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faisoit courir des bœufs fur ces gerbes ainsi dressées ,pour en faire sortir le grain qu’on vanneit après. Onmerroir des muselières à ces bœufs,pom les empêcher demanger du grain. C’est cette eípèce de dureté que dé-fend Moyfe. 11 veut qu’on laisse aux bœufs qui foulentle grain, la libertéd'enmanger, n’étancpas juste, di-sent Josephe &Théodoret, de priver ces animaux quinous aident à faire venir le froment , de cette petiterécompense de leurs travaux.
Bœuf violé. Bœuf que les Bouchers conduisent aucarnaval par les rues dans plusieurs villes. Quelques-uns prétendent que c’est bœuf ville, & qu’on l’appelleainsi, parcequ’on le conduit par la ville. Maisj’ai tou-jours entendu bœuf violé , Sc j’ai toujours oui direqu’on le nommoit ainsi, parce qu’on le conduit avecdes violes & des violons, & autres instrumens dont onjoue autour de cet animal. En quelques endroits ondit bœuf viélé.
Bœuf, se dit aussi des chairs coupées de cet animal ,qu’on vend à la boucherie- Ainsi on dit, la pièce debœuf tremblante est celle qui est la plus proche de lapoitrine, parce qu’elle palpite encore longtemps aprèsquel o. bœuf est tué ; c’est celle qu’on íert fur les bonnestables. La pièce de bœuf parée, est celle qui se lève à latête de la surlonge. Le gîte, le trumeau de bœuf. Lecimier de bœuf, est la partie charnue de la cuisse: cequ’on appelle au mouton une éclanche. Voyez Cr-
MtER.
Aloyau de bŒuf, est une pièce qui se coupe le longdes vertèbres Sc des côtes. Cofla bubula. En parlant ondit simplement un aloyau , lans ajouter de bœuf.
Nerf de bœuf, est la partie du bœuf destinée à la géné-ration.
Langue de eŒuf , est la langue détachée àubœuf, qu’onsale, &c qu’on fume d’ordinaire pour en faire un ragoûtqui excite à boire.
Bœuf à la mode , est un bœuf bien lardé, cuit dans sonjus, Sc assaisonné avec du poivre, Sc autres choses dehaut goût.
C’est un symbole très-commun fur les revers desmédailles, que deux bœufs tirant une charrue, pourmarquer une colonie composée de peuple & de simpleshabitans : car on y gravoit des aigles romaines, si elle-ctoit peuplée de soldats. La raison de ce symbole est,que l’on se servoit de bœufs pour tracer l’enccinte de lacolonie; Sc afin qu’il y eût plus de mystère, l’on joi-gnoitune vache à un bœuf fous lc même joug, en pla-çant la vache vers la ville, Sc le bœuf de l’autre côtévers le dehors. C’étoit pour montrer que les femmesdoivent se charger du soin du ménage, Sc se renfermerdans l’intérieur de la maison , Sc que la culture deschamps est le partage des hommes. Les villes munici-pales avoient pour symbole la tête d’un bœuf. Vail.
Les Egyptiens représentoient le Soleil, ou Osiris ,fous la forme d’un bœuf. Kirker , (Mdip. AEg. T. I,p- 3 0 f* 3 z- Trois têtes de bœufs f ur la statue d’Isis si-gnifioient en hiérogliphes, les trois temps de l’annéepropres à la culture des champs. Les Romains mettoientausiì une tetede bœuf , ou métope, dans leurs bâti-mens, pour symbole du travail, Sc de la patience dansle travail. Id. p. içfl* Souvent on volt fur les médaillesgrecques & romaines un bœuf baissant la tête & flé-chissant un genou. C’est, selon Tristan , la marque del’établissement& fondation d’une ville. C’est la postured’un bœuf donnant un coup de corne, Sc , si l’on eneroitM. Vaillant, il désigne des jeux donnés à l’hon-neurd’un Prince. Quand ses cornes font ornées de ban-delettes , c’est la marque d’un bœuf victime, ou d’unsacrifice. Un bœuf couronné étoit chez les Assyriens lesymbole de la paix, dit Marcelli.
Bœuf. Terme de salines. On appelle ainsi dans lessalines, l’ouvrier qui décharge le bois des charrettes ,le jette fous la poêle, & fait les autres services de cetteespèce. Encyc.
fCT C’est auffi un terme injurieux dont on se sert pourdésigner un homme pesant & hébété. C’est un bœuf,un vrai bœuf.
Mit de Eœuf j se dit de ceux qui ont l’œil gros,beau
BOG
Sc à fleur de tête. Homère donttt souvent pour épithet®à ses Déesses, œil de bœuf.
On appelle en termes d’Architecture , un œil debœuf , une fenêtre ronde ou ovale, qui se fait au-des-sus du dernier entablement, ou dans les toits pour lesgreniers. Fenestella rotunda.
On appelle aussi œil de bœuf, un petit vaisseau rondde fayance, propre pour mettre des couleurs.
Œil de eŒuf , est aussi le nom d une plante. P °y e íŒil.
Bœuf de Dieu y ou Roitelet. Oiseau appelé autrementBérickot ; c’est le Passereau Troglodyte , appelé Pasfer Trogjodyta. Faultrier. En Normandie Hebttre .Voyez Passereau troglodyte.
Cœur de eœuf. Espèce de grcsle prune de couleur vio-lette, tirant au rouge. La Quint. P. III, c. r 4 .
Œil de bœuf noir. Espèce de prune qui ne quitte pointle noyau, Sc qui est des mauvaises. La Quint. P. III 3c. 14.
Bœufs. f. m. pi. Dès à jouer qui n’ont qu’une des facesmarquées. On joue ordinairement avec six bœujs ,dont l’un est marqué d’un point, Sc le z e de deux, 1 b3 e de trois, Sc ainsi du reste jusqu’au sixième qui estmarqué de six points ; ensorte que chaque bœuf n’aqu’un côté marqué, Sc les six bœufs tout ensemblen’ont autant de points que chaque dé ordniaire en *en particulier. On les appelle autrement farniets.
On dit proverbialement, qu’un homme met la char-rue devant les bœufs , lorsqu’il a mal arrangé son dis-cours , qu il a mis au commencement ce qui devoirêtre à la fin ; Sc il se ditnon-seulementd’un discours,mais de tout ce que l’on fait de travers. On dit encorede ce qu’on a accoutumé de manger à son ordinaire,oUdevoir continuellement, que c’est la pièce de bœufOn dit aussi en cuisine, bœuf saignant, mouton bê-lant , porc pourri, tout n’en vaut rien, s’il n’est biencuir; ce qui veut dire, qu’il faut manger le bœuf avecson jus. Il saigne comme un bœuf, pour dire, en abon-dance. Je ne lui ai dit ni œuf ni bœuf, pour dire, j®ne lui ai point dit de grosses paroles. Il y a aussi un jetldes petits enfans , qu’on appelle le pied de bœuf. Ondit des gens fort stupides, qu’ils font de la Paroisse dcS. Pierre aux bœufs, le Patron des grosses bêtes. SaintPierre aux bœufs est une Paroisse de Paris ; & ce pro-verbe n’est que dans cette ville & parmi le peuple.
ipT BOFFINGUE , ou BOFFINGEN. Boffingia. Villelibre & Impériale, dans laSuabe, fur le ruisseau d’Eger.
B O F.
BOFFUMER. (se) Vieux mot. Ambas buccas inflat*'Se fâcher, être bouffi de colère. Borel au mot Bof~fume, rapporte ces deux vers de Coquillard :
Se Maiflre Olivier fe boffume,
Ou s’il veut faire le véreux .
De-là vient, selon toutes les apparences, le verbeemboffumer, si usité en province ; pour dire , taC ^par de mauvais discours, ou de faux rapports, debrouiller deux personnes ensemble ; exciter quelqu unà la colère, à la haine & à la vengeance. ,.
BOFU. s. m. Vieux mot. Sorte d’étoffe. Perceval a diten parlant des Tisserans :
Ains tissent pailes & bofus.
BOG.
BOGARMITES. Voyez Bogomiles. C’est la meta cchoie.
Pj O*s D °ï- Grande nation d’Asie, dans la Tartarie. LesChinois les appellent T artares orientaux, Sc les Mon-guls, Niouchi ou Nuchi.
BOGESUND. Petite ville, ou plutôt bourgade de Suède,dans la Westrogothie, à quatre lieues de Falkoping.Ce lieu n est guère connu que par la bataille qui s ydonna en ijao, entre les Danois & les SuédoisBOGQMILES, ou BOGARMITES. Bongomilu .
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