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portoient,faite d’une guimpe & d’un voile blanc,comme• le portent aujourd'hui les novices chez les Religieuses--,Sc il donne, pour garant de ce sentiment, un ancientableau, où Isabeau de Valois, veuve de Louis I, Ducde Bourbon , est ainsi représentée.
Blanche vulgaire, s. f. Terme de Fleuriste. (Test uneanémone à peluche, toute blanche ,, de dont les fleursfont petites.
Blanche. Terme de jeu de cartes, sfss quise ditlorsqu’onn’a aucune figure dans son jeu. Il semble qu on de-vroic dire blanches au pluriel. Alba folia. C 'est unavantage au piquet & au hoc. Il vaut dix au piquetcommun, cinq marques aux petites parties, & en quel-ques endroits cent points au piquet écrit : à l impérialeil en vaut deux.
BLANCHEMENT.adv. D’une manière blanche & pro-pre. Pure , nitide, il faut tenir les enfans hlanchement ,lier les changer souvent de linge. 11 n’a d’ulageque danscette phrase.
BLANCHER. si m. Taneur qui apprête les petits cuirs.Ce terme n’est en usage que dans le Languedoc, parti-culièrement à Toulouse.
BLANCHERIE. s. f. Lieu destiné à blanchir des toiles. ‘Officina albaria. (fT Ce terme n’est usité que dansquelques Provinces. U faut dire blanchisserie.
Blancherie de cuivre. On appelle ainsi dans quelquesprovinces de France , ôi particulièrement à Lyon , cequ’on nomme à Paris ôc ailleurs, batterie de cuisinede cuivre. j
Blancherie de cuir. Le tarif de la Douane de Lyonnomme ainsi les peaux de moutons, agneaux, chèvres,chevreaux & autres paíïées en blanc.
BLANCHES. Cqye^ BLANCHETS.
Blanches Dames. Nom de Religieuses &rde leur Mo-nastère bâti en n z o, près Savigny, dans le Diocèse d’A-vranches , par Vital, disciple de Robert d’Arbriísel.
Processions Blanches. On appelle ainsi les proces-sions qui furent instituées fous le règne d’Henri III,pour appaiser la colère de Dieu justement irrité con-tre la France. P. Giry, Vie du P. Moreau , p. ój.Dans ces processions les Laïques étoient couverts d’undrap blanc j & les Ecclésiastiques de leurs ornemensd’Egliíe. Id. p. dç.
BLANCHET. adj. Vieux diminutif de blanc. Candi-dulus. Ch. Est. Dict. !
Blanchet. f. m. Sorte de camisolle que les paysans ap- |
& client blanchet parce qu’elle est d’ordinaire d’étoffelanche. Lanea vejlis alba. \
Blanchet , est aussi une serre d étoffé. On permet auxReligieuses de Fontevrault des chemises de chanvre oude lin, dont elles ne doivent se servir qu’avecla per- Imission de la Prieure, niais ordinairement elles font de :blanchet ou d'étamine. P. HÉlyot , T. VI, p. i S j. \Blanchet. f. m. Terme d’Imprimerie. Sorte de molle-ton. ipT Ce senties morceaux de gros drap blanc, dont !on garnit le grand tympan d’une presse, pour faciliterle foulage de l’impreffion, & garantir en même temps'Fœil de la lettre.
fCT Blanchet , est aussi un morceau de drap blanc donton fe sert en Pharmacie pour passer les sirops & les dé-coctions. ^ 1
|JAF On se n sert austì dans les raffineries pour paíïer laclairée. Voye% ClAIRée.
BLANCHEUR, f. f. Qualité qui resuite de la couleurblanche qui est fur les corps, ou plutôt de la lumièrequ’ils réfléchissent. Albor , albitudo. 0AT La blancheurconsiste dans le mélange de routes les couleurs.
Blancheur , sedit en Médecine du teint , des uri-nes , du pus, des crachats. La blancheur extrême duvisage se nomme pâleur.
BLANCHEUR. Quand elle paroît dans les opératiçns dugrand art, c’est signe qu’en ce moment l’union se faitdu soufre ôc du mercure, du mâle & de la semelle ,du fixe au volatil. En termes du même art on appelleblancheur capillaire 3 jg ^etirs filamens blancs, com-me des cheveux, qui paroissent lorsque le régime deJupiter est achevé.
4/3” BLANCHIMENT, si m. Alboris inductio. En par-lant des pièces de toiles entières, c’est Faction dé les
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blanchir, & Fesser qui en résulte. En parlant du linge,on dit blanchissage. On emploie beaucoup de tempSau blanchiment des toiles. Cette toile est d’un beaublanchiment. Le blanchiment des toiles de Flandre. Leblanchiment de Laval.
Blanchiment. Terme d’Orfèvre. C’est une forte de ba-quet, où par le moyen de 1 eau forte & de seau com-mune, on met blanchir la vaisselle. Mettre la besognedans le blanchiment. On le dit aussi de Faction deblanchir ia vaisselle.
Blanchiment , en termes de Monnoie, est une façonqu’on donne aux flans avant que de les marquer, onles saisine bouillir dans l’eau. commune avec le sel, ^tartre ou gtavelée j après quoi on les lave, on les sèche,& on les essuie.
Blanchiment , est auifi le lieu où l’on donne cette façonaux flans d’or ou d’argent. On porte les flans qui ontété ajustés dans un lieu appelé le blanchiment, p° urdonner la couleur aux flans d’or, & blanchir les flansd’argent. Boizard.
BLANCHIR, v. a. Rendre blanc. Candefacere. Blanchedu linge à la lessive. Lixivio imbuta lintea purgare•Blanchir une muraille avec de la chaux. , Dealbare •De la pâte à blanchir les mains. Blanchir de. Fargo* 11fur le feu. Blanchir de la cire à la rosée. Candorem se'ducere.
Blanchir le petit lait. Ce terme, qui n’est guère onusage que parmi ceux qui travaillent à la fabrique dosfromage de Gruyère & de Berne, signifie , jeter usl ecertaine quantité de lait, tel qu’il a été tiré du pis dola vacsie, dans le petit lait dont on veut compoíet I esecond fromage.
Blanchir le plomb. C’èst féramer au feu; c’est-à-dirc>le couvrir de feuilles d’étaiti.
Bi A nchir , se dit aussi de la neuvième façon qu’on donneaux flancs des mennoies, lorfqu’on L-ur donne la coti'leut naturelle de leur métal. Ce blanchiment fe ía lCparle Maître ou Fermier, qui met ses espèces d’or rd’aigent,de billon & de cuivre , bouillir dans un pot >où il y a de l’eau forte mêlee avec de l’eau commune >& qui les jette ensuite dans de l’eau fraîche; après quo 1on les sablonne, & on les met dans un crible de set >pour en ôter les barbes.
Blanchir des ais , en termes de Menuiserie , c’estunir & rabotrer de leur longueur peur faire des clossons-, Sc en termes de Sérurriers, c’est limer & polir I efer, enlever à la grosse lime les premiers rrairs deforge. En termes de Chaudronniers , c’estmetrre la be-sogne sur le tour, ôc en ôrer avec la paroire la super» 1 'cie qui est saie & crasseuse. Dolare , perpolire , f uf 'gare. Blanchir un chauderon. On dit aussi pareï 1111chauderon; mais il n’est passi usité que blanchir.
Ss-~s Blanchir Aï cire, lui faire perdre fa couleur jaune*
«P Blanchir, chez les Boyaudiers, c’estachever de net'toyerles boyaux en les faisant tremper après qu’on 1 £S adégraissés.
fCT Blanchir , chez les Confiseurs, c’est enlever st du-vet dune pêche, d’un abricot, ou de quclqu’aUtss n ul ,en le faisant tremper dans une lelsive préparée p° u£cela.
Blanchir , termes de Cuisiniers & de Rôrilsetus-faire revenir la viande fur les charbons. Blanchir unevolaille. Quelques-uns disent refaire.
IjCF Blanchir, chez les Orfèvres. Voye% Blanchi”ment, renned’Orfévre. ,
Blanchir, chez les Phimaísiers. Enlever le grosla teinture, en faisant pafler les plumes dans de lea
HAT Blanchir, chez les Maréchaux. Oter la premser?patrie de la fole d'un cheval. ^ -
%CT Blanchir. Terme de Philosophie hermétique. Guila matière jufqu’à ce qu’elle soit parfaite. ^
íjZT On dit absolument qu’une ïenmeblanchu,^ „dire, qu’elle fait métier de blanchisse sinS^’ - • • --
blanchit quelqu’un , pour dire , qu’ilinge.
; linge,-- .
’elle blanchit ion
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BLANCHIR , est aussi neutre, & signifie devenu- blanc.
roile blanchit bien. On saie
' Albescere'. On dit qu.une