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Tome premier. [A - BOU.]
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^2.2. BAL

nin, l’Orke, & le Poisson noir, lequel tâche de lui ou-vrir le ventre avec sa scie , ou bien d’entrer dans fagueule pour lui emporter la langue. Ambajs. des Holl.

-à la Ch. P. II 3 pag. pç .

Ce mot vient du grec <p«a«<*« , ou /?«>«»«, selonì’ancienne coutume des Grecs, qui disent, par exem-ple , , pour iSJÇoí. C’est le sentiment de Festus. On

ajoute qu’elles font appelées de ce nom, à cause qu’ellesjettent tort haut Peau de la mer , car en grec as.vsignifie jetter 3 lancer. D’autres font venir ce mot pha-laina de qui signifie en grec reluisant. La ba-

leine est un animal à poil, & ses poils reluisent de loinsur sa tête. On pourroit encore ajouter que la baleineest appelée par les Grecs phalaina de -p»v°-, relui-sant , à cause de certaines taches blanches qu elle a quiparoissent de fort loin. Selon le P. Pezron balaina ,halene est formé du celtique balen 3 & selon Voisins,de Idol. Lib. IV, cap. 22. <p«Aai*« vient du chaldéenyVi , avaler 3 parce que cet animal avale un hommeentier.

Une baleine qui reçoit dans fa gueule ses baleinonspour les défendre des tempêtes, comme le dit Philoí-trate dans la vie d’Apollonius , Liv. II 3 ch. 7 & ce motQuosperdere visa 3 tuetur 3 fut la devise qu’on donnaà Victor Amedée Duc de Savoie, après son expéditioncontre le Duc de Nemours.

Baleine. On appelle autsi de ce nom toutes les partiesde la baleine qui fervent, ou à mettre dans les corpsde jupe, ou à faire des parasols, & des éventails , desbuses, des baguettes, des paniers, &c.

La chair de baleine est de mauvaise odeur , & très-difsicile à digérer, autsi n en mange-t-on pas : il n’y aque les peuples qui habitent proche le cap de Bonne-Êípérance qui en mangent quand ils en peuvent avoir:elle convient assez à leurs estomacs robustes & peu dé-licats , qui Raccommodent d’intestins crus & puants ,& qui les digerent comme les choses les plus tendres6 c les plus agréables. Rondelet dit que la langue de labaleine est d’un bon goût.

Baleine. Terme d’Astronomie. O'est le nom d’une desC onstellations méridionales. Elle est composée de vingt-deux étoiles , dont dix font de la troisième grandeur,huit de la quatrième, & quatre de la cinquième : laprincipale est dans fa mâchoire- Elle est de la naturede Saturne, & de la seconde grandeur. David Fabri-cius découvrit, dans le cours deìa.baleine 3 unc nouvelleétoile qui s’est montrée 6 c cachée plusieurs fois. Elleparut en 1648 & 1662. Ismaël Bouilia'ud en a décritle cours & le mouvement, f;CT Selon le catalogue Bri-tannique , la baleine est composée de 78 étoiles.

|CF Dans la Mythologie, Laomedon , pour apaiser Nep-tune , sut obligé de sacrifier sa fille , & de l’exposer àun monstre marin pour en être dévorée. Héfione fut dé-livrée par Fícrcule , & le monstre marin, suscité parNeptune, fut changé en la constellation dont on vientde parler.

BALEINON, ou BALEINEAU, s. m. Ce dernier estplus usité. Petit de la baleine. Balanœ vitulus. Quel-ques-uns écrivent balenon fans i. Il y a des halenonsde z 3 pieds de long.

BALENAS f. m. Le membre de la baleine qui sert à lagénération: ce qui est particulier à cette sorte de pois-son , qui engendre comme les animaux terrestres.BALERIE. f. f. Vieux mot. Danse.

BALESTRILLE. Terme de Marine. C’est un instrumentavec lequel on prend les hauteurs: on l’appelle autre-ment arbalète , ou bâton de Jacob.

BALEVRE. f. f. Lèvre d’cnbas. Labruminferìus. Paíquierdérive ce mot de bis labra. On ne le dit plus en cesens.

Balevre, en termes d’Architecture , est ce qui excèded’une pierre fur une autre, près d’un joint, dans ladouelle d’une voûte, ou dans le parement d’un mur,& qu’on retaille en le ragréant. C’est autsi un éclatd’un joint crevé, parce qu’il est trop ferré.

Balevres , en termes de Fonderie, font des inéga-lités qui se trouvent quelquefois fur la surface des piè-ces fondues occasionnées par les cires & les jointures(les assises j ôi qu il faut ensuite réparer.

BAL

BALHOAVA. s. m. Ternie Je relation. Religieux P&l-

tent parmi les Arabes. Il y avoir un de ces Calencìeique les Arabes nomment Balhoava 3 que le hmp iepeuple honoroit comme un Martyr qui avoir un cime"terre fiché dans les flancs, qu’il tenoit par la garde,trois broches de fer comme de grosses lardoires, q ullui traveríoient les muscles du bras _, avec un p anache fiché au milieu du front. P. Roger.

BALI. Ville capitale du Royaume & de Pile de cenom, fur une rivière qui a son embouchure sur la coteoccidentale de Pile, dans le détroit de Balnmbuan.

Bali , (//Ze de) que quelques-uns nomment aulu apetite Java 3 Java minor 3 est l’ïle la plus proche ela grande Java à l’orient, dont elle n’est séparée q uepar le détroit de Balambuan.

Bali. Royaume au midi oriental de l’Abiísinie, donil fait partie , quoiqu il n’appartienne plus à l Empcreur des Abiisins, borné à l’orient & au midi parroyaume d’Adel, à l’occident, par celui de Fataga 1 >Sc au nord, par ceux de Gan 6 c de Dawaro.

BALIE. f. f. Quelquefois adj. On dit autsi Bali, f lD ’C’est le nom de la Langue savante des Siamois. T° ules livres qui traitent de la religion de ces peuples ’font écrits en langue Balie. En cet endroit il est a£ U eCtif. Il n’y a que les Docteurs Siamois qui entende 1la balie: il est ici substantif. La religion des Siam 0 ^est fort bisarre, & on ne la peut parfaitement con jl°j atre que parles livres écrits en langue balie 3 qui etlangue que personne n’entend, hors quelques-uns ^leurs. Le P. Tachard. Le nom de balie vient de ala 3 mot chaldéen, qui signifie avoir vieilli 3 parce stc’est une langue morte qui s’est conservée chez le S ^vans. Il n’y a presque personne dans le royaumeSiam qui ne' fasse fa prière tous les jours en lanS _balie. C’est la langue de leur religion , comme latine l’est de la religion Romaine. Le Clerc. ç t .Les Talapoins paroissent fort savans dans lentsmons, quand ils citent quelques passages de k u í S £ (tvies anciens , qui font en langue bali. Ce èzmcomme le latin parmi nous. Abbé deChoisy. Le Lvalier de Chaumonr dit la même chose , 6 c a)° ^que cette langue esttrès-belle & emphatique, & ,

a ses conjugaisons comme la latine. Relation duV0) a u

de Siam. t/ veX

B ALIER. v. a. Il ne faut point se servir de ce mot. V°JBalayer.

BALIEUR.s. m. Ce mot ne vaut rien. Vdye% Bal-aV® aílBALIN. s. m. On appelle de ce nom à la campaS lie ^grand drap qui sert à vanner le grain ; il reçoit le Squi tombe quand on le vanne ou qu’on le crm* e ‘ .

B ALINE s. f. Eípèce de grosse étoffe de laine d unbas prix, qui íert à faire des emballages.

BALISAGE. Voye% Baline. 0 ut

BALISE, f. f. Terme de Marine. Marque qu’on

aííurer la navigation fur les côtes ou canaux de a sllldans les lieux dangereux, & aux havres de ^ na iie-d’entrée où il y a peu de fond. Ce font ^ ^ Je

ment des tonneaux attachés par une chaine de y £iílfgrosses pierres qu’on jette au fond. Ils nagent m

II

v en -

.iiy

6 c marquent le chemin qui est le plus fut yí ;beaucoup en Hollande pour arriver à Amste* false 5a quelquefois des mâts dressés, qui fervent a^ ^,rtoude bouées, qui signifient la même choie. ^ SCquelquefois de grands arbres touffus de/f U1 ^tte àde branches, hauts élevés, & posés en e f hat /pourl’embouchure des rivières, au nombre de d eU j, c0 a-moins, qu’il faut prendre en juste alignement ^-nnvrant l’autre, ensorte que tous deux ne P arol > 0 pommeà l’œil, & il faut entrer en cette posture q utravers. ten cestet'

Les Mariniers expliquent cet alignemen , ^

mes , fermer l’ un parmi l’ autre pour être _ nC ipalc'

$£T Dans quelques rivières , dans la Loire ell droitsment, on met des balises pour marqueroù il y a asiez d’eau pour le passage des ba 0 j-,íjgé d e

|ÇF Balise, fe dit autsi de Pespace qu’on e^^ j u lag elaisser le long des rivages de rivières , Fdes bateaux.

IfT BALISER, v. a. Mettre des balises.