Band 
Tome premier. [A - BOU.]
Seite
868
JPEG-Download
 

ER

'§CT BERNY. Château de France, sur îa Bièvre, au midide Paris, fur la route d’Orléans, appartenant aujour-d’hui aux Abbés de S. Germain des Prés de Paris.

BÉROÉ. Une des Nymphes que Virgile donne pourcompagne à Cyrrène, mere d’Aristée.

BERRE. Petite ville de France, en Provence, prèsde l’étang de Martigues, que Ton appelle auíli ì’étangde Berre.

ífT BERRE. Rivière. Voye^ Bera.

BERRETIN. s. m. Nom de Religieux. Berretinus. Onnommoit autrefois Berretins de la Pénitence, les Reli-gieux qu’on a depuis appelés les Humiliés ; & on les-nommoit ainsi, parce qu’ils portoient un bonnet queles Italiens appellent Barretino , fous l’EmpereurHenri V en n 14, tant à cauíe de l’humilité de lasainte Vierge , qu’ils prirent pour leur protectrice,qu’a cause que l’Empereur, lorfqu’ils se prosternerentà ses pieds, leur avoit dit qu’ils étoient enfin humiliés,ils prirent le nom àé Humiliés , & quittèrent celui deBerretms. P. HÉlyot , T. VI 3 p. 13 6. Ce furent lesBerretins qui introduisirent dans la Lombardie- non-seulement les manufactures de laine, mais auffi lesfabriques d’étoffes d’or & d’argent. Id. p. 163.

BERRI, ou BERRY. Bituriges , Cubi ^Bituricenfis Pro-vincia 3 ou Ducatus. Province de France qui a titre4 e Duché. Elle a la Sologne au nord, le Nivernois 6cle Bourbonnois à Porient, la Marche au midi, le Poi-tou Sc la Touraine au couchant. Le Cher divise cetteProvince en haut & bas Berry. La capitale du Berryest Bourges. Le Berry fut érigé en Duché & Pairiepar le Roi Jean, & donné à Jean son fils en Octobrer z 60. Du Till. Les laines du Berry font admirables.Le Berry est fertile en blé, en vin, en pâturages Scen bétail. Les habitans du Berry s’appeloient autre-fois Bituriges 3 & Rappellent aujourd’hui Berruyers.Voyez ces mots. L’Histoire du Berry a été écrite parChaumeau Sc par La Thaumaffiere, qui a fait auffiun Commentaire fur la Coutume de Berry.

M. Catherinot a fait auffi beaucoup de petits Ou-vrages fur l’histoire & les antiquités de Berry. Lesfondateurs de Berry 3 les Ducs & les Duchesiês deBerry j la Chronologie de Berry , le Bullaire de Berry ,le Diplomataire de Êerry , les Dominateurs de Berry ,le Calvinisme de Berry , les Alliances de Berry 3 lesPhilippes du Berry j les Annales ecclésiastiques de Ber-ry j les Annales Thémistiques de Berry , le Sanctuairede Berry , les Antiquités Romaines de Berry , lesIllustres de Berry , le.Droit de Berry , le Nobiliairede Berry } les Patronages de Berry , íes Recherchesde Berry 3 le Nécrologe de Berry ; tout cela est pleind antiquités & de remarques curieuses. Voye-% encoreMézeray dans Philippe 1 , Tom. /, p. 40p & 410.

Çe mot s’est formé du latin Bituriyes , Beturiges ,Betrï , Berri. Mézerai croit que la dérivation d u motde Berry n’a rien de certain ; mais il a tort. De Bitu-rige s’est fait Béturige , Bétrige , B c tri , Berri , ouBerry.

On dit proverbialement, c’est un mouton de Ber-ry 3 ou bien, il est doux comme un mouton de Berry •pour marquer l’humeur douce de ceux de cette Pro-vince , par allusion aux excellens moutons qu’elle pro-duit en abondance. On dit auffi d’une personne qui aquelque tache au visage : il est marqué, ou elle estmarquée fur le nez comme les moutons de Berry ,parce qu’on marque les moutons de chaque troupeaupour les rcconnoître, quand ils s’égarent ou se mê-lent, quoique ce ne soit pas souvent sur le nezqusonles marque.

BERRICHON, ONNE. s. m. Sc f. Çui est de Berry.Bituricus , Bituricensts. Le peuple dit: c’est un Berri-chon j une Berrichonne -, pour dire, un homme ou unefemme de Berry j mais il n’y a que le peuple qui parleainsi.îl faut dire un Berruyer 3 une Berruy'ere. Si leshonnêtes gens disent quelquefois Berrichon , ils n’enusent que comme d’un terme populaire, ou d’un dimi-nutif en badinant.

BERRIE. f. f. Vieux mot. C’est une plaine, une cam-pagne , un désert, un lieu uni, tel que les déserts oùhabitent les Bédouins ou Arabes du désert. Et diseient

BER

qu'rls étoient venus nés & concréés d’une grande ber-rie de íablon, là.où il ne croiíloit nul bien. Joinvieee.Beria , locus planus 3 campestris.

BERRiOIS, ou BERRYOIS, OISE. f. m. & £ De Vige-nèie appelle ainsi les habitans de Berry; mais ce motne 1 e dit point. Il faut dire Berruyer.

BERRUYER, ou BERRUIER, ERE. f. m- & f. Bitu-rice , Bituricus. Qui est de Berry, originaire, natif deBerry, U ne se dit que des personnes. Il n’y a pointd’adjectif pour exprimer les choses qui sent de Berry-'Ainsi’il faut dire, des moutons de Berry, les laines deBerry , les draps de Berry, &c. Berruy ers sont ceux deBerry. Ménage. Le P. Labbe, Catnérinot, le P. desChamps, de la Thaumaffiere, le P. Bcurdaloue étoientBerruyers. Quelques-uns pensèrent qu’il n’étoit pastant coupable de ce crime, comme d’avoir été un desprincipaux Ministres de la tyrannie du Berruyer .Mezer. C’est-à-dire j du Duc de Berry.

Quelques-uns disent auffi Berruyers , pour signifierles anciens peuples du Berry. Les Berruyers , peuplesanciens, qui ont possédé la Gaule Celtique , & quiformoient une Monarchie très-puilsante dans les Gau-les. T. Corn. J’aimerois mieux imiter M. deCordemoy& d’autres, & me servir du mot Bituriges , çn par-lant de ces anciens habitans de Berry. |ÇT Le mot deBerruyer ne répond point entièrement à celui de Bitu-riges 3 qui s’étendoient bien au-delà du Berry.

BERS. f. m. Berceau. Vieux mot. On ne s’en sert plusque dans quelques Provinces. Cunn.

On a dit Bers par abréviation.

Ce qu on apprend au ber,

On le retient jusqu au ver.

Ce proverbe signifie, qu’on conserve toujours 1 &impreffions & les habitudes de l’enfance , & qu’onles porte jufqu’au tombeau.

Bers. Espèce d’électuaire dont les Egytiens font usagedans la débauche, pour exciter en eux un délire gai& momentané, dans lequel ils trouvent vraisembla-blement la même satisfaction monstrueuse que lesEuropéens dans l’ivreise. Dict. de James.

BERSÀBÉE. Bersabee.W ille delaPalestine, dans la tribude Siméon, aux extrémités de la Terre-Sainre, du côtedu midi. Ce nom est composé de deux mots hébreux»iJeer, un puits, dcpTp,seba 3 ou saber 3 sabéec’est-à-dire, jurement, Sc signifie, Le puits du jure-ment. 11 fut donné à ce lieu par Abraham, parce q« cce fut-là que ce Patriarche & Abimelech Roi dsGérar, jurèrent une alliance ensemble. Abraham 1avoir fait creuser un puits ; le Patriarche , auffi-que son fils Isaac, y demeurèrent long temps, à causede la commodité de cette eau. Que le trône de Davidsoit élevé fur Israël & sur Juda, depuis Dan jusqu’ 3,Berfabée. Sacy. C’est une expreffion fort ordinasaux Ecrivains sacrés, pour marquer les deux extrémi tesde la Terre-Sainre, & tout le peuple de Dieu, toUtelaTerre-Sainte, d’un bout à l’autre.

BERS ARIEN. £ m. Bersarius. Nom de certains bas of-ficiers de la Cour de Charlemagne, qu’on appelle aui»Bévéraríens. Beverarii 3 Sc dont Hincmar parle, Epî-tre 3 3 c. 13 • Quelques-uns croient que les Berj a 'riens étoient les gladiateurs qui combattoient avec lesbêtes , Sc qu’on nommoit pour cela Bestiarii ; waSSpelman prétend que les Berstariens étoient les Oin-ciers des chastes, fur-tout de celle du loup; Sc parle®Bévéraríens, il entend les chasseurs du castor, P asC ^que cet animal est appelé presque par-tout Bever 0Beber y comme écrit le Scholiaste de Juvénal.

BERSAULT. £ m. Vieux mot. But.

BERSERKE. £ m. Terme de Pancienne milice suédoise*Bersterkus • Les Bersterkes étoient proprement les ^ves du Roi de Suède, tous gens déterminés , don ^peau, dit un ancien Historien , çtoit à l’épreuvefer, & dont les cris imitoient les rugissemens des 10 -Ils combattoient la tête nue, & ils étoient uniquemenoccupés de meurtres, de vols Sc de brigandages,reste entièrement dévoués au service du Prince qui