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espèces de blaireaux. Les uns s’appe lient porchins ,parce qu’ils ont le nez fait comme celui d’un porc : ceíont les plus gros. Taxus suillus. Les autres íe nom-ment Chenïns, parce qu’ils ont le nez fait comme unchien : ceux-ci íont plus petits que les autres. Taxuscaninus. Chomel. Cet Auteur écrit blereau , mais ilécrit íouvent mal.
Ce mot, selon Saumaife,vient de glìrellus, parceque c’est une espèce de loir qui lui ressemble , en cequ’il s’engraiífe en dormant, quoiqu’il diffère en autrechose. On connoít l’âge des blaireaux à la quantité destrous qu’ils ont fous la queue; car ils augmentent d’untous les ans.
BLAIRIE. f. m. Terme de coutume. C’est un droit quiappartient au Seigneur Haut-Justicier pour la permis-sion qu’il donne aux habitans de pâture pour leurs beí-tiaux fur les terres & prés dépouillés, ou dans les bois& héritages non clos & fermés. Ce droit fe leve tantíur les nobles que fur les roturiers, à proportion deshéritages qu’ils possèdent, à des bestiaux qu’ils ont.On appelle auffi Seigneur Blayer , celui qui a ce droit.
f£T BLAISE. (la) Rivière de France, en Champagne ,qui a fa source dans sélection de Chaumont, & íeperd dans la Marne, à deux lieues de Vitri le François.
fCT BLAISE. Petite Rivière, au paysChartrain, qui a fasourceau-dessus de S. Ange,enThimerais , auprès dela sertéau Vidame, &se joint àl’Eure auprès de Dreux.
BLAISE. f. m. Nom propre d’homme. Blafìus. S. Biaisefut fait Evêque de Sébaste en Arménie, du temps deLEmpereur Dioctétien. Baillet. Il souffrit le martyresous Licinius le 3 Février, & apparemment l’an 320 ,fous le Gouverneur Agricola, après avoir eu les côtésdéchirés avec des peignes de fer. Fleury. Les Cardeursont pris S. Biaise pour leur patron, íans doute à causedes peignes de fer dont il fut déchiré.
BLAISE. C m. Ordre de saint Biaise. C’est un Ordre mi-litaire que les Rois d’Arménie établirent à l’honncur dece Saint, comme étant le-patron de leur Royaume. Or-do militaris sancti Blasù. Cet Ordre de Chevalerieétoit composé d’Ecclésiastiques 6c de Laïques. L’emploide ce dernier étoit de s’opposer aux hérétiques àarmée, Sc ccluì des premiers de faire l’Office divin Scde prêcher la foi. La marque de cet Ordre étoit unecroix rouge, au milieu de laquelle étoit une image de
S. Biaise. Ils la portoient fur une robe de laine blan-che toute íimple. P. Hélyot , T. I, C. 3 7. Justiniani ,
T. I j Ç. 2 s, traite de cet Ordre qu’il appelle Ordre,ou Chevalier de S. Biaise & de sainte Marie, & nonpas de saint Biaise seulement. Il le place non pas en Ar-ménie, mais en Palestine. Il dit qu’onne trouve pointl’annéc de son institution, mais seulement quelle sc fità-peu-près en même temps que celle des Templiers &des Hospitaliers ; que les armes qu’ils portoient dansleurs bannières étoit une croix de gueule toute unie, aucentre de laquelle étoit un saint Biaise ; que leurs régu-liers etoient les mêmes que ceux des Templiers; que lesproses faisorent un vœu particulier de défendre la reli-gion Catholique & l’Eglise Romaine, & qu’ils avoient laRègle de S. Basile.
BLAISOIS. Pays de France qui confine aveclaBeaucé versle septentrion, avec 1 Orleanois ài’orient, avec le Berryau midi, & la Touraineau couchant. Blesenss ager,ou pagus. Selon le B- Monet le Biaisais a été la de-meure des Corbiloniens. Le Blaísois a titre de Comté.Il íe divise en supérieur & en inserieur. Le supérieurétoit autrefois compris dans la Beauce ; l’inférieur est jdans la Sologne. II a pris son nom de Blois fa capitale.Prononcez comme s’il étoit écrit Blésois.
BLAISOIS, OISE. Qui est de Blois. Blesenss. Les Blai-sois passent pour prononcer fort bien le françois.
BLAMABLE, adj. m. & f. Qui est digne de blâme. Vi- 'tuperabilis , reprehensone dignus. Cet homme est fortblâmable. Sa conduite n’a rien que de blâmable.
BLÂME. í. m. Repréhension faite ou reçue pour quelqueaction honteuse, ou criminelle. Sentiment ou discourspar lequel ou condamne une action ou une personne.Vituperatio- , reprehenso. Ce mot a plus communé-ment une signification pastìve. Le vice mérite autant deblâme , que la vertu mérite de louange. Cet homme
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étoit l'aggreffeur, tout le monde lui donne le blcfne .Tout le blâme de cette action retombera fur vous. J’ enrejetterai tout le blâme fur lui. Peu de gens font assezsages, pour préférer le blâme qui leur e.st utile, à lalouange qui les trahit. Ro chef. Nous n’entrons en partde la gloire , ou du blâme du bien ou du mal, que dujour que nous commençons à agir par raison-. M. Scud.
Blâme , en termes de Palais, est le contredit que donneun cohéritier contre les lots qui lui font préíentés parson cohéritier. En Jurisprudence féodale, c’est l’impro-bation que fait un Seigneur de l’aveu ôc dénombre-ment que lui donne son vassal, quand il est défectueux.La coutume donne quarante jours au Seigneur peurfournir ses blâmes.
Blâme , en matière criminelle, signifie la correction ver-bale qui est faite par un Juge pour raison d’un crime,c’est une peine qui emporte l’infamie. Elle se fait en cestermes. La Cour te blâme & te rend infâme.
BLÂMER, v. a. Reprendre, condamner quelque mau-vaise action, témoigner par des paroles qu’on désap-prouve quelque chose. Vituperare , reprehendere,cul-pare. Je l’ai fort blâmé de Ion emportement. Tout lemonde blâme sa conduite. Je vous blâme d’avoir at-tendu si tard à me découvrir vos peines & vos ennuis.Souvent ceux qui blâment les autres, tombent dans lesmêmes défauts.
Mais pour Co tin & moi qui rimons au hasard ;
Que T amour de blâmerjîr Poètes par art. Boil.'
Blâmer , fC? en matière criminelle fe dit de la correc-tion verbale que fait le Juge à un coupable, ordonnéepat le jugement. Etre blâmé en Justice, porte note imfamante.
Nicot prétend que ce mot vient de blasphemare , ostd,u grec iSxaVhi*, qui signifie . famam Udere , médire .D’autrcs croient au contraire que le mot de blasphe-mer vient du mot de blâmer , qui ne signifie autre choieque reprendre , condamner , diffamer. On trouve blas-phemium dans le sens de blâme dans la vie de saintGunthramRoi de France, p. IV, n. 24 tirée de Gré-goire de Tours, Liv. VII, Hìs. Eccl. C. 28.
Blâmer , en Juridiction féodale , signifie contredire ottdébattre l’aveu & dénombrement qui est donné à ustSeigneur par les vassaux. Improbare , contradicere. Afaute de blâmer par le Seigneur dans Je temps de lacoutume, l’aveu est reçu. Par la Coutume de Paris, unaveu & dénombrement doit être blâmé dans les 40 joursaprès qu’il est donné, autrement il est reçu. Dans cellede Normandie, le Seigneur a trente ans pour blâmesl’aveu ou dénombrement.
BLÂMÉ, ÉE,part. Vituperatus , reprehensus , culpatus •
§ 3 “BLAMMNYSER. f. m. Plaquette, ou demi-Eícalin*Monnoie des Pays-Bas, dont la valeur est de trois so llSsix deniers de France.
BLAMONT. Ville de France, en Lorraine, à cinstlieues de ~Lxxnívi\\e. Albus mons. Quelques-uns écriventBlanmont.
BLAMUSE. f. f. Tape , coup donné avec la m f 11,Brantôme,. Dames galantes, t. ï , p. 271.
$GF BLANC , ANCHE. adj. Souvent employé substa 11 'tivement. Ce qui est de la couleur la plus approchantde la lumière, & la plus opposée au noir. Albus , e an sdidus. Le blanc , à proprement parler, est un comp 01de routes les couleurs. Les corps ne parodient blan cSque parce qu’ils réfléchissent des rayons de toutes c° u '1 eurs, au lieu que les noirs les absorbent. Aulsi un corpnoir>s’échauffe bien plus facilement qu’un blanc. Voy e ^Couleur. Quand on veut exagérer Lvblanchc-ur, 0fe sert de ces comparaisons. Blanc comme un íatn 1 >parlant de la peau. Blanc comme un cygne, en ^lantdu poil. Blanc comme ivoire, en pariant desBlanc comme neige, en parlant du linge. Blanc c,me albâtre, en parlant d’un beau sein. Il craC e ■comme coton, eu parlant de la salive. cCl f x .S 1 , 1 , 1 /, j cguoient les Magistratures à Rome, croient ta mes^blanc: c’est pourquoi on les appct oit Ç andí s at f-appelle papier blanc , celui où il n’y a rien 0 ccl , lT: ' ivéíius dir qu’il est très-çertain q ue ^ es ^ntmaux àev t