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domejîìcum 3 &dïbus adsttum. Les usufruitiers ne peii-vent faire couper les bois marmenteaux 8c bois detouche 3 ni en haute futaie, ni en taillis, quand ils ser-vent à la décoration d une maison ou d’un château.
Une coupe de bois réglée, eít une division qui se faitd’un grand bois cn certaines portions, afin qu'on encoupe chaque année une certaine quantité fans dégra-der le bois j ni en diminuer le revenu. Consueta ctzsurasaltus.On appelle l’âgedu bois , ou Vessence du bois 3le temps écoulé depuis ía dernière coupe. L’usancedubois se dit de son exploitation.
<ìarde-bois, est l’Ofticierpréposé pour empêcher les dé-gradations des bois j dc conserver le gihier. Sylvarumcujlos.
Ménage dérivé ce mot de bofcum ou bofcus. Il vientplutôt de l’allemand husch, d’où les Italiens ont faitbosco 3 & les Espagnols bofque. En vieux françois ondiíoit bos. Du diminutif boskettus on a fait bosquet 8cbouquet 3 8c de boscium on a pareillement fait buisson jde bosca 3 huche • 8c de boscagium , bocage.
En Poche on appelle les Divinités des bois , les Drya-des, Hamadryades, les Faunes, les Satyres , &c. Parmiles Païens il n’y avoir presque point de bois qui n eûtson Dieu tutélaire, & un temple consacré au Dieu quiy présidoit. Le silence 8c l’horreur qui y règnent, leurparoissoient propres à inspirer du respect, &à impri-mer je ne sais quel sentiment de religion, en lotte qu ilsse figuraient que la Divinité y habitoit ^ c est pouiquoiils étoient lactés & inviolables; 8c Cicéron, en decla-mant contre Clodius , n’exagère rien tant que la profa-nation qu’il avoit commise, en portant le fer & le feudans ces bois défendus par la dévotion des peuples. Lu-cus. Les sombres ombrages des bois les rendoient vé-nérables aux hommes , & les fuioient choiíìr commedes lieux propres à la célébration des mystères. S. Evr.La solitude & les bois inspirent je ne sais quelle ten-dresse qUi enfonce le trait dans le cœur, au lieudel’enarracher. Id.
Les bois ont été les premiers lieux destinés au culte ;des Dieux. Dans les premiers temps où les hommes neconnoissoient ni villes ni maisons, & qu’ils trahiraientles bois ou les cavernes, ils choisirent dans les bois leslieux les plus écartés, les plus sombres, les plus impé-nétrables aux rayons du íoleil, pour 1 exercice de leurreligion. Dans la fuite on bâtit de petites chapelles, &enfin des temples; Le pour conserver cette ancienne cou-tume , on plantoir toujours, lorsqù’on le pouvoit, desbois autour des temples , & les bois étoient aussi lactésque les temples mêmes. Ces bois sacrés furent bientôttrès-fréquentés. On s’y assembloit aux jours de fêtes ,8c après la célébration des mystères, on y faisoit des re-pas publics, accompagnés de danses & de toutes les au-tres marques de la plus grande joie. On y suspendoitles offrandes avec profusion. Couper des bois sacrés ,étoit un sacrilège; il étoit cependant permis de les éla-guer, de les éclaircir, & de couper les arbres qu’oncroyoit attirer le tonnerre.
En termes de Marine on dit, faire du bois 3 lignariipour dire, descendre à terre pour aller couper des *?oisnéceílaires à l’équipage. On dit aulli qu’un vaisseau areçu des coups en bois i pour dire, dans le bas 8c dansles œuvres vives.
fï3“Le mot bois est souvent employé dans les arts & métiers.
Bois d’un éventail, font les deux montans ou maî-tres brins & les flèches. Ce terme est générique, & si-gnifie toutes les matières qui servent à la monture d’unéventail; bois, écaille 3 ivoire, 8cc.fjCFBois de raquette , c’est tout le bois qui compose laraquette, le tour avec son manche. Lignum reticuli.IjfT Bois de lit, ce sont les pans, les colonnes, le dos-sier, les tringles & les goberges du ìiz. Fulcrum.fïCT Bois de fusl. Voyey L Fûr.
fCT Bois. Terme d’Imprimeurs. Ils appellent bois de tête,les petites pièces de bois qui se mettent dans les châflìs,au-dessus des pages , pour tenir les formes serrées ; 8cbois de fonds, les bois qui le mettent entre les pages.«3=* trais ^ brosse,chez les vergettiers,petite planche,min-ce, percée de plusieurs trous, à distance égale, pourrecevoir les loquets.
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isT On appelle généralement en Menuiserie des mett-blés de bois , des tables, des sièges, des lits, quand ilsn’ont point d’étoftes ni de tapiíîerie.
|-sT Bois de tournebroche. C’est la fusée & les poulies du.tournebroche.
On appelle aussi bois de pique ou brin de bois, Unbois de lance ou les bois de ces armes avant qu’ils soientferrés. Hostile.
|kF Les anciens Chevaliers appeloient bois 3 leurs lan-ces. C’est en poésie un terme de guerre & de tournois»Lancea 3 mijstle 3 jaculum 3 sagittai Leurs bois volè-rent en éclats. Et l’on difoit qu’ils portoient bien leurbois , lorsqu’ils couraient en lice de bonne grâce. C’estde là qu’on dit figurément, qu’une personne porte bienson bois.
En termes de guerre, quand on fait faire halte àl’in-fanterie, on dit haut le bois 3 parce qu’on lève alorsles piques ; & dans la marche, faire long bois 3 quandon veut augmenter l’interval le qui est entre les rangs.
IsT En termes de Vénerie, on dit un bois de cerf, cequ’on appelle autrement cornes de cerf. Ramosa cervicornua ; 8c l’on dit qu’un cerf a touché au bois 3 quandil a dépouillé la peau de fa tête, en se frottant contreles arbres.
ífét On dit figurément en ce sens, qu une femme fait por-ter du bois à son mari , lorsqu’elle lui est infidelle.
En Agriculture, bois se dit des menues branches,fions 8c rejetons que les arbres poussent chaque an-née. Ainsi on dit qu’un arbre poulie trop de bois, qu’unevigne est trop chargée de bois ; pour dire, qu’il faut latailler, 8c qu’il faut émonder ou élaguer les arbres. Onappelle aUllì la vigne le bois tortu.
Bois. En termes de Trictrac, se dit des dames avec les-quelles on joue. Avoir beaucoup de bois fur une case.C’est Une règle inviolable , que bois touché doit êtrejoué. Traité du Tricl. Il faut, avant que de toucherson bois 3 marquer ce que l’on gagne. Ib. On dit, abat-tre dii bois j quand on abat beaucoup de dames dedessus le premier tas, pour faire plus facilement descases dans la fuite.
On appelle chez les Chrétiens, par excellence, le bois
i sacré de la croix, le bois de la vraie croix , celui oùsut attaché le Sauveur. Lignurrt crucis.
|>CF Ce mot est pris figurément de l’Evangile. S’il est ainsifait au bois vert, qUe sera-t-il du bois sec ;
Bois-a-bois. Terme d’aunage, 8c d’Auneurs. Auner uneétoffe ou une toile bois-à-bois 3 c’est sauner juste, sansfaire aucune bonne mesure.
uu dum C 1 I piuiicui» '-'11 ail
d’une personne qui a grand air, qu elle porte bien sorbois ; cette femme porte bien son bois , pour direqu’elle a un port majestueux. On dit d’un fanfaron qu<c’est un grand abattent de bois , qui se vante de sainbeaucoup plus de prouesses qu’il n’en fait. On le diaulh d’un homme qui expédie beaucoup de besogne8c meme d’un juge qui rapporte beaucoup de procèsOn dit de ceux qui font les choses avec éclat, violence& impétuosité de naturel, que c’est la force du bois ;par alluíion au bois vert, qui se tourmente 3c qui cra-vaille. On dit, avoir l’œil au bois ; pour dire , prendregarde à ses affaires, & ne se laisser point surprendre ,par allusion aux embuscades qui fe font d’ordinairedans les bois. On dit aussi, il n’est tel feu que de gro<bois , en faisant allusion à un Philosophe qui voyoiitranquillement brûler sa maison. On dit en menaçantu verra de qUel bois je me chauffe; pour dire, je l e bâ-tonnerai du bois que j’ai à mon feu. On dit en ce mênnsens, charger un homme de bois, lui donner fa provinon d z bois i pour dire, Di donner plusieurs coups dbâton. On dit qu’un homme est du bois dont on fait levielles,qu’il est detotisbons accords; pour dire,cu’iest foible ou complaisant, qu’il n’ose ou ne veut contredire personne. Être du bois dont on fait une chose c’eíavoir de son côté les qualités 8c les dispositions néceífaires pour parvenir à cette chose-là , y être proprepouvoir y prétendre. Un Gentilhomme difoit au Marechal de la Meilleraye, si je ne fuis pas Maréchal dFrance , je suis du bois dont on les fait: vous avez ra:Ion , repartit le Maréchal, quand on en fera de bois
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