrent toute la tran-chée.
On dit proverbialement d’une personne dévote,qu’elle balaye l’eghle, quand elle en sort la der-
niere.
On dit que le vent du nord balaye l’air ; pour dire»qu’il nettoie l’air, qu’il en chaste les nuages.BALAYE, LE. part.
BALAYEUR, EUSE. f. Celui ou celle qui balaye. Sco
parius. Balayeur de temple, est originairement la 7me chose que néocore, qui a maintenant une autre ^gnification parmi les Antiquaires. Car le mot àeneocore, qu’on trouve íi (cuvent lur les médailles g reCques, est un titre que plusieurs villes grecques & ^habitans ont pris pour marquer qu’elles s’étoient fvouées & consacrées au culte de quelque Divinité, Lqu elles prenoient un iuin particulier de leurs statues»de leurs temples, des sacrifices que l’on faifoit fur l £UfSautels, tk des jeux qu’elles célébraient à leur honneur*C est en ce sens que la ville d’Ephèle est appelée tteOco e de diane dans les actes des Apôtres, & que P 1Usieurs autres villes, ccmme elle, fe diíent auisi fut l eUmédailles grecques, & dans les inscriptions, Néocos sdes Empereurs, à cause des temples qu’elles avoie
bâtis, & des jeux qu’elles célébraient a leur honneur»
de même que du foin qu’elles prenoient de les entre^tenir. Néocore vient du grec Ntuxfpo» ,qui signifie pf ^prement balayer le temple, & dans un sens plus ynotable, la même chose qu ’uEdituus chez les La tlIlS ’& Sacristain chez nous. , -
BALAYURES, f. f. pi. Ordures amassées avec le b 3 * 3 'Purgamenta , sordes. .
Balayures , ou Balyures , en termes de Mer, font p 1 ^sieurs choses que la mer jette íur ses bords, connue ^la mousse, & ce que les Pilotes appellent ovasnas. O11 dit que ce fameux Pedro Serrano , qui firstage en une île déíerre, c.u’on a appelée depub J ^ranìlla , vivoit des balayures qu il ailoit rainai'^
, long de la mer. . 1
BALAZÉES , ou SAUVAGUZEES de Surate, f 7 ^Toiles blanches de coton qui fe fabriquent dans cville du Grand Mogol, & aux environs. , c
fCT BALBANIN , on ALBANIN. Nation partlcu^de Grecs ou d’anciens Egyptiens qui fe retireresttla Nubie & dans la ville d’Afuan cn Thébal'de,
que les Mahométans íe rendirent maîtresils font profession de la religion chrétiennesecte des Jacobites
lod*
de
UVJ ClrVVa L'A C V-J»
BALBASTRO. Barbaslrum. Ville épiscopale
dans l’Arragon, fur lq^rivière de Vere, auprès ^embouchure dans la *Cinca. Quelques-uns P rc olJdent qu’elle a été nommée autrefois Bergii ujn>Belgida. . £.
P-éP BALBEC. Ancienne ville de la Turquie, en A^guetuée dans la Syrie du Liban, au bour dune s<plaine, presque toute environnée de hautes * j cSCette ville étoit autrefois considérable. On y po-plus beaux restes d’antiquités qui soient dans t0 jeunerient. Quelques Auteurs la prennent pourj 31 j-lé"Palmyre : le plus grand nombre, pour l’an cicnHopolis. yf.
BALBUTIEMENT, f. m. Prononcez BALBU t CIM ^Défaut d’organes qui fait balbutier. L'mg u£ _^- v j paftìa , vel titubantia. Un esclave More P 0 v UL j u roin-son maître, s’étant sauvé dans l’Eglife, P reS se (pestbeau de saint Loup , ce maître, fans ancnn ^pour ce saint aíyle, l’cn rira avec fureur, j t pasce Loup enfermé dans son fépulchre, no 111 jj port-" 1la pare dehors pour l’arracher de ses mains- c0ll ran cdès l’heurc même la peine de son blafph 1 ' 111 ^, pelantdans le Temple comme un furieux , & g u tít ,nen jqu’en hurlant. Sa femme effrayée de son f lin pre'Sc de fes violentes agitations, offrit aux 1 r ^^rs psi c 'sent considérable, dans l’eípérance que P 3 ! £Ul - e ux 1111res elle obtiendrait de Dieu pour ce ma i an t bj u 'prompt íoulagement. Ses vœux furent ce P - s s 0 uP crCtiles : il mourut dans son péché, aptes a