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Tome premier. [A - BOU.]
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devenu françois paf l’usage que le Gazetier en fit pourla première fois, dans la Gazette du mois de Juin dei’annéei 685. Il lignifie un projet d’acte du Parlement,qui est d’abord présenté aux chambres, pour être exa-miné , ôc enluite au Roi, qui lui donne le caractère deloi j fi les Chambres Pont approuvé. Présenter un bill,le rejeter. Les deux Chambres font d’accord lur la te-neur d’un tel bill. Rerum ediclovel lege sanciendarumlibellus. Dresser un bill.

Ce mot, enanglois, s’éerit par deux //. Bill. De-lavient qu’en France on le mouille. Il a encore d’autreslignifications dans cette langue , comme celle d'obli-gation, cédule, & comme nous disons, billet ; celled’écriteau -, celle de lettres du Prince accordées pourdifferens esters, &c. Mais nous 11’avons reçu que cellequ on vient d 1 expliquer.

BILAN. f. m. Terme de banque. C’estun petit livre furlequel les Marchands ou Banquiers écrivent d’un côtéleurs dettes actives , & de sature leurs dettes paffives.Peculiaris ac privatus codex nominum. Bilan , selonM. Bornier, dans ses Notes fur l’Ordonnance de 1673 ,est en usage seulement à Lyon, à cause des foires, &il est le même en abrégé que le grand livre qui doit ,suivant sOrdonnance, contenir tout le négoce des Mar-chands, leurs lettres de change,leurs dettes actives & pas-sives, &les deniers employés à la dépense de la maison.

Ce mot vient du latin bilanx , parce que ce livre leursert à balancer leurs gains & leurs pertes. Il leur sertauslì au virement des parties. Les Marchands de Lyonappeloient ci-devant bilans des acceptations , un pe-tit livre qu ils portoient fur la place, où ils écrivoienttoutes les lettres de change tirées fur eux ; & leur ac-ceptation n’étoit autre chose que de mettre à côté dela lettre qu’ils avolent enregistrée dans leur éisen, unecroix qui fignifioit acceptée. S’ils vouloient délibérerfur l’acceptation , ils mettoienr un V , qui fignifioitvue; & s’ils ne la vouloient point accepter, ils met-toient S. P. qui fignifioit fous protes. Mais depuissOrdonnance de 166/, il ne se fait plus d’acceptationque par écrit.

On appelle feutrée & souverture du bilan, le sixièmejour du mois des payemens, jusqu’à la fin duquel onfait le virement des parties, ou les Marchands écriventçhatun de leur côté les parties virées.

On appelle atiffi bilan ou balance, l’arrêté ou la clô-ture de sinventaiie d’un Marchand, où son a écrit vis-à-vis tout ce qu’il doit, 3 c ce qui lui est dû. Un Mar-■ chand après la faillite , pour s accommoder avec sescréanciers, leur doit présenter un bilan , qui contiennefêtât au vrai de se s affaires. Si un Négociant qui a ac-coutumé de porter bilan fur la place, ou autre pourlui, ne s’y rencontre pendant le temps du payement ,il est réputé avoir fait faillite.

B 1 LBAO. Ville d’Efpagne, dans la Biscaie , dont elle est ca-pitale. Bilbaum. Quelques-uns la prennent pour latloriobriga dePtolomée. D’autres disent qu’elle ne sutfondee qu’en 1300 par Dom Diégo Lopes de Haro. Elleest à 1 embouchure de la rivière de Nerio, ou d’Ibay-caval ; & son port, qui est des meilleurs d’Espagne, estcelui que les Anciens appeloient amanuspertus.

|jCP BILBER, ou BERBER. Bilbera. Ville d’Afie, dans laPerse , dans le Liteau, contrée du Sigistan.

BILBILIS. Bilbilis. Ancienne ville des Celtibères, dansl’EspagiieTarragonoife, sut le Xalon. C’est.Calatayudselon Villeneuve; Xiloa , selon Varrius , & Boubula ,à demi-lieue au-destons de Calatayud , selon Maty.Bilbilis a été la patrie de Ma;tìal.

BILBOQUET, s. m. Jeu d’ensans, petit instrument faitd un bâton creusé en rond par les deux bouts ; au mi-lieu duquel est une corde où une balle de plomb estattachée. IL la jettent en I’air, ôc la reçoivent alterna-tivement dans ces deux creux. Crepundia. Le Journalde Henri III n 0 u S apprend que ce Prince portoit quel-quefois un bilboquet à la main pour s’amuser. GuyPatin appelois des gens que la fortune avoit fort élevés,les bilboquets de la fortune. De Vign. Mar.

Bilboquet , se dit austì du jeu même. jouer m bil-boquet.

Bilboquet, se dit auffi d’une petite figure quia deux

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plombs aux deux jambes, & qui est posée de maniéré,que de quelque façon qu’on la tourne, elle le trouvetoujeus debout. C’est de-la qu’on dit d’un homme quiíe rient toujours debout, qu’il le tient <L ■ ■ mmeun bilboquet ; ôc d’un homme dont les affames demeu-rent toujours en bon état, quelques traverses q u'onlui suscite, qu’il se trouve toujours lur les pieds com-me un bilboquet. AH On dit familièrement d’un hom-me léger ôc frivole, que c’est un vrai bilboquet.

Bilboquet. Terme de Perruquier. C’est un petit mor-ceau de bois, ou de terre cuite,défiguré cylindrique,un peu moins gros au milieu qu’aux deux bouts, du-quel les Perruquiers se servent pour friser les cheveux,qui ne le íont pas naturellement.

Bilboquet , est auffi un terme de Doreur, Sc lignifie 110petit morceau de bois carré où est attaché un morceaud’étoffe fine peur prendre for & le mettre dans les en-droits les plus difficiles, comme dans les filets carrés,dans les gorges & dans les autres endroits creux.

Les Ouvriers appellent en termes de Maçonnerie ,bilboquet , tout petit quartier de pierre, détaché d’unplus gros morceau.

ífT B|lboquet, chez les Imprimeurs, se dit de certainspetits ouvrages de ville quis’impriment, comme Billetsde mariage, de bout de fan, adresses de marchands ,&c. Encyc.

IJLF Bilboquet, chez les Paumiers, se dit de la patriede la chèvre où est la concavité dans laquelle le PaU-mier frappe la balle , l’arrondit ôc k forme quand esteest faite.

iféf Bilboquet, dans les Monnoies, est un morceau defer ovale ôc alongé, servant à ajuster les flans.

BILE, f. f. Humeur jaune ôc amère au goût, qui est dansle corps des animaux, dont la sécrétion se fait dans kfoie. Bills. Le réceptacle de la bile est une petite ves-sie située au-dessous du soie. Il y a deux sortes de bile>la bile jaune, Bilis lurida , flava ; ôc la bile noire ,qu’on nomme autrement mélancolie. Atra bills. 0°appelle bile porracée, celle qui est verdâtre ôc de cou-leur de porreau, porracea bilis.

On distingue encore deux sortes de bile ; l’une sub-tile , qui est portée par les conduits biliaires dans la vé-sicule , qui la dégorge ensuite dans les intestins ; & l’aU-tre qui est grossière, laquelle ayant été séparée par k Sglandes du foie qui font aux extrémités des rameauxde la veine porte, est portée par de petits canaux da»slecholidoque, & de-là dans le canal commun, où suusôc faune íe rencontrent, & vont de compagnie se ren-dre dans les boyaux. Il y a des Modernes qui préten-dent que la bile subtile est apportée dans le fond dela véíicule par trois endroits différens, & que mcin eelle est composée du mélange de trois biles différentes*La première est celle qui y est apportée par les con-duits biliaires, c’est celle dont nous venons de parler*La seconde est celle qui y est portée par un conduit q ueBlasius appelle singulier, ôc qu’il dit íe glisser entredeux tuniques pour s’insérer dans le fond de la véíicof.Il assure qu’il a une valvule qui permet à la bile ° ensortir, & qui empêche qu’ellene regorge dans le memeconduit. Et la troisième, suivant Malpighi, est ceiJqui est filtrée & séparée par les glandules qui font en-tre les deux tuniques de la vésicule. Dionis. La bittétant un dissolvant très-puiffant, elle achève de brn e .dans les premiers intestins les pairies de l’aliment, st 111ne l’avoient pas été suffisamment dans l’estornac.Quand la veine-porte a reçu le sang qui a été poupar les artères dans la rate, l’épiploon, le mésentère eles intestins, elle se divise en plusieurs rameaux dale foie, où le sang laiíïe un suc acre qu’on nomme ri •Tauvry. P. I, c. q , où il décrit la situation de k 1dans le foie. Voye% Foie.

Botelli, Médecin Napolitain, dans un ouvrage 1titulé De motu animalium , prétend qu’uné P ainC ,la bile qui est épanchée dans les intestins , ie f u ^ , .

les veines méseraïques, ôc se mêle avec e ang e

veine-porte, pour se cribler de nouveau aas e °‘

Voilà une circulation particulière, qu r > onne a a ■ >dans le bas ventre. Si la bile n etoit qu un exc^em ’ôc quelle n’eût son conduit dans les intestins, q ue P