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Tome premier. [A - BOU.]
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(.j 74 B L A

délayes dans un peu de vinaigre. La blanquette est unmets fort commun chez les Bourgeois.

Blanquette à la longue queue. si t. Elpèce de poire. Lablanquette a la queue longue 3 est une poire bien laite,dont l’œil est allez grand & en dehors, le ventre rond,allez alongé vers la queue, qui est un peu charnue, as-sez longue & un peu courbée, la peau fort liée, blan-che, & quelquefois tant soit peu coloree. La chair estentre-caísante & tendre, fort h ne, ayant beaucoup d’eaufort sucrée & fort agréable. Elle a le défaut de la plu-part des poires d 1 été, qui font d’avoir un peu de marc,& de devenir pâteuses, quand on les laiíse trop mûrir.Elle réussit bien, soit en buisson, soit en arbre de tige.La Quint. Cet Auteur écrit quelquefois blanqUet à lalongue queue , Sc le fait masculin; de même qu il ap-pelle auífì le blanquet , blanquette au féminin. Voy eqBlanquet. C’est une poire du mois de Juillet. Id.

B L \NQUILLE. f. f. ou BLANKIL. f. m. Monnoie deMaroc, valant à peu près six blancs ou deux fous ékdemi, monnoie de France. Asses duo cum quadrante ,quadrantes quinque. Il envoya quérir quelques sacs deblanquilles & les ayant fait compter, il demanda com-bien chaque Officier & Soldat en auroit. Il íe trouvaque chacun pouvoit avoir quatre blanquilles , qui fontenviron dix sous de notre monnoie. Hist. de Moule yIsmaël.

ELANZAC. Petite ville de France, en Angoumois, furla rivière de Nay , aux frontières de la Saintonge, avecun Chapitre dont le Chef a titre d’Abbé. Blanstacum .

BLAQUE. f. f- Veille où l’on met le tabac pour le tenirfrais. Ce mot est en usage en Bretagne.

■8L \QUERNES. s. f. & pi. Blaquernœ. Lieu voisin deConstantinople, où l’on bâtit un fauxbourg, dans le-quel , entre autres édifices somptueux, étoit le Palaisdes Blaquernes _, qu’on appela Pentapygrion , c’est-à-dire, le château des cinq tours. Héraclius voulant met-tre ce fauxbourg à couvert des insultes des Barbares,le fit enfermer dans la ville. Les Blaquernes croientvers le fond du port de Constantinople , du côté del’Occident; ou, comme dit Lambecius, dans ses notesfur Codinus, n. roi , vers l’entrée du Pont-Euxin. 'On prétend que ce nom vient d’un Prince Barbare,qui régnoit autrefois dans cette partie de la Thrace, &qui avoir son palais en ce lieu là. Codinus rapportecette étymologie : Gretser l’approuve ,Gillius la suit,Sc l’attribue à Denys deByzance; ce qui n’empêche pasLambecius de la rejeter. D’autres le dérivent du grec*xm , qui signifie fougère , & disent que ce lieufut ainsi appelé, parce qu’il étoit tout plein de fou-gère, de sorte que selon Codinus / 3 aax(p<« se dssipourMax £ pvn. Le même Auteur dit encore que Pr-ayJf «uest dit pour a axipa , qui est la même chose que A«xxw-f "/, plein de lacunes, marécageux ; & quoique Lam-becius croie ces deux étymologies fauíîes, il dit quellesfont probables à cause de la situation de ce lieu. Codi-nus en rapporte encore une assez obscurément; *nmis *.íppa. sxtîVí, Lambecius croit que cela veutdire, parce qu un VBaque avoit été tué là. Junius tirece nom de la langue Arabe. Gretser rejette cette éty-mologie de Junius sans la rapporter.

BL ARE. f. m. Petite monnoie de cuivre, avec le mélan-ge ou alliage d’un peu d argent, qui se fabrique à Ber-ne, en Suisse. $ 3 “ Le b lare est évalué en France à deuxfous un denier.

BLASER, v. a. dont on se sert pour exprimer l’ef-iet des liqueurs fortes, dont l’excès use & desseche. Lesexecs l’ont blasé.

&hypothèque consumeUn corps que la nature avoit bien composé 3Mais que. U feu qu 'd boit fans ressource, ab lasé.

Régnier..

Se Blaser, v. récip. S’user,se dessccherà force deboire. 11 a tant bu d’eau de vie, qu’il s’est blasé.

ÇfT On dit figurément qu’un homme est blasé fur lesplaisirs, fur les spectacles.

BLASÉ, ÉE. part. Usé. C’est un homme blasé.RLASMABLE. Voycq Blâmable»

BLA

BLASMER. Uoyy\ Blâmer. .

BLASO. si m. C’est le nom d’un arbre Indien. Le fruitréduit en poudre , & pris intérieurement, tue lés vers.On prend aussi l’écorce pulvérisée avec le gingembreréduit en poudre, contre la morsure defa vipère. Ray»Hift. Plant.

BLASON, s. m. Devise & Armes qui font dépeintes futun Ecu, telles que les portoient les anciens Chevaliers;ou, selon quelques autres, f assemblage de tout ce qtucompose l’écu armoriai. Scutum Gentilitium. Voilà leblason d’une telle maison. On reconnut ce Chevalierà son blason.

0 CF Les Vocabulistes n’ont pas cru devoir parler de cetteacception du mot blason, Sc ne le considèrent que com-me sart d’expliquer, en termes propres, toutes sortesd’armoiries. C’est voir la moitié des choses.

Ménage dérive ce mot de latio su caule que le bla-son étoit porté par les Chevaliers íur leurs écus. D’aU'tres le dérivent par métathèse de 1 hébreu sobal3 stssisignifie tulit 3 portavit. Borei le sait venir du mot latinlaus3 qui signifie louange, & de celui de Jonare, q ulsignifie sonner, en mettant un S devartt le mot entier.Mais la plus commune opinion est que le mot blasonest venu de l’allemand blasen , qui signifie sonner ducor3 parce que ceux qui se présentoient aux lices desanciens Tournois, sonnoient du cor, pour faite savoirleur venue. I.es Hérauts après sonnoient dc leurs trom-pettes; & puis blasonnoient les armoiries de ceux quise présentoient, & les' décrivoient à haute voix, SCquelquefois s’étendoient fur les louanges Sc les expionsde leurs maîtres.

Blason. Ce mot a été pris aussi quelquefois pour l’ eCl1même où font les armoiries ; ce qui a fait dire à Perce-

, val : Et se couvrent de leurs blasons.

Blason , se dit aussi de la science particulière qui apprendà déchiffrer les armes, ou armoiries des maisons no-bles , & à en nommer toutes les parties dans leurs ter-mes propres, & particuliers. Earum 3 qu& in scuto ex-pressa sunt 3 figurarum. interpretatio , ou interpretandiars 3 scientia : ars , ou scientia heraldica .Le blasonétoit la science des Hérauts d’armes. Les Françdis íoitíles premiers qui ont réduit le blason en art, Sc ce son*eux qui ont les armes les plus régulières. Il y a cettedifférence entre armes ou armoiries , & blason 3 qu ’af'mairies se dit de la devise, ou des figures qu’on portefur le bouclier, ou fur la cotte d’armes; au lieu que I eblason en est le déchiffrement, ou la description.Tousles termes & jargon du blason croient de l’usage ordi-naire de 1a langue dans l’onzième siècle où le blasoncommença à se mettre en vogue; car alors les sautoirs»les fusées, les girons, les rustres, &c. étoient des piècesdu harnois des Chevaliers.

Aussitôt maint esprit fécond en rêveries 3Inventa le blason, avec les armoiries.

Le blason représente en image la naissance, k. 00 "blesse, les alliances, les emplois, Sc les belles actionsdes hommes illustres. Barthole a écrit du blason Sc “ carmoiries en Juriíconsulte, & le Président Chass e ' ieU ’dans son catalogue de la gloire du monde. Fluneuisen ont écrit en Curieux & en Historiens, comme An-dré Favin , Spalman, la Colombière , Bara, s§ Gin *Geliot, les Peres de Varenne & Ménestrier 7

Philippe Moreau Avocat Bourdelois, &ScohierCha-noine de Berghes en Hainaut, qui dit que l’etude ,blason est un abîme, & que celui qui s’y est apphq ue30 ou 40 ans y trouve toujours matière d’apprendr *Le Pere Ménestrier a fait une bibliothèque de t0 ^f cSAuteurs qui ont écrit du blason , des armoiries, oz ^généalogies, & a fait un dénombrement ds prés de 3 ^Auteurs qui en ont écrit en diverses langues.point avant l’an 1150 d’Auteur qui parle du y sselon les gens qui ont remonté j usqu’aux , ^

art ; il n’y a point eu avant ce temps de ven

ost

moines. Le Gendre,

Blason , signifie aussi un grand nombre d’armoiries qu

irtaines cérémonies, particulièrement aux en-, fur les tentures, litres qú ceintures funèbres.

met en certaineslerremens,