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Tome premier. [A - BOU.]
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cn effet contiennent beaucoup d’huile , de soufres8c d’efprits volatils. C’est ce qu’on remarque tous lesjours dans les procédés de la Chimie.

On distingue douze espèces de bitumes, qu’on trou-vera sous leurs noms particuliers.

BITUMINEUX, EUSE. âdj. Qui tient: dubitume. Bi-tuminosus. Il y a plu heurs terres 8c minéraux qui fontde nature bitumineuse.

BITURIGE. s. m. & h Biturix. Nom d’un ancien peu-ple de Gaule, qui occupoit ce qu’on appelle aujour-d’hui le Diocèse de Bourges , c’est-à-dire, le Berry Scune partie du Bourbonnois , 8c dont Bourges étoit laville capitale. César 3c 1 ite-Live, Pline, Lucain, Flo-rus , ù’c. disent toujours Biturix , ôc Bituriges. La ta-ble dePeuringer dit B auriges ; d’autres disent Beto-ricï j 8c Enonces , Grégoire de Tours Biturici.

Entre tous les peuples de la Gaule, ceux qui por-toient particulièrement le nom de Celtes , ont été lespremiers connus parmi les nations étrangères, & de-puis que les Bituriges íe lurent mis en possestìon delui donner des Rois, elle fut fi heureusement gouver-née, quelle devint bientôt la plus florissante. Cor-dem. Lorsque le premier Tarqum étoit Roi de Rome ,Ambigat, Fundes Bituriges, étoit Roi des Celtes. Id.8c comme dit Tite-Live, ìesBituriges étoient enpoí-seísionde l’Empire des Celtes. Ce prince, pour déchar-ger le pays, qui étoit trop peuplé , envoya un très-grand nombre d’hommes, de femmes & d’enfans, íoUsla conduite de Sigovèíe & de Bellovèfe , en fans de fasœur. Le sort donna à Sigovèíe la forêt Hercynie, dontune partie a été appelée depuis la forêt noire. Plusieurscroient qu’entre les peuples qui suivirent Sigovèíe, ily eut des Bituriges , des Volces-Teétofages , des Boiens,des Sénonois, des Andes & des Bellovaciens. Ce quile fait croire , c’est qu'on a trouvé dans la Germaniedes nations & des pays qui portoient le nom de cespeuples ; 8c suivant cette conjecture les Bituriges au-roient occupé ce qui est entre la Frise & le Wezer: ondit même que ce fleuve fut nommé Viturgis , ou Bi-turgis j du nom de ce peuple. Id. La colonie de Bello-vèíe composée àe Bituriges y d’Arvernes, ae Sénonois,d’Eduens, d’Ambarres, de Carnutes , & d’Aulerquès-Cénomans, se partagea en deux bandes l une tournavers les Pyrénées, 3c l'autre avec Bellovèsc palla les Al-pes : tous les peuples voisins s’enfuirent devant eux.Quelque temps après les Toícans voulurent s’opposer àces Gaulois; ils surent défaits , Sc les vainqueurs se ren-dirent maîtres de route la partie occidentale de l’Italie,qu’on a nommée depuis Gaule Cisalpine. Au temps deCésar les Bituriges étoient sous la protection des Hé-duens.

Les Bituriges Cubes font ceux qui occupoient leBerry & une partie du Bourbonnois, ainsi appelés Bitu-riges Cubi , pour les distinguer des autres Biturigesdont nous parlerons tout à-1 heure. Ils avoient un grandnombre de villes; & Céíar rapporte que Vercingentorixen nt brûler plus de vingt en un seul jour. Leur capi-tale etoít Bourges, comme elle l est encore du Berry.Quelques Auteurs les appellent Berruyers , comme onfait maintenant ; mais il vaut mieux dire Bituriges enparlant de ces anciens temps, comme a fait M. de Cor-demoy en ['expliquant eníuite. Mais Une faut pas direBiturigeois 3 comme Chaumeau dans son Hifloire deBerry 3 ni recevoir les étymologies qu il donne de cenom, & les histoires fabuleuses cju.il rapporte de [ori-gine des Bituriges , sondées íur le faux Bérofe & furles contes d’Annius de Viterbe ; & la Thaumasiìere asaison de les rejeter comme fausses & romanesques.

I.LV. I.j L/7. 2.

I-ès Bituriges Vihesques font un peuple de Gaule,entre les Santonois & les Aquitains. Strabon dit qu’ilscroient les soûls de [Aquitaine, qui fuflent «AA°qwA°,,c’est-à-dire, comme plusieurs [interprètent, venus d’ail-Jeurs; expression par laquelle ils croient avec raison quece Géographe a voulu marquer que c’étoit une coloniedes premiers Bituriges. II est certain que César n’ajamais parlé que des Bituriges Cubes , k que de sontemps il n’y aveit point encore de Bituriges Fìbesques.■M. de Marca prétend que Strabon par le terme «aa«'-

BIV

tpt/Aif, ou »AA-«S«ì- , comme il parle ailleurs , n’a pointentendu mie nation étrangère, mais une nation distincte8c íéparée de f Aquitanique ; & que par cette véritable,quoique nouvelle explication, l’on détruit la prétenduecolonie du peuple de Berry. Mais pour peu qu’on aitd’usage de la langue grecque, on íait qu’ «AAsovA--, n. apoint ce sens, non plus qu’ «aacíû«*‘í , & qu’il ne ligni-fie autre chose qu’un étranger, un homme venu Tail-leurs. Et s’ils font originaires du pays, comme les San-tonois 8c les Aquitains , pourquoi César n’en parle-t-njamais?

B I V.

BIVAL. Abbaye de filles de l’Ordre de Cîteaux, maissoumise à [Ordinaire , fondée vers fan i iyo dans-lepays de Brai, à deux lieues de Neuf-Châtel, au Dio-cèse de Rouen. Defcrïpt. Geogr. & Rist. de la HauteNormandie 3 Tom. I , pag. t jo.

BIVALVE, f. f. Terme de Conchyliologie. Coquillagequi a deux parties, qui s’ouvre à peu près connue uneporte à deux battans. Brvalva. <M«p*. Diverses bival-ves. Gersaint.

Ce mot est composé de bis 3 deux sois, 8c valva ,battant. On distingue les postions testacées en unival-ves 8c en bivalves. Les bivalves font l huítre, la mou-le , la pinne, la perle, le pitot, le coutelier, le péton-cle, &c. qui ont deux parties jointes par une eípèce decharnière. La bivalve est appelée doublette par lesEîol-landois.

Bivalve, adj. Bïvalvis. Terme de Botanique, âdeux battans. Un fruit bilvalve íe íépare en deux,comme les deux battans d’une porte, ou comme lesdeux panneaux d’une coquille bivalve , telle qu’uncmoule. Ce terme convient surtout aux siliques.

BIVAR. Ville de fEfclavonie, province deHongrie,située fur une île de la Save.

BIVEAU. Foye\ Beveau.

BIVENTER. í. m. Terme d’Anatomie. C’est le sixièmemuscle de la mâchoire, & le dernier des ouvreurs»nommé diagafloïque , ou bivento , parce qu’il a deuxventres à ses deux extrémités, & un tendon dans sonmilieu. Il prend son origine d’une sciíTure qui est en-tre [os occipital, & [apophyse mastoide, & paflantion tendon par un trou, qui est au muscle styloidien»il va s’insérer à la partie inférieure & interne du men-

ton. Dionis.

BIVIA IRE. adj. Qui se dit d’une place où deux che-mins, où deux routes aboutissent. Bivium. L’Ordon-nance des Eaux & Forêts veut que dans les angles desplaces croiíées, biviaires , ou trivïaìres des grandesroutes ou chemins royaux des forêts, on plante descroix, poteaux, ou pyramides, avec une inscriptionqui enseigne le lieu où ils conduisent.

BIVIE, f. f. Nom d’une divinité de [antiquité. Biv' ia 'C’étoit la Déesse qui présidoicaux endroits où un che-min se divisoit en deux. Son nom le montre, cíU 1vient de bis 8c via. Apparemment que les voyag eurSfinvoquoient alors pour ne pas se tromper, 8cprendre des deux chemins celui qu’il falloir. Otto Ds"de Diis vialibus.

BIVOAC. f. m. Terme de guerre. La Fontaine dans sonTraité des devoirs militaires des Officiers de Cavale-rie écrit Bìvoac au lieu de Bivouac , Biouac, Bihouac-

Voyez ces mots.

BIVOIE. f. f. Chemin fourchu, lieu où deux cheminsaboutissent. Bivium. Il y a plusieurs lieux en Francequ’on appelle la Bivoie. Ce mot signifioit aulli autre-fois la garde extraordinaire d’un camp, d’où les Fla-mands ont fait bivouac , qui est maintenant en usage.

$3* BIVONA. Ville & Duché d’Italie , dans la vallee

de Mazara.

VOUAC, ou BIOUAC, ou BIHOUAC. f. m- Termede guerre. C’est une garde extraordinaire qu’on taitnuit pour la fureté d’un camp qui est proche ne en-nemi. Vigilia. Cette garde fe fait par toute armee,ou la meilleure partie, qui fort de fes lignes en e cairons & bataillons pour passer la nuit sous armes ala tête du camp. Cet avis l’obligea de redoubler lagarde des lignes, 8c même de faste le bivouac toute