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Tome premier. [A - BOU.]
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allume. Elle est dans les Trans. Phil. n.J2jp. 6û / ,T. III, p. 64.6.

Bois vert. C’est pour l’ordinaire un buisson comme lesgrossies épines blanches ; il est fort chargé de petitesfeuilles vertes & listées, aílèz semblables à celles dubuis, niais un peu plus grandes : ion écorce est groste8c polie, on n 1 en voit guère de plus gros que la cuiste :il a toujours un pouce ou deux d aubier blanc, 8c toutle cœur du bois est vert fort brun, 8c meme plus noirque vert, mêlé de quelques veines jaunes. II ie politcomme l’ébène, & noircit st bien avec le temps, queles Ébénistes le íont souvent paster pour de vraie ébène.Les Teinturiers s’en fervent pour teindre en vert nais-sant. Il y en a grande quantité à la Guadeloupe. P.du Tert.

Bois à petites feuilles. Il vient dans les lieux humides8c dans les terres grastes de toutes les Îles de l’Amé-rique. L est une sorte d’arbre chargé de petites feuillesallez semblables à celles du buis; elles íont attachéesà de petites queues si menues, qu’au moindre ventelles tremblent. L’écorce de 1 arbre est jaspée commecelle du bois d'Inde ; mais de temps en temps la petiteécorce s’éleve, & le roule comme de la cannelle, & ilne lui en manque que le goût 8c Podeur. P. du Tert.Hift. des Ant. Tom. III 3 ch. 4, §. 7.

Bois de fer. Arbre des îles de l’Amérique, ainsi nom-mé à cause de la dureté. Il croît jusqu’à une pique &demie de hauteur, gros comme le corps d un homme ;son écorce est preíque semblable à celle de l’Erable ,mais plus dure 8c plus griíe. Il a quantité de petitesfeuilles, 8c porte un grand nombre de beaux bouquetsde Heurs, íembiables à celles du Lila, même plusbelles, mais en si grande abondance, qu’il semble qu’iln’y ait que des fleurs fur l’arbre. Tout Paubierest jau-ne & sort dur jusques vers le cœur, qu’il a fort petit,8c de couleur de fer rouillé, mais si dur que les hachesde la meilleure trempe rebroussent dessus quand on lefrappe. P- Du Tert. Tom. III 3 ch. 4, §. 8 3 8cLonvill. Hift. nat. des Ant. Liv. I, ch. j^art. j.L'est l’ébene. L’ébène ou bois de fer. Tournefort.Acad. 170 0 j Mém. p. 40.

Il y a un arbre au Tunquin qui s’appelle Lim , 8cque les Portugais nomment Palo ferro , c’est-à-dire ,pieu de fer, loir à cauíe de ía pesanteur, parce que sion le met dans Peau il va plutôt au fond que l’ébène;soit à cause de íà couleur , qui a rapport à la rouille,cu de sa dureté, qui est telle que si à coups de mar-teau on enfonce dedans un clou bien trempé , il n’ya point d’homme , quelque robuste qu’il soit, quipuisse Parracher, même avec des tenailles ordinaires,au contraire il íemble que ce bois s’aigrisse contre lefer; il le corrode Sc le consume de telle manière, ,quedans la structure des galions dont on se sert, il est ab-solument nécessaire de renouveler les clous dans lapartie du dedans du vaisseau, dont Passemblage est faitde ce bois autrement les pièces se détachent, Relat.de Jung. par U P. Marini.

Bois á’Inde. C est une espèce de Laurier qui croît exces-sivement gros quand il est en bonne terre, & dans leslieux humides. Il a 1 ecorce jaunâtre, déliée, 8c si dou-ce, si unie, si polie par-tout, qu’il semble que ce soitle bois dépouille^ de son ecorce. Sa couleur est d’ungris vif & argenté, 8c en quelques endroits elle tire furle jaune; ce qui fait remarquer cet arbre entre tous lesautres. Elle est sort sèche & astringente au goût. Sesfeuilles sont presque semblables à celles du Laurier,mais un peu plus souples 8c plus rondes, dit le P. duTertre, ou à celles du Goyavier , dit M. Lonvillers:c Hes sentent le clou de girofle, dit celui-là ; & quandon les manie, dit celui-ci, elles parfument les mainsd une senteur plus douce que celle du Laurier. Ellesont, ajoute le premier, un goût de cannelle, picquant,astringent, qui laisse dans la bouche une petite amer-tume qui n est pas désagréable. Elles donnent, conti-nue le second, à la viande 8c aux sauces un goût sireleve , qu on 1 attribueroit plutôt à une compositionde plusieurs sortes d épiceries, qu’à une simple feuille.Cet arbre fleurit une fois 1 an au temps des pluies ; &pour-lors il renouvelle une partie de son feuillage. Son

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[ bois est le plus dur, le plus plein,, le plus massif &

I le plus pesant de tous les bois des Iles de l’Amérique,de-là vient qu’il coule à fond comme du plomb, qu ilsouffre d’étie poli comme du marbre, & que les íau-vages en font leurs masiues. L’aubier est de couleurde chair, & le cœur de l’arbre est tout violet, extrê 1 -mement dur. La décoction de les feuilles est fort bon-ne pour fortifier les nerfs, soulage beaucoup les para-lytiques , 8c fait désenfler les hydropiques, 8c l’en-flûre qui reste aux jambes de ceux qui ont eu desfièvres malignes. M. Robin qui en éleva un au jardinRoyal, le nommoit Laurier aromatique : c’esten esterun véritable Laurier, & toutes ses baies ou graines, quisont semblables à celles du Laurier, auflr-bien que sesfeuilles , en font une preuve évidente. Lonvill. tìft.nat. des Ant.-Liv. /, ch. 7 3 art. 4. P. Du Tertre.T r. III j c. 42.

Bois Rouge. On appelle ainsi dans les Antilles plusieursautres espèces d’arbres qui ont le bois rouge, solide, 8c. pelant, qui résiste aux vers, & à la pourriture, & quiíont tous très-propres à bâtir des maisons, & à faire debeaux ouvrages de menuiserie. Tels sont l’Acajou, lebois de fer , le Courrouça. Consultez Lonvillers dePoincy, Hift. des Ant. Liv. I, ch. 7, art. j ; 8c le PèreDu Tertre, H ft. des Ant. Tr. III , ch. §. S.

Bois Fojfde. Il y a des endroits où. l’on trouve du boisdans. la terre, soit qu’il y ait été enterré autrefois, &dès 4 e déluge, comme quelques-uns le croient; soitqu’il s’y forme, comme il arrive à celui des minesd’ambre. Voye% au mot Ambre gris, & la Disserta-tion de M. Hartman qui y est citée. 11 me souvient quevoyageant par 1 Italie, j’eus la curiosité d’aller voir unemine ou carrière de bois fossile , ou estimé tel, quiétoit proche de la ville d’Aquasparta, & de laquelleun des Lyncées nommé Stelluti , avoir fait un livre.Mascur. On a découvert en 1712 dans les marais deCiiuk, village à une lieue de Douay, un gros chêneavec ses principales branches, lequel, par le long séjourqu’il a fait dans ces lieux humides, enfoncé 1 y ou 20pieds sous terre, a contracté une couleur noire quifait honte à l’ébène. Il y a quelque temps qu’orì trouvaen Angleterre à plus de 100 pieds fous terre, des chê-nes d une prodigieuse grosseur avec toutes leurs bran-ches, lesquels avoient aussi contracté une couleur par-faitement noire, jointe aune dureté, qui paííoit debeaucoup celle qu’ils avoient lorsqu’ils végétoient. Cc$arbres peuvent-ils s’être trouvés là par une autre causeque par le bouleversement général du globe terrestrependant le déluge? Mém. de Trév. 1713 3 p. 61 3 62.fO” On a auisi trouvé dans le sein de la terre des boischangés en charbon. Ce sont des arbres enterrés con-vertis en charbon par des feux souterrains, fans leurfaire perdre leur figure.

Bois minéralifés. Arbres pénétrés dans le sein de laterre par une vapeur métallique ou minérale. Il y a desbois alumineux , de couleur brune, plus légers que lecharbon de terre, 8c qui s’enflamment d'eux-mêm es »dès qu’on les expose à l’air ; 8c des bois de la naturedes pyrites. Les premiers ont été pénétrés dans la terrepar une matière alumineuse; les seconds, par une sub-stance sulfureuse 8c ferrugineuse, ou cuivreuse 8c arse-nicale. Ceux qui ont été pénétrés d une substance mar-tiale, sont appelés ferrugineux.fT On a auisi trouvé des arbres changés en terre, quiconservoient leur figure dans le sein de la terre, maïsqui tomboient en poussière dès qu’on les exposoit à l’air.$CT Bois pétrifiés. Voye% Pétrification.

Bois de Vie. Terme de Philosophie Hermétique. OnRappelle autrement le grand arbre des Philosophes , 011des Sages : c’est lc Mercure des Philosophes. Ils lui at-tribuent des qualités admirables, jusqu’à donner la vieaux substances mortes. ,

#CF BOIS-BELLE. Bofcabellum. Ville & Principauté deFrance, dans le Berri, entre Bourges 8c Sancerre. nl’appelle autrement Enrichemont. Cette Principautéappartient à la Maison de Béthune-Sulli- .

*0- BOIS-COMMUN. Bofcum-commune. 1 ente villede France, dans le Gâtinois, aux confins cL UrLannois.