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leur de pourpre bien lavée : d’où vient aussi qu’on ap-pelle ces fleurs bleues qui viennent dans les blés, bla-yeoli. On trouve blavius pour signifier bleu livide »dans la vie de sainte Catherine de Suède composée en1471 j mais c’est un mot barbare, forgé de l’allemandblauve.
En peinture on dit que le bleu est la couleur laplus fuyante, dont on peint le ciel 8 c les lointains.
$£T Bleu , se dit quelquefois pour livide. Quand cemalade est dans ses crises , il devient tout bleu , pourdire que les épanchemens de sang qui surviennent alorsà la peau, lui donnent une couleur plombée.
$GP On appelle Cordon-bleu , le ruban que portent lesChevaliers du S. Esprit. On dit en ce sens, le Roi adonné le Cordon-bleu à M. un tel, a envoyé le Cordon-bleu à tel Prince. Vitta c&rulea.
fsT On donne le même nom aux Chevaliers du S. Es-prit. M. un tel est Cordon-bleu .
L J argent d 1 un Cordon-bleu rí esl pas d*autre façonQue celui d’un Fripier 3 ou d’un Aide à Maçon.
Régnier.
On le dit figurément d’un homme considérable dansion corps, c’est un Cordon-bleu. Mais cela n’est bonque dans le style familier.
On dit, donner le bleu à une toile, pour signifier,la faire passer dans une eau où l’on a fait dissoudre unpeu d’amidon avec de l’émail, ou azur de Hollande.
Bleus Sc Rouges, f. m. pi. On te sert de ces mots pourdésigner la maison du Roi. Les Bleus ont bien faitdans cette occasion, les Rouges rien qui vaille.
On dit, mettre une carpe au bleu ; pour dire, rac-commoder à une certaine sauce, à une sorte de court-bouillon, qui lui donne une couleur approchante dubleu.
Bleu , est aussi un terme de guerre. On appelle un partibleu , une troupe de soldats qui vont butiner fans com-mandement, ni permission. Grassatorum 3 ou pradato-rummilitum manus. Aller en parti bleu. Les passeportsne fervent de rien contre les partis bleus.
Officier bleu , en termes de Marine, est un Officierqu’unCapitaine de vaisseau crée dans son bord,poury servir, taure d’Officier Major.
On dit proverbialement, faire des coups bleus ; pourdire, faire des efforts inutiles, des tentatives qui neréussissent point.
Bleu. f. m. On appelle ainsi les pauvres de l’Hôpital dela Trinité à Paris. Tous les bleus croient à cet enter-rement.
BELLATRE, adj. m. & f. Qui approche du bleu, quitire fur le bleu. Subcaeruleus.
BLEUe , ou QUASI-BLEUE. f. f. Terme de Feuriste.C est une anémone à peluche, dont la fleur en son en-tree approche du bleu, ensuite elle s’éclaircit, 8 c enfinelle devint gris de-lin.
BLEUES. Filles bleues. Ce font des filles de l’Annon-ciade, que 1 on nomme ainsi. Voyez Annonciade.
BLEUET. Voye\ Bluet.
BLEUÏR. v. a. Terme de Chimiste 8 c d’Artisan. Fairedevenir bleu. Quand on veut bleuir du fer, il faut luidonner un certain degre de feu. Bleuir de l’acier poury appliquer l’or ou l’argenf.
£ 3 * BLEUÏSSOIR. Voye\ Revenoir.
$ 3 * BLEYME. Voye% Bleime.
B L I.
BLIAUX. f. m. Sorte de juste-au-corps ancien,
•Ser mantiaux f u & ses bliauxD une porpre d 1 or estelée.
BLIDOU. f. m. Nom d’homme. Blidulphus. Le PrêtreBlidoUì .Moine de S. Colomban, étant à Pavie où ilavoir été envoyé par S. Attale , y reprocha au Roi desLombards Ariovald, Arien , son hérésie. Chalt.
Ce mot s'est formé du latin. Les Italiens le nom-ÍPsnt Bidolfo , les Allemands Plidorf. Il y a des manus-
BLO
crits où il est nommé Baldulfus , 8c pour cela Théo-
" phile Raynaud avertit de ne le pas confondre avec S.Badou, Abbé d’Ainay à Lyon. Maynard le nomme B In-duis us ■ peut-être pour avoir mal lu son nom,ou pouravoir eu quelque manuscrit fautif. Jonas deBobio,contemporain de ce Saint, mec Blidulfus. C’est auchap. XIII e des Merveilles de Farmoutier , qu’il parlede ce Saint. Id,
BLIDRÂN. 1 . m. Nom d’homme. Blidrannius. L’Eglssede Vienne fait mémoire de S. Blidran le 22 e Janvier.Du Sauflay l’a mal nommé Blidien.
BLIER. f. m. Nom d’homme. Blitharius. C’est de ce110m latin que le françois s’est fait. S. B/ier étoit uaPrêtre Irlandois qui fe retira à Broies en Champagne»proche deTroies,& y mena une vie solitaire.
BLIMOND. s. m. Nom d’homme. Blìtmundus. S. Bli~mond avoit été moine à Bobio, en Italie, sous S- At-tale. Hugues Ménard, Liv. I de ses Observ. 8c D. Ma-billon ,Siècle //, le tonr natif de Dauphine, fur ce quel’Auteur de la vie de S. Valéry, parlant de lui, dit ergs-lsatét alveum , ( Ménard dit Isaram ) oriundus : maison ne peut douter que cet Auteur, qui écrivoit en Pi-cardie, rientendit parler là de la rivière d’Oisc, & noude celle d’Isère, qu’il ne connoifloit peut être pointdu tout ; 8c qu’en tout cas, si elle cûr été la véritablepatrie de S. Blimond 3 il l’auroit désigné d’une manièremoins simple, crainte que dans le Vimeu on ne la pti*pourla rivière d’Oisc. Chast.
BL 1 N. f. m. Terme de Marine. Pièce de bois, carrée,où il y a plusieurs barres clouées de travers à anglesdroits : elle sert à poufler des coins de bois fur la quilledu vaisseau, loríqu’on le veutmetrre àl’eau. Il y a aussides blins avec des cordes au lieu de barres, pour enfon-cer des coins fous le vaisseau, en élançant les blins deloin, ce qu’on ne pourroiefaire avec les barres.
§CF Chez les ouvriers en foie on appelle b Un , cette par-tie de l’ourdilfoir qui sert à arranger les soies que l’o»ourdit.
La Blin. Terme de Fleuriste. Nom d’une tulipe qui e»d’un beau violet séparé d’un blanc naissant par un pe®de rouge.
BLINDAGE, s. m. Terme de fortification. L’action st*blinder 3 ce qui concerne les blindes, faire un blindageM. de Feuquières emploie souvent ce mot.
BLINDER. ». a. C’est, en termes de fortification, sc cou-vrit de blindes. Blinder une tranchée. Guillet. C’estla couvrir de blindes.
BLINDES, f. f. Terme de guerre. Défense faite de bois,ou de branches entrelaflées, qu’on enferme entre deuxrangs de pieux debout, ou de claies. Les pieux font st®la hauteur d’un homme, 8c distans de quatre ou cinstpieds. On s’en sert particulièrement à la tête des tran-chées , quand on les poulie de front vers les glacis, 011loríqu’elles font enfilées, pour mettre à couvert \cssf~vailleurs, ou pour soutenir les fascines d’une tranch ee *
Blindes , est un nom flamand , qui signifie chanden er •D’autres disent qu’il vient de l’allemand , ou hoflandois , blind 3 qui signifie aveugle; d’autres del’Ang* 01b lis 3 qui est Une espèce de machine de guerre RU ottappelle dans labasse latinité blida .
BLO.
BLOC. f m. Pièce de marbre ou de pierre, telle qu on latire de la carrière, & qui n’a encore aucune formela main de l’ouvrier. Massa. Il y a tant de blocs de marbre dans ce bateau. ., ,
|sV Bloc d 3 échantillon , c’est le bloc taillé à la carrièrela longueur, épaifleur & largeur commandées. x
Bloc , íe prend aussi collectivement pour plusieurs P J ® Cou marchandises qui font considérées toutes eníem^;Faisons un bloc de toutes ces marchandiscs. R a a ^ cer ^toute cette boutique en bloc , pour dire, en gros.vatim 3 fimul. du l atin gîo -
Quelques-uns disent que ce mot vien s
bus. D’autres le dérivent de volutum , ooinvo utut' sparce qu’on achete souvent des marchandises embalh csou enveloppées,ce qu’on dit, acheter en tache òenbloc. Mais il y a plus d’apparence qu li vient de blocn»