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quoiqu’il ait de quoi vivre dans l’abondance. On ditdune marchandise d’un sûr & prompt débit, que c’estdu blé en grenier. On dit aussi être pris comme dansun blé ; pour dire, être surpris fans défense & tansarmes. On dit auíïî, manger son blé en vert ; pour dire,manger son revenu avant que les termes en soientéchus.
BLECHE. adj. On dit blêche pour blaque ; c’est ainsiqu’on appeloit autrefois les Valaques. Froissard dit queles Valaques font de fort mauvaises gens. Huet.
C’est encore un terme d’injure du style familier,qui signifie un homme mou, timide , qui n’a pointde fermeté, qui n’a pas la force de tenir les paroles qu’ildonne. C’est un homme bien blêche j Sc substantive-ment, c’est m\ blêche, un y ai blêche.
BLÉER. v. a. Il signifie ensemencer une terre en blé. Onse sert plus communément du mot emblaver ; maisdans quelques pays on dit bléer. On disoit autrefoisbléerie, pour dire des blés fur pied.
BLEIDENSTADT , ou BLEIDERSTADT. Petiteville d’Allemagne, en Wétéravie, dansda Principautéde Dietz, à la source de la rivière d’Aar.
BLÈIME. s. f. Terme de Manège.Maladie du cheval,in-flammation de la partie intérieure du fabor vers letalon, entre la fole & le petit pied. La cause de cemal est un sang meurtri qui s’y est amalïé.
BLEKING (le) ou la BLEKINGIE, Province deSuède , dans la partie méridionale, entre la Gothie,la mer Baltique, Sc la France.
BLÊME, adj. m. & f. Décoloré, pâle. Pallidus , pal-Hens , décolor. Il ne sc dit que du visage. Quand onlui fit ce reproche, il devint blême.
Plus défait & plus blême,
Que n 3 est un Pénitent fur la fin du carême. Bon..
La disette au tein blême, & la trifie famine. Id.
BLÊMIR, v. n. Pâlir, changer de visage par l’émotiondequelque passion violente, de colère, de honte, de dou-leur. Pallescere 3 exalbescere. Quand on a annoncé àcette veuve la mort de ton fils, elle a blêmi , Sc s’estpâmee. Il blêmit à la vue du moindre péril. C’est unfort bon Acteur, il blêmit , il rougit quand il veuc. Jeblêmis toujours en commençant mes harangues.
BLÊMISSEMENT, f. m. Pâleur. Pallor. Ce mot -Lestpafreçu ; c’est dommage.
BLEMYES , ou BLEMMYES. f. m. pi. Blemyes , Blê-mit, y Biens, y Blepts. Peuple de l’Ethiopie, que l’on acru être fans tête, & avoir les yeux & la bouche à lapoitrine. Us furent ainsi nommés d’un nom du Roid’E-thiopie appelé Blemys. Quelques Auteurs disent quel’origine de la fable vint de cc qu’ils s’enfonçoient latete entre les épaules, qu’ils élevoient beaucoup. Bo-chart, dans ion Phaleg,Lìv.IV 3 ch. 2p, en rapporteune autre raison. 11 dit que Blemyes vient de 173,qui en hébreu signifie négation, privation, Sc de DIO,qu’il interprete cerveau , quoiqu’il n’y ait que les Rab-bins qui y donnent ce sens, Sc que dans l’Écriture, ilsignifie moelle ; de forte que selon lui, Blemyes aété pris pour fans cerveau, fans tête , & c’est ce qui adonné lieu à la fable. Florus , Lieutenant de l’Ernpe-reur Marcien, dompta les Blemyes , l’an de J. C. 450.
M. Godeau, Hifi. de l Egl. T . III. p. 240 , Sc M.l’Abbé Fleury , Liv. XXXIIy p. p24, les appellentBlemmyens. En Ethiopie fur la frontière d’Egypte,les Blemmyens Sc les Nobates tributaires des Ro-mains, adoraient entre autres Dieux, Isis, Osiris, ScPriape , Sc les Blemmyens facrihoient des hommesau Soleil. Fleur. Le premier te trompe quand il ditque ce font des peuples d’Égypte.
Kcr BLENDE, f. f. Mot allemand, employé dans les mines,pour designer un minéral qui se trouve dans la minede plomb , qui n’est bon à rien. Pfeudo galena , ina-nis galena , mica : ou, selon d’autres, une mine morte,matière ordinairement talqueuse, de couleur de plomb ,Sc très-diflìcile à la fonte. On l’appelle Sterile nitidum.Il y en a de différentes espèces Sc couleurs.
BLE
fjS* BLENE AU. Blenavium. Petite ville de I’Orléannoís,’fur le Loin, Election de Gien.
BLENNUS, f. m. Poisson qu’on pêche dans les eauxbourbeuses , qui n’est pas bon à manger, ce qui estindiqué par son nom , qui revient à muqueux. Il estfade, insipide, excrémentiel. Aldrovandi en donne ladescription, ba Ims , ou comme Suidas écrit ,
BLEPHAROXYSTE. s. m. Blepharoxyfium. Instrumentde Chirurgie, pour la scarification des paupières. DeBA/yapo, paupière, Sc de , scarifier. On a plusieursinstrumens pour la scarification des paupières. Il sem-ble qu’Hippocrate se servoir en pareil cas d’un char-don , ou de quelque plante épineuse. D’autres anciensMédecins inventèrent un instrument de fer ou d’acier,à peu près semblable à une râpe fine , de la formed’une cuiller. Voye\ en la figure dans le Dictionnairede James.
BLÉQUE. adj. Mot normand. Poire bléque, pommebléquey c’est-à-dire, plus que molle. Mén.
(f? BLERÉ. Blera. Petite ville de France, en ToUl-raine, fur le Cher.
BLEREAU. Voye\ Blaireau.
BLEREUX. f. m. Animal íauvage. Mceles , mcelis.
BLESCHE. Voyei BlÊche.
BLESME. Voye\ Blême.
BLESMIR. Voye\ Blêmir.
BLESMISSEMENT, Voye\ Blêmissement.
BLESSER, v. a.|CT Causer de la douleur à quelqu’un enle serrant, toit qu’il en résulte une plaie, toit qu’iln’en réíulte point. Vulnerare, sauciare. Les coups or-bes blessent en faisant des contusions. Les instrum cnStranchans blessent en faisant des plaies. Les souliers tropserrés blessent les pieds. Une selle dure blesse un che-val. Urere. fC? Lorsqu’en parlant de guerre, de com-bat, on dit que quelqu’un a été blessé, 011 entend tou-jours parler d’un coup qui a fait une plaie.
Ménage dérive ce mot de Usare latin, en y ajoutantun b.
Blesser, se dit en parlant de navire & de galère, & si-gnifie , endommager. Detrimentum afferre. La Réalerencontra Péperon d’une des galères, dont elle fut bieffée. VAU o.
Blesser, se dit avec le pronom personnel, quand on -efait mal, soit en tombant, soit par mégarde , soit vo-lontairement. Offendere partem corporis aliquam . J eme suis blessé par mégarde. On dit aussi d’une femmegrosse, quelle s’est blessée ; pour dire , que quelquechute,ou quelqu’autre accident,l’a fait accoucher avantterme. Abortum facere.
Blesser, signifie par extension, choquer , toucher tropfortement ce qui est délicat, faire une impression fâ-cheuse & désagréable. Offendere. Les couleurs tropvives blessent la vue. Une dissonance blesse Poreille*
0CP On le dit de même au figuré. Des paroles deshonnetesblessent la pudeur j font contraires à la pudeur. Cet/ -freux récit blesse l’imaginatipn, porte une imptetnondésagréable dans l’imagination.
Blesser, se dit figurément en matière/-d’anaour. Ueamant a le cœur blessé, les beaux yeux de cette DamePont blessé , ont fait une violente impression sur f° stcœur. ç
Blesser, signifie encore au figuré, nuire à quelque: choie,y donner atteinte, y faire brèche: choquer quelqu un,l’offenser par quelque discours. Ces faits quevousaveíavoués, blessent votre cause, donnent atteinte a votf^droit. Il ne faut rien dire qui puisse ê/e/sefla repuwtion du prochain. Les railleries trop fortes blessentinitié; il y en a d’innocentes qui ne blessent perionn •
5 V0 /st S ^ vou spêaity que ce discours s’adresse ,
j Monsieur. A vous 3 trouver-vous qu il vousblcire? * Moiiès. E.
Detrimen -
Blesser, signifie encore , porter dommage. Detritum afferre , inferre. Cette sentence me bielle en cchef ; elle me fait un préjudice notable. ^
On dit proverbialement, qu’on ne fart pas ou le olier nous blesse $ où le bât nous blejjc y quand ^on uepas le déplaisir secret que nous avons dans lame.