S 7 8 BEU
planes ; on se sert pour biveau d’une sauterelle ou d’unefauííe équerre à branches mobiles. Lorsqu’une des deuxsurface est courbe, ou toutes les deux: le bive.au estain instrument de bois fait exprès, en forme d'equcrrestable; je veux dire dont les branches ne s’ouvrent nine le ferment. Frezier.
|jCT BEVERLI, ou BEVERLAR. Petite ville d’Angle-terre dans la partie orientale du comté d’Yorck.
t£T BEVELAND, ou la BEVEL AN DE. Contrée desProvinces - Unies, en Zélande. Ce n etoit autrefoisqu’une feule île formée par deux branches de l’Efcaut ;mais l’inondation qui survint en 153 2, par une grandetempête, rompit les digues, noya une partie de cetteîle j & en forma trois ; Nord-Beveland Sud - Beveland,ou Zuit Beveland ;& entre deux, file de Volfers-Dyck.
BEVERARIEN- f- m. Beverarius. Voyez Bersarien.
BEVERGEN. Petite ville d’Allemagne, au Cerclede Westphalie.
fer BEVERLEY, BEVERLAC,BEWERLEY, & BE-WER LAC. Petite ville d’Angleterre, en Zorckshire.
ftZP BEVERUNGEN. Petite ville d’Allemagne, au Cer-cle de Westphalie, Evêché de Paderborn.
BEUF. Voyez Bœuf.
«^' BLUFFEE. Voye-y Buffle.
BEUGLE, f. f. On nomme ainíi dans quelques Provincesde France, cette espèce de grosse étoffe de laine, quis appelle plus ordinairement Bure.
BEUGLEMENT, s. m. Mugissement, cri du taureau,du bœuf, de la vache, Bòatus.
BEUGLER, v. n. Mugire , Boare. Ménage dérive ce motqui signifie proprement le cri d'un bœuf, de bucu-lare, qui a été formé de bucula , quoique Pasquiercroie qu’il a été fait par onomatopée.
On dit figurément d’un homme qui a la voix forte,rude & dissonante , quîl beugle au lieu de chanter; &méthaphoriquement de celui qui a une grosse voix ,semblable à celle d’un bœuf. Ce chanteur nous a beugléf Inconstant. M e de Sev.
BEUILLER. v. a. Vieux mot qui signifie regarder de près& avec attention : de beu & d 'euille , c’est-à-dire, debœuf & d’œil, comme qui diroit, regarder avec degros yeux de bœuf, tels qu’Homère en donne à Junon.LaMonmoye. L’Auteur de la Traduction burlesque deVirgile envers bourguignons, i/z-/.2 Dijon, 1718, s’estmême servi du verbe réduplicarif rebeuiller, p. 4g duI. Livre.
Volé voifé de vot deux euille ,
Et pu je beuiìle & /erebeuille.
Pu je voi qui ne manque lai 3Que ceu que f aivonvu niai.
C’est-à-dire, pour ces deux derniers vers , plus je voisqu ii ne manque là que ceux que nous avons vu noyer.
S’ m - Substance grasse & onctueuse, séparéedu lait épaissi en le battant. Butyrum. Le lait a troissubstances , le fromage, le beurre , & le lait clair. Onfait^ du beurre, principalement avec le lait de vache,d’ou il a pris Ion nom qui vient du grec /Sctupn. EesGrecs n’ont presque point connu le beurre , ou ne l’ontconnu que fort tard. Homère, Théocrite, Euripide,& tous les autres Poetes , parlent souvent de lait & defromage, jamais d t beurre. Aristote a ramassé plusieurschoses remarquables touchant le lait 8c le fromage,dans son Hijl. des Anim. Liv.III,c. 20 , &21. Il n’apas dit un mot du beurre. Pline dit, Liv. XFIII, c. p,que le beurre étoit un mets délicieux chez les nationsbarbares, & qui distinguait les riches d’avec les pauvres.
Martin Schookiusafait un Traité du beurre si exact,quiln’y a aucune question qu’on puisse faire fur cettematière qui n’y soit décidé, Schoockius de Butyro &aversione casei. Il commence par proposer tous les dif-ferens noms hébreux, grecs , latins, & Allemands,qu on a donnés au beurre , & il en recherche les éty-mologies avec beaucoup de foin. Il examine si 1 tbeurreetoit deja connu du temps d’Abraham, & si ce fut deces mets qu il régala les trois pèlerins qu’il retira chezlui. De-lail vient auxScythes, & recherche de qu elle
BEU
manière ils faisoient le beurre. U parle des div erses cou-leurs qu’on donne au beurre , & de celle qu’il prend delui-même. Il enseigne comment on peut lui rendre facouleur naturelle, comment il faut le battre & le saler,& donne des préceptes pour corriger tous les accidensqui y peuvent survenir. Il dit que sans l’industrie desHoliandois, il n’y auroit point de beurre dans les Indes ;qu’en Espagne le beurre n’esten usage que pour les ulce-res , & que le meilleur opiat pour avoir les dents bel-les , c’est de les frotter avec du beurre.
On appelle par-tout le monde les Holiandois Botor-boeren, c’est-à-dire, Paysan à beurre. En France ondit Mangeurs de beurre.
On trouve les Règlemens de Police fur les beurresdans le Traité de la Police de M. de la Marre, T. />p. 124, & L. IV 3 T. VII3 p. s 7 d. Dans l’índe lebeurre se fait dans le premier pot qui tombe fous lamain. On fend un bâton en quatre, 8c on l’étend aproportion du pot où est le lait : ensuite on tourne cndivers sens ce bâton par le moyen d’une corde, qui /est attachée, & au bout de quelque temps le beurre I etrouve fait. Letír. ed.
On a fait du beurre non-seulement de lait de vache,mais encore de lait de brebis & de chèvre, & même uelait de cavale, d’âneíle. Voye% BochART ,Hieror{.
1 3 Liv. II3 c. 44 3 & Vossius, De orig. &prog. IdolobUv.IITc.64.
Les anciens Chrétiens d’Egypte, dit Clément Alex-P&dag. L. I.c.6 , bmloient du beurre dans leurs lampesau lieu d’huile. Les Abyssins retiennent encore quelq uechose de semblable au rapport de Nicol. GodignusAbajsn. reb. L. I, c. 24 ; car il dit qu’au lieu d’huile mmettent de la graisse dans les lampes qui brûlent de-vant l’Autel. Clément Alexand. y trouve du mystère»Voisins qui parle du beurre & de f es bonnes 8c mau-vaises qualités, De Idol. Lib. III , c. 643 fur la fi» 1remarque que les Romains ne s’en servoient qu en re-mède , & n’en faisoient point un mets. En effet, Pline,
Liv. XXVIII, c. p , l’áppelle un manger des nations
barbares, dont les seuls riches se régaloient.
Beurre frais. Recens coactum. C’est celui qui est battudepuis peu. Beurre salé. Salsum. Celai qu’on garde patle moyen duíel. Beurre fort. Acre. Celui qui est gâte,& qui prend au gosier. Beurre refait. Denuosubaclufli'Celui qui est relavé , & repaîtri de nouveau. B eut fnoir. C’est un beurre fondu qui a quelque temps boum 1dans la poêle.
Pot a Beurre, un pot de grès rond & haut, où 1 ’°.°met du beurre salé pour le conserver : 8c on dit popula 1 'renient des formes de chapeau , quand elles font trophautes, que ce font des pots a beurre.
Il y avoir ci-devant dans les Eglises un tronc pontbeurre, pour la permission qu’on dennoit d’en ma* 1gerle Carême. A Notre-Dame il y a la tour de ^ £llf yf cIl y a aulsi à la Cathédrale de Rouen une tour apF^ r _la tour de beurre, parce que George d’Amboiss -chevêque de Rouen en 1500, voyant que l’hun en •quoit dans son diocèse pendant le Carême, Pfs— nl’usiige du beurre , à condition que chaque d loCC cpayeroit six deniers tournois : & de la somme Rss £tamassa, 011 en bâtit cette tour. Il y en a encore n° e . £belle à la Cathédrale de Bourges, qui porte le 1Tienom. 11 me semble que M. Cathérinot dit quelque Vque c’est parce que pour la bâtir on mit un droittout le beurre qui entroit dans la ville. . ffC
Beurre, se dit de plusieurs opérations de Chimie* Bc u ^ ed’antimoine, beurre d’arsenic, beurre de cire, ede Saturne, &c. Voyez Antimoine, &c. h
On dit proverbialement, promettre plus “ e _ deque de pain ; pour dire, amuser une personne PC nSbelles promesses. On dit aulsi, en voyant des cont g
qui rendent les parties proches des yeux h VI ^ r ’ aU ísice font des yeux pochés au beurre noir. On n dd’une personne, qu’on lui ôte son ben ^ eurr£ s\\ z c sti-on lui ôte quelque chose, quelque liqueur q^ ^moit beaucoup. On dit encore : il ne faUt F 0!1beurre pour faire un quarteron, lorsqu on P ,
expédient peur faire une chose facisim- ,croyoit fort difficile. Ces proverbes íostttres
ost