p f z BOL
SUCHAR Sc BOUCHARA, Ville de la Tartane, aapays des Usbecks, près de Gihun Sc de Bikaut.
BOL.
BOL , ou BOLUS, si m. Terme de Médecine. Petiteboule de drogues médicinales qu’on prend leule oufous quelque enveloppe. Bolus. Il a été inventé prin-cipalement pour les malades qui ont de la répugnanceà boire les remèdes, ou qui n en peuvent supporter legoût ni 1 odeur: on y a recours auili pour faire mieuxavaler certains remèdes, qui par leur pesanteur reste-roient au fond du verre , s’ils croient mêlés dans desliqueurs; comme seroient diverses préparations de mer-cure , d’antimoine, &c. Il y en a de plusieurs fortes.On les fait avec des électuaires, des confections, desconserves, des pulpes, des poudres, des sels, des hui-les , des essences, des extraits, des sirops, Sc avec uneinsinité de remèdes , dont il faut qu’il y en ait quiaient assez de solidité , ou astez de sécheresie pourdonner de la consistance à ceux qui sont trop liquides,ou trop mous. On les prend à la pointe d’un couteau ;mais le plus souvent on les enveloppe de pain à chan-ter, de sucre, de poudre de réglisse, de fruits cuits oucrus, ou de quelque confiture ou autre matière, quipuisse empêcher en quelque façon qu’on ne lente l’o-deur & le goût des médicamens , dont les bols fontcomposés.
Plus ne rn enquiers de quelle drogue avc\Formé ce bol par qui seroient bravésBien plus de maux , plus de pestes encore \Que parmi nous n en apporta Pandore jNul mai ne tient contre ce bol divin.
Bol. Bolus, si m. Sorte de terre qui est. ordinairementen morceaux rougeâtres , quelquefois jaunâtres , oublanchâtres. Elle est grasse au toucher, onctueuse,stiptique au goût, & astringente Elle s’attache facilement à la langue , & se fond dans l’eatt. Il y a plu-sieurs espèces de bols. Il s’en trouve du rouge & dujaune aux environs de Lyon : auprès de Montpellier ily en a de fort rouge ; près de Paris on en trouve d’in-carnat, mais moins pur que les précédens. Le bol quinous est apporté d’Arménie est le plus estimé. Il i e fondaisément dans la bouche , il est plus fin & plus pur,sur tout lorsqu’il est bien choisi. Les Alchimistes fontgrand cas de deux antres espèces de bolsj qu’ils nom-ment Axungia solis 3 St axungia luna. Le premiervient des mines dor de Silésie ; le second vient appa-remment de quelques mines d’argent, ou bien son nomfe prend peut-être de sa blancheur. Le bol rouge estastringent , stiptique. On l’applique extérieurementpour arrêter les hémorragies des plaies, intérieurementpour les dyssenteries, les aigreurs, les cours de ventre& les pertes. II entre dans la composition de quelquesemplâtres stiptiques & astringens. Agricola , Vor-mius, Charleton, ont parlé de ses différences.
{KF On doit regarder le bol comme un composé oumixte , que Ion trouve en plusieurs endroits, surtoutdans les mines de fer. Quand on le décompose par lemoyen d’un acide , on y trouve des parcelles de cemétal, & souvent de for, comme dans le bol de To-kay. On lave le bol en íortant de la entière, & l’onen fait des pâtes rondes ou plates comme des tron-çons, appelées bol en bille 3 qui doit ctre doux, friable& lans aucun fable.
Beaucoup de gens confondent le bol d’Arménie avecla terre Lemnienne. Les Marchands les falsifient, & lesvendent l’un pour faune. On le tire en certaines bau-mes ou cavernes de Cappadoce , & on 1 apporte en laville de Sinope , d’où il a pris son nom. Marhiole dirqu’on le trouve dans les mines d’or, d’argent, de cui-vre St de fer., Fallope , Agricola, Cardan, Sca-liger , qui en ont traité amplement. On l’appelle auiliterra Lemnia 3 parce que ce font les habitans de l’ilede Lemnos qui en font le trafic.
On trouve dans la Province deMachicore, en Afri-que , une terre rouge, qui est auffi bonne, ou qui est
BOL
la même que celles que les Apothicaires appellent Botd’Arménie j on l’appelle dans la langue du pays Ta-mene. Dapper,
fCF BOL AIRE. adj. Nom de l’efpèce de terre dont lesEgyptiens se servoient pour faire la c ouverte de leursouvrages de terre cuite. On appelle terre bolaire oubols ) une eípèce d’argile très-fine. C’est avec les terresbolaires qu’on fait ce qu’on nomme les terres figillées.
BOLATHEN. si m. Terme de Mythologie. Bolathen,engrec BoAo&a'v, C’est un des noms que les Phéniciens Scles Syriens donnoient à Saturne, au rapport de Damasicius, dans la vie du Philosophe Isidore , dont Photiusnous fait l’extrait dans ía Bibliothèque, Cod. 242.
A? BOLBANE. Abbaye de France, au Comté de Foix,dans le haut Languedoc , diocèse de Mirepoix, Or-dre de Citeaux.
BOLDUC, BOLEDUC ,ouplutôtBOIS-LE-DUC. Syl-va Ducis , Boscum Ducis , Bolducum. Ville des Pays-Bas, dans le Brabant, AèT au confinent des rivières de, Dommele & d’Aa, qui prennent le nom de Dyfe. C’estla capitale du Brabant Hollandois. Le Prince d’Orangequi commandoit farinée des Etats Généraux, l’enlevaà f Espagne en 1629. Cette ville est dans une plainedans laquelle étoit un bois, où les Ducs de Brabantalloient íouvent à la ehaste, & oui, pour cela étoitappelé Bois le D uc , Sylva. Ducis. Le Duc Henri vou-lant s’oppofer aux courses que ceux de Gueldres lai-soient sur ses terres, sir couper ce bois qui les tavori-foit, vers fan 1172 , & l’on y jeta les fondemensd une ville, que le Duc Geoffroi sir achever en 1184.Ee territoire de certe ville s’appelle la Mairie deBois-
ssT BOLENA. Bolina. Ville de la M orée , au Duchéde C latence, avec un Evêché suffragant de Panas.
BOLEMBERG, ou BOLEN BOURG. Petite ville du cer-cle de la Balle Saxe , au Duché de Mecklenbourg, íurla mer Baltique.
|k T BOLENE. Petite ville de Provence, dans le ComteVenaiffîn, íur la rivière de Lets, à une lieue & demiede S. Paul-trois-Châteaux.
ísT BOLESLAFF, ou BOLESLAU, ou BUNTZLAU.Ville de Silésie, fur la rivière de Bcber, dans le Duchéde Javer. Il ne saur pas confondre certe ville avec deuxautres qui font en Bohème, distinguées parles surnomsd 'ancienne & de nouvelle.
BOLESLAW , ou BUNTZLAU Vancienne, située prèsdcBRANDElS, fut f Elbe, ainsi nommée de Bolesasle cruel, qui ymaílacrason frété S. W enccílas,Duc deBohème, en 929.
fCF Et Boeesiaw , ou Buntzlau la nouvelle , situesfut la rivière de Gizere. »
BOLETITE. f. f. Pierre argiileusc, de couleur cendrée ,semée de lignes argentées, qui représente une morilleavec ion enveloppe.
BOLHUERT. si m. Terme de Fleuriste. Tulipe incarnatSc blanc. Morin , Cuit. des Fleurs.
«mBOLKOWlTZ,POLCRWlTZ,ouPULCHKVITZ.
Petite ville de Silésie , au Duché de Glogau.
BOLLANDISTE. si m. Bolandianus. Les Bollamtstesfont les Jésuites d’Anvers, qui ont travaillé à la col-lection des Actes & des Vies des Saints. Comme nouscitons souvent ces Auteurs, & qu’on leur lera cbhgede plusieurs choies excellentes, que l’on trouvera dansce Dictionnaire; que ce nomd’ailleurss’est établi dansnotre langue, on fera bien aise de les connoitre , çd’apprendre d’où 011 leur a donné ce nom- Le P. Beri-bert Rosweide d’Utrechc, Jésuite de la maison I roleste tf Anvers, connu par un grand nombre d exceIcns ouvrages, forma le deiïein,au commencement tXVII e siècle ,dcrecueillir routes les vies des Saints,de les donner telles qu’elles ont été écrites par les A uteurs originaux , avec des notes semblables a cei^qu’il a mises à ses vies des Feres , pour éclaircir >echoses obscures, distinguer les vraies des fau es, coU mourut en 1629 , fans avoir pu commencer Ion ou^
vrage. Jean Bollandus reprit le mente
dessein satinée
’ •/ VlUi A/V1UVUC1UJ 1. -— .
suivante: mais au lieu que Rosweide navor t eu elîvue de donner que les vies des Saints qur ont été compoíées, Bollandus se proposa, quand il n y auroitpomt