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BANILLE. s. f. Ce mot ne íe dit pas en írançois ,, ondit vanille. Ecrivez & voye% Vanille. Ceux qui écri-vent banilie , changent l’v en b 3 parce que les Espa-gnols prononcent IV consonne à peu près comme nousprononçons le b.
BANíR. Voyti Bannir.
BANISTÈRE. s. f. C’est une plante qui'porte le ncmd’un célèbre Botaniste qui mourut dans la Virginie,où il avoir été pour chercher des plantes. Sa Heur ,qui est papillonnacée, est remplacée par une semenceunie, dont la membrane exterieure forme une feuilletaillée, de la même manière que la semence de l’é-table.
I f f 3 T BANLIEUE, s. s- Environs d’une ville, certaine éten-due de pays , plus ou moins considérable, qui est au-tour dune ville, & qui en dépend, en forte que lejuge de police peut y faire les mêmes publicationsque dans la ville. Banleuca urbana jurisdictionis ex-tra pomarium fines 3 ou simplement, ditionis fines ,ou territorium. La banlieue 3 selon Loisel, estestmée àdeux mille pas, chacun valant .cinq pieds ; ou à sixvingt cordes, chacune de six vingt pieds. Ces publi-cations ont été faites dans Paris & dans ía banlieue.Il a été banni de la ville & de fa banlieue , c'est-à-dire , des environs. On le dit auffi des bornes & deì’étendue d’une Juridiction, de ion enclave, ou dé-troit, qu’ou appelle en quelques lieux quintaine 3 oufeptaìne 3 dans laquelle le Juge ordinaire de la villepeut faire bannie & proclamation. On appelle aussibanlieue de moulin 3 l’efpace dans lequel s’étend .labannalité.
Ce mot vient du latin banleuga , ou bannileuga ,ou banluega 3 c’est-à-dire, juridiction d’une lieue;car bannum 3 ban, signifie juridiction, & la banlieueordinaire ne s’étend guère qu’une lieue à la ronded’une ville. C’est ce que les Latins appeloient terri-toire 3 territorium ; & à Rome , selon quelques-uns,les Régions urbicaires. ou fuburbicaires. Regiones ur-bicaria j, ou fiurbubicaria. Dans une ancienne inscrip-tion, la banlieue de Rome est appelée Regio Romana.Ainsi banlieue en latin c’cst Regio. Voye £ Ménage ;Du C ange, & Saumaife, dans ses Notes fur les XXXTyransde Trebellius Pollion, C. 24 3 dansl’Hifi.Aug.
P-3iS>3ió.
fpT B ANN AL, ou plus ordinairement BAN AL, ALE. adj.Terme de Coutume qui s’applique à certaines chosesà l’ufage defquelles le Seigneur de fief est en droit d’as-sujettir ses vassaux, pour en retirer un certain droit.Jndicliva legi obnoxius. Un four bannal] fiurnus in-dictiva legis. Pressoir bannal; legis indictiva pifiri-num. Il y a auffi un droit de taureau bannal 3 8c encertains lieux des mulets bannaux pour fouler lesgrains. Anciennement 011 difoit bannier. Pasquif.r,Liv. VIII 3 ch. 3 6.
On appelle auffi rivières bannales 3 ou rivières decenfe, celles qui appartiennent en propriété à quel-qu’un , qu il peut donner à ferme &: à cens.
Bannal, fe dit auffi dans un íens métaphorique. La ré-putation de doucereux bannal. Bussy. On appelle fi-gurément témoin bannal celui qui est toujours prêt deíervir de témoin a tout le monde. Et on dit dans lemême sens , caution bannale 3 galant bannal. Acad.Fran.
BANNALITE, ou BANALITE, f. f. Droit d’un Sei-gneur, d’avoir un moulin, un four, un pressoir , untaureau bannal, 8c de contraindre ses vassaux à y mou-dre leurs grains, à y cuire leur pain, à y amener leursvaches. Indictivum jus dominicum 3 bannalitas. LesSeigneurs Haut-Justiciers ne peuventavoir droit de ban-nalité que par des concédions du Roi, 8c des titresou dénombremens anciens; car ils ne le peuvent acquérirpar une posseffion immémoriale. C’est une servitudequ’on ne peut prescrire même parcent ans, parce qu’elleest odieuse.
Le droit de bannalité étoit inconnu aux Anciens ; il11’en est fait aucune mention dans les lois du digeste,ni du code, Sc 1 histoire ne nous en apprend pas da-vantage. On lit bien à la vérité & très-fréquemmentdans les ordonnances ou capitulasses de nos premiers
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Rois, 8c dans les Auteurs leurs contemporains, ces motsbannum , bannire , bannitas , d’où celui de bannalitétire Ion origine ; mais il ne fe trouve en aucun lieudans certe signification. De la Mare. La violence desSeigneurs & ía pauvreté des peuples en ont apparemmentété la première origine. Dans les siècles fuivans, pfij sdoux & plus tranquilles, on ajoute pour troisièmecauíeles manumiffions & affranchiflemens des serfs. Idem-Tous les Auteurs qui ont écrit de la bannalité ne re-montent pas plus haut que vers la fin du X e , ou le com-mencement du XI e siècle. Les Seigneurs faifoient bâtirdes moulins, 8c obligoient leurs vaílaux à y venir mou-dre ; & de-là s’est introduit le droit de bannalité 3 q uln’étoit qu’une usurpation dans son commencemeut.La bannalité produit au Seigneur un profit réglé ; 011l’appelle droit de moute pour le moulin. Quand I emoulin, le pressoir, le four du Seigneur font détruits,& que pendant vingt-quatre heures ils 11e peuvent ssr-vir, il est permis aux vassaux d’aller ailleurs. Voyfila Coutume de Paris, & Brodeau fur M. Louet. Ai-le Prêtre.
La bannalité des moulins a toujours paru si P £l1favorable en France, que de 280 Coutumes qui i° lìtreçues pour loi, dans autant de disterentes provinceou lieux particuliers, il n’y en a que 31 où cette j el 'vitude soit eu usage. De celles-ci il y en a dix quimettent au nombre des droits féodaux & de juíh ce ’enforte que quiconque a justice, a droit de bantifilité fur ses justiciables, fans être obligé d’en rappot teLd’autres preuves. Ces coutumes font celles de Toit'raine, Loudunois, Anjou, le Maine, le Perche, P 01 'ton, la Marche, Angoumois, Saintonge & Bretagnetoutes les autres , plus conformes aux fenrimens d cSDocteurs, réduisent la bannalité au rang des servis'des personnelles , qui ne s’acquierent point lans li-tres. De la Mare, T. I 3 p. yçrj.
Dans les commencemens la bannalité n’àvoit p° jntd’étendue fixée. Fulbert, Evêque de Chartres, &CM a 'celier de France, fous le Roi Robert, dans le dbn c 'me siècle, fe plaint à Richard, Duc de Normand^’ép. 14, qu’il y avoir des moulins bannaux éloignes»ciuq lieues de la demeure de ses sujets, que l’on c ° ntraignoit d’y aller moudre. Toutes nos couturn^ 'ont pourvu, & renferment toutes ce droit dans Tet e P_due d’une lieue. Selon quelques-unes cette lieueavoir 1000 pas de 5 pieds chacun, à prendre dep 1 * 1l’entrée de la maison du sujet jusqu’à la huche »moulin. D’autres portent qu’elle doit contenir mh |£tours d’une roue de 1 y pieds de circonférence pa r "; Êhors, à prendre depuis la maison jusqu’auCelle de Bretagne porte que la banlieue doit avoir»tendue 120 cordes de 120 pieds chaque corde. V
la Marre.
M. Bordier, dans ses Conférences furies nouvel^donnances 3 cross que le mot de bannalité vient denir 3 qui signifie prohiber, ou empêcher, P arce DÊV i-ceux qui font sujets au droit de bannalité 3 fivent aller à un autre moulin, four, ou pcelui qúi est bannal. D’autres le dérivent du m oi: 1.qui signifie proclamation avec injonction f° uSque peine. En effet, on a coutume en quelst ueS j> ortd’appeler & crier à haute voix, à cor & à cri ^vienne au four, au moulin, ou au pressoir-de la Mare, Trait, de la Pol. L. V 3 T. IX>dit que comme dans la fuite cette sujétion rut - íe tfitée à l’étendue de la banlieue, les moulinsss 11 .P ^fi-le nom de bannaux ou bannïers. Voye J h" finalité des moulins tout le Ch. III du Tit • A íC ■Liv■ V du Traité de la Police de M* * a -& fur la bannalité des fours, liv. V 3 Tit- ' fan sfiT BANNASSE. f. f. Instrument dont on doPtles salines. C’est le nom qu’on donne aux clVie j u sour-ies Soiqueurs fe fervent pour porter les cendresneau au Cendrier. -raNS*
fer BANNAT, ou BANAT. Voye^ au mot n* iv£tBANNE. f. f. Grande toile, ou couverture, st de lafur les bateaux de voiture , pour fe garastpluie & du soleil. Velum. , j- bob
On appelle auffi banne 3 la petite oge