Band 
Tome premier. [A - BOU.]
Seite
736
JPEG-Download
 

73 6 BAN

quand il se tient fur les chiens faisant la crécerelle.%fT Ce verbe se prend encore neutralement pour desi-gner sélection naturelle de la verge. Arrigere. On ledit principalement des hommes. Juvénal a dit, rigidalentiginu vulve.. Dans ce íens il est obscène, & ne sedit point parmi les honnêtes gens.fCT Se bander , se dit quelquefois au propre; pour dire,se mettre une bande. ïl eut la force de se bander lui-mêrne pour arrêter Ion iang. Il s’emploie plus íouventau figuré; pour dire, liguer, se roidir opiniâtrementcontre quelqu’un. Adversari , obfisterc . Ils se sont tousbandés les uns contre les autres. Tous les Seigneursdu Parlement d’Angleterre s’étoient alors bandéscontre le Roi. Tous les principaux Sénateurs s’é-toient bandés contre lui. Ablanc. Cette expressionvient de ce que dans les guerres civiles des maisonsde Bourgogne & d’Orléans, ceux qui tenoient pourla rnaiíon d’Orléans pòrtoient des écharpes qu’on ap-peloit bandes j d’cù vient que ceux qui suivoient leparti des Ducs d’Orléans, de Berry, & du Comted’Armagnac, qui s’étoient ligués ensemble, furent ap-pelés les bandés ; & l’on dit, se bander ; pour dire,prendre parti contre le Duc de Bourgogne. Et de-làs’est dit en général, se bander contre quelqu’un ; pourdire, se déclarer, se liguer contre lui. Voye^_ Pas-quier , Recherck. Liv. VIII. ch. //.

On ditproverbialement, bander la caisse ; pour dires’enfuir, s’en aller, parce qu’en ester on bande lapeau d une caisse, ou tambour., quand on veut battrela marche ou la retraite: par la même figure on dit,bander ses voiles, - pour dire, s’en aller, parce qu’eneffet le vent fait bander les voiles d’un vaisseau quisort d’un port. On dit qu’il faut se bander les yeux ;pour dire, qu il ne faut pas prendre garde à quelqueperte, à quelques désordres domestiques qu’on ne peutempêcher.

03“ BANDE, EE, part. Il a les mêmes significationsque son verbe en latin comme en françois.

Montreuil dit à Madame de Sévigny qui jouoit àColin-Maiìlard.

De toutes les façons vous ave^ t'art de plaire; 1

Mais fur-tout vous save^ nous charmer en ce jour:Voyant vos yeux bandes, on vous prend pour f Amour,Les voyant découverts , on vous prend pour fa mere.

C’est aussi un terme de Blason, qui se dit de tout sécu,lorsqu’it est couvert de bandes, ou d’unc pièce ban-dée 3 comme le chef, le pal, la fasce. Bandé d’or ctde gueules.

BANDER, f. m. Nom Persan, que les Turcs ont «aussipris des Persans, comme beaucoup d’autres mots. Ilsignifie proprement Ville de Douanne, ville où l’ons’arrête pour payer les droits d’entrée fur les marchan-dises. Et parce que ces droits se payent à feutrée ouà la frontière d’un Royaume, un grand nombre devilles frontières en Turquie & en Perle portent cenom. Le Roi de Suède a été long-temps à Bander ,où il s’est retiré après la bataille de Pultowa.

BANDEREAU. 1. m. nom qu’on donne au cordon quisert à pendre la trompette au cou de celui qui sonne.Funiculi.

BANDERET. s. nu Chef de la milice. Dux, Prsfecluscopiarum. Ce nom se donne aux Chefs de la milicede tout le canton de Berne. Je ne fais s il se dit ailleurs-.

IIy a dans Berne quatre Banderets , qui font les Chefsde la milice de tout le canton. Maty. Peut-ctre queBanderet se dit pour B cimier et , comme bandée pourbannée i ou bien il vient de bandé, qui signifie Chefdes bandes, c’est-à dire, des troupes de milice.

BANDEROLLE. f. f. Petit étendard en forme de gui-don , étendu plus en longueur qu’en largeur, qu’onmet furies mâts des vaisseaux, & íur les pains bé-nits des personnes de condition qui veulent faire voirleurs armoiries. Parvum , minus vexillum. On ditauss, une banderolle de trompette, qui est un petitétendard armoirié attaché aux branches.

Ce mot est un diminutif de bande.

Banderolle, étoit une enseigne diminutive de la ban-

BAN

de. Elle a été d’uíage parmi les François. 5on nom& son peu de grandeur montrent qu elle étoit P* USpetite que la bande. Lçs petites enseignes ont tou-jours été du goût des peuples errans. Les Scythes Sc lesEsclavons aimoient ces fortes d’enseignes. Il a été untemps où la banderolle plaiíoit tant aux guerriers^,qu’il n’y avoir presque point de cavaliers qui n’çn eutune à fa lance.. On voir par des monumens ancietjs -que les lances des cavaliers étoient ornées de bandfrolles. Cette mode s’est passée parmi nous, nous n 3 'vons plus d’enseignes de cette espèce.

Banderolle, dans le négoce des bois à brûler, & ducharbon, signifie une petite planchette de bois, oufeuille de fer blanc, carrée-longue, fur laquelle £ ucollé le tarif du prix de ces marchandises,fer BANDIER. adj. Dans quelques coutumes c’est hmême chose que b annal.

BANDIERE. s. f. Terme de mer. Paremens de damas »ou de taffetas , que l’on met au-dessus des mâts,_ &qui portent les armes des Souverains. Dans ce Rnsce mot est synonyme avec bannière. On dit auss d’ u 'ne armée, qu’elle est rangée en front de banáìe fC >lorsqu’elle est assemblée & rangée en campagne avecles étendards & les drapeaux à la tête du corps. Cette »'tuation dune armée est opposée à celle qu’on ex p 11 'me, quand on dit qu’elle est cantonnée, c’est-à-di i:e >par troupes en différeras endroits, bourgs, villages >ou cantons.

BANDILLE. f. m. Nom d’homme, qui se dit en L)' 011 'nois pour BAuniLLE./soyqr ce mot.BANDIMENT. f. m. Terme de coutume. C’est p [0 Iprement une proclamation que le Seigneur haut j u |'ticier fait faire par son sergent. Denunciatto , prosffgatio. C’est lorsque le Seigneur Justicier, ou de net»fait crier par un de ses íergens les héritages, ou bie> lS 'meubles, être saisis par lui comme vacans par déffutd’hcirs; ou lorsque le Seigneur fait savoir à tous * esujets de lui payer ses rentes; ou quand les he slt f.jges font en saisie, criées Sc lubhastaiions, Sc c i u 1y a main mise de justice fur les meubles ou henf ages, & la chose qui est saisie ou arrêtée , est banians’ou quand on fait publier le procès d’interdicH 01 'biens: Voye\ les coutumes de Baionne, de Bt‘ ctagne, & M. de Laurière fur Ragueau.

BANDINS. f. m. pi. Clathri , cancelli. Terme de nM'Ce sont les lieux où l’on s’appuie étant deboutla poupe du vaisseau. Ils sortent en dehors prcÍ4 u fid une toise pour soutenir les grandes consoles,font ordinairement fermées en Hercules, ouzones, en façon de banc fermé par dehors de b 3 * 11rrades, qu’on appelle Jalouse de AI erre poupe- .BANDIT, f. m. Exilé, voleur, assaffin, qui c ° L!lt /'onpays à main armée. Celui qui ayant été banni de ^pays pour crime, s’est mis dans une troupe deleurs. Exulj extorris , latro , grassator. Il y a Bsieurs Bandits dans les Pyrénées, dans l’Ap^si ^dans toute l’Itaîie. Les Princes font souvent ob bd’envoyer des troupes pour nettoyer leurs P 3 )’ sBandits. , j s

03“ Bandit , se dit auss par extension, des vag 3 * 30& gens fans aveu. Voye% Bandoulière. y\\hí03“Dans l’usage ordinaire, le bandit , ditGirard, est celui qui pèche par le cœur & I 3 P r0il ne se conforme pas aux lois civiles. -Rré ot»

Le Vagabond manque parla conduite, l’i»d° cl 1l’amour excessif de la liberté Bécarre des bonnes cpagines.. ho „i;cs

Le Libertin peche proprement contre lesmœurs; la passion ou l’amour du plaisir ic à°^

Le dérèglement est le partage des trois, niais a’ nuances particulières. pFmphe

03“ BANDÉ). Royaume de l’Indcustan, dans^^ Q ndu Mogol, Sc presque au milieu de s £S Asirnernomme aussi le Royaume ou la Province dnom de fa capitale. , tra-

BANDOIR. f. m. Les Tistutiers-Rubaniers, a ppel-vaillent aux tissus, Sc galons d’or Sc d’argen ^ ^uis,

lent bandoir , uneespècede roue, ou de pou >e

qui sert à bander le battant de leur raCtl g I ^jsjX)ON«