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tres, les parties de leurs ouvrages qui font taillées oufaçonnées en balustres 3 comme le pilier d’un guéri-don, la tige d’un flambeau, ou d’un chandelier, d’unbénitier, &c. On appelle encore balustre 3 la petitecolonne ou le pilastre orné de moulures , pour remplirun appui à jour fous une tablette. Les Tourneurs ap-pellent auílì balustre 3 la petite colonne de bois qu’ilsmettent au dossier d’une chaise tournée.
On dit figurément que les dais & les balustres nerendent pas un homme plus heureux - , pour dire, quel’éclat & les honneurs de la Cour ne font pas capablesde satisfaire le cœur de l’hommc.
Balustre du chapiteau de la colonne ionique, est lapartie lattérale du rouleau qui fait la volute.
Balustres de ferrure 3 íont de petites pièces de fer enforme de balustres 3 qui tombent fur leurrée de la clef,8c fervent à la couvrir.
BALUSTRE, ÉE. adj. Orné d’une balustrade. Ornatuspilarum ordine. Ils traverferent une galerie ornée depeintures très-belles ; & descendant dans le parterre parune terra lie balustrée 3 ils gagnèrent une allée faite enberceau, don l’on découvroit dix ou douze jets d’eaude diveríes formes, qui faisoient un objet très-agréa-ble. Mad. de Villedieu 3 Journal amoureux 3 t. / o 3p. 7. C’cst un mot hasardé.
BALUX, f. m. C’est le nom que l’on donne au fable dequelques rivières qui est mêlé avec de l’cr. Diclion-naire de James.
BALZANE, f. f. Terme de Manège. C’est la marque depoil blanc qui vient aux pieds de plusieurs chevaux,depuis le boulet jufqu’au sabot devant & derrière. Al-bedo in equino pede 3 nota alba. On dit qu’un che-val est chauflé trop haut, quand ses basanes montenttrop haut.
Ce mot vient de l’italien basane.
On appelle un cheval balzan 3 celui qui a des bal-zanes à quelques-uns de ses pieds, ou à tous les qua-tre. Equus quatuor pedibus albis. On juge de la bonté& de la nature des chevaux íelonles pieds où les bal-\anes fe rencontrent.
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ifs" BAM. Ville d’Asie, dans la province de Kerman ouCaramanie Persi que. Long. 94 s Lat. fepr. 28i 30'.
AsT BAMBA. Province d’Afrique, au royaume de Con-go , la plus grande ,& la plus opulente des cinq qui fontla division de ce royaume.
0 CF Bamba. Province de l’Amérique méridionale, auroyaume de Popeian, & vers la ville de même nom.Les Espagnols en font maîtres.
BAMBERG. Bamberga 3 ou Babenberga. Ville épisco-pale d’Allemagne, en Franconie, située fur une col-line, au confluent du Mein &du Réduits. Quelques-uns croient que c’est \zBergium des Anciens, llfaudroitdúe plutôt que Bamberg a été bâti à la place de Ber-guim. Car Bamberg ne fut bâti que vers le X e siècle.C est Babe, fils de l’Empereur Othon, qui lui a donnéIon nom, qui jcintàcelui àeberg 3 colline, montagne, atomve B ao c b erg 3 d’où s’est fait Babberg 3 & eníuite Bam-berg. est lEmoereur Henri II, qui y fit établir un Evê-que , qui bâtit la Cathédrale, qui est une des plus ma-. gniíìques d’Allemagne. Ce saint Empereur désirant érigerun Evêché à Babenberg 3 ou Bamberg en Franconie, quiétoit de son patrimoine, pria l’Evêque de Wirsbourg,dans le Diocèse duqueî étoit Bamberg 3 de la lui céderavec son territoire, lui offrant d’autrcs terres en échange.L’Evêque y consentit, à condition qu’il feroit fait Ar-chevêque , & que l'Evêque de Bamberb feroit son suf-fragant. On en convint dans l’Assemblée deMayence,l’an 1007, & le Pape sit cette érection la même an-nce au mois de Juin. Voyez encore Imhoff, Notit.Imp.Liv. 3 3 c. 3. L’Evêque de Bamberg est Acé-phale , 8c dépend immédiatement du Pape. La longi-tude de Bamberg est 32.A 49' & fa latitude 496. pR.
BAMBERG. Petite ville de la Bohême propre, furles frontières de la Moravie, au pied des Monts, furune colline.
BAMBIAYE. f. m. Oiseau dc l’îlede Cuba. Il ne s’éleve
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presque point de terre, & on le prend à la course*Sa chair est d’un bon goût. -
BAMBIN, f. m. Terme du discours familier qui signifieun enfant. Dans la Tragédie d’CEdipeonmet en culotte les deux bambins 3 qui dans Inès ne s’etoienmontrés qu’en jaquette. Merc. Avril 1 j 66.
Un loup entre dedans 3 & jetant de fort lo in• Ses regards dans un coin 3
Y vit la louve charitableQui tenoit deux petits bambinsComme deux louveteaux pendus à stes tetinSjEt courut 3 la prenant pour louve véritable•
■ Ecole du Moud*-
Jouissez de votre innocence 3Tandis qu il en est temps encor ;
Cher Bambin, l’ âge de l’enfanceEst le véritable âge d 1 or. Du Cerceau*
BAMBOCHADE. f. f. On appelle bambochadestableaux dans le grotesque, qui représentent des suppopulaires, bas & ignobles. L’étymologie de cevient de Bamboche 3 fameux Peintre Flamand, q ul s . j.particulièrement adonné à ce genre ; son nom de fam 1 j £étoit Pierre de Laar: mais les Italiens lui donnereujnom de Bambocio , à cause de la singularité de fa taltIl étoit de Harlem.
BAMBOCHES, f. £ Figures en ferme de MarionrP^Vplus grandes qu’à l’ordinaire, auxquelles on fait rep rífenter des ballets, ou des Comédies. Alunisss'-lignum mobile 3 figillum automatum. On a vû à Dune troupe de Comédiens qui faifoient jouer desboches 3 mais qui n’ont pas eu grand succès. b* cavons aujourd’hui des Comédiens de bois.
Ce mot vient de l’Italien. On appelle austì une ff^Jde fort petite taille, une bamboche. On le ditardf”.homme. Cet homme est proprement une bamb° cl _-.
Bamboche, f. f. Petite canne qui vient des Indesest pleine de nœuds. Les bamboches ont été f oltmode quelque temps. ' ^
Ce mot vient de bambous qui fuit, que l’ou a P
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des Indiens, qui appellent bambu 3 ou mamht.seau dont on fait ces fortes de cannes.
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plant"u. gside'
BAMBOU, (.m. Arundo tabaxifera 3 spinosa, f'"' j|des Indes que Pifon dit être une espèce de rofe-L'part de fa racine plusieurs jets beaucoup plus conrâbles que ceux de nos roseaux ordinaires, braP^5creux, noueux, & séparés d’efpace en espace P 3s jj £Scloisons. Ces cavités au lieu de moelle font re* 11 ? - t£d’un suc doux, fort agréable, & qui s’épaiísis efilU £ Cpar la chaleur, & devient ce qu’on appel sacchsg^suc dans les Indes est fort estimé. Ses feuilles liai £j] c sde chaque nœud, & íont accompagnées d’épis> eS ‘ fatfont longues de quatre à cinq pouces au p' uS ? ntC>
un bon doigt de largeur, terminées un peu en P°j ofl -...'.
cannelées par des nervures qui suivent toute 1
gueur, vertes, rudes & âpres au toucher, st llX denaissent en épies écailleux , & semblables ì "r ute sblé de froment. Il s’est élevé beaucoup de J aentre les Naturalistes fur le Sacchar & ^
plupart prétendent que ces noms étoient P r0 ™ rreS 3Ucanne de sucre &au sucre qu’on en tire. Les -' lU p n .’jlscontraire soutiennent que c’est mal-à-propos, P U1 qjcjii'font encore usités dans les Indes, & consacrés P 0 ^ . st eP £fier le suc àa Bambou. Les jets de Bambou- v í 4 jesouvent si pressés qu’on ne sautoir pénétrer une •certe plante 3 son suc est très-vanté dans l eS n N'da llSplusieurs maladies. Il y a trois espèces de Eam1 ’ Hortus Malabar. ] 0 u est
O11 l’appelle aussi Mambou & Voulo’-i. " ^ a p-une espèce dc canne d’Inde, qui tient de fl ^ pjtni-pelé par Linfchot & Acosta Mambu Sc >
ration des Indiens, d’où est venu le nom de a jj e flu-que nous lui donnons dans ce pays-ci. La 111 j £ pan 1 'mi de approchante du lait qui fe trouve pstit 3 st
hou est nommée par les médecins Arabes 1 a c > e {Rà'par les Indiens Sacar Mambou ou Batnbodite, sucre de Mambou 3 dont les Arabes,
8c autres Orientaux , font un cas tout p*Dapper. '