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tannìa. Q n l'appclle aussi Ljìctilanìe , óù tetrec!e Labrador , ou de Cor t agréai.
Bretagne. Armorica , Britannia rninot. Petite Bre-tagne. Province de France qui atitte de Duché. G’estune grande presqu’île baignée au nord par la mer deBretagne , au couchant par l’Océan, au midi par lamer de Gascogne, Sc du côté de la terre elle estbornée par le Poitou , l’Anjou, le Maine , Sc unepetite partie de la Normandie. G’est une des plusgrandes Provinces de France, qui s’étend de-puis environ le 12' degré 50 minutes de longitudejusqu a u , i6ll .0' , selon les cartes de M. deliste , laites fur les observations de l’Académie desSciences 5 & qui est entre le 47' 8c le 49 e de la-titude septentrionale. La capitale de Bretagne estRennes. Cette province se divise en Hait tè-.Breta-gae 5 & en Basse-i? r etagne. La \Lmï.z-Bretagne com-Wl les Evêchés dc Rennes, de S. Bri eu , de’ ' p]" 0 ' âe Dol Sc de Nantes. On trouve dansa Bade -Bretagne les Diocèses de Vannes , de Cor-n .°! 3ai / . cS ’ Léon Sc dc Tréguier. Ces neuf Evê-
cies ont uiffragans de Touís. On ne dit guère lamais on dit souvent Baffe-Bretagne.
Le Phaéton d’une voiture à foinVit son char embourbé. Le pauvre homitie êtoit loinDe tout humain secours t c’étoil à la campagne ,Prés d’un certain canton de la Bastè-Bretagne
Appelé Qudmper-Corentin :
O/z fait affs que le dejíinAdrejJ'e-là les gens, quand il veut qu*on enrage :Dieu nous préserve du voyage.
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tenter' dé la qualité de Comte > qu*ensuite Cepen-dant, s’ètant remis en liberté, ils furent rendus tri-butaires par Dagobert 11 jufqu’à Charlemagnfe, quiles subjugua Sc les réduisit à la qualité dé Contres jdepuis, la Bretagne fut érigée en Duché, 6c a eulong-temps ses Ducs particuliers. C’çst Philippe leBel, qui étant à Courtray cn 1147 , au mois deSeptembre, en considération des grahds services quele Duc de Bretagne Jean 11 lui avoir rendus s lecréa Pair de France - avec les mêmes prérogativesdont jouissent le Duc de Bourgogne , déclarant quéla Pairie lèroit attachée au Duché de Bretagne , 6íque le Duc qui n’avoit été jusques-là nommé que 'Comte dans les Lettres Royaux , scrdit déformaisappelle Duc. Lobineau. Le dernier Duc de Btèta-gne fur François II, qui n’eut qu’une fille, Anne déBretagne , qui apporta la Bretagne à la France parson mariage avec Charles VIII,& puis avec LouisXII.
La Bretagne relevoit de Richard troisième Duc déNormandie, Ôedès le temps d u premier Duc (Rolon,Fondateur de ce Duché ) elle étoit devenue commeun arrière fief de la Couronne, par le consentementde Charles le Simple. Au commencement de la troi-sième race on vir les Bretons sc relever, & donnerde Pinquiétude aux Ducs de Normandie. P. Dan.II fut réglé par le traité de Guérande, conclu le 1 2.d’Avril de Pan 1365, que déformais les femmes nepourroieftt prétendre au Duché de Bretagne qu’audéfaut de cous les mâles légitimes de la Maison deBretagne. Id. Tom. II , pag. 628. La Bretagne est1 pays d’Etats. Les Etats de Bretagne se tiennent de" ae la Province que
La Bretagne s’appeloit Atmorique du temps desRomains. On convient assez qu’elíe a reçu le nomde Bretagne des habitans de la Grande-Bretagnequi s’y font établis, mais on ne convient pas dutemps 011 cela s’est fait. II y a des Auteurs , quitondes fur quelques endroits de Pline Sc de Bède,prétendent que dès les premiers siècles de l’Eglife ,des Bretons avoient passé la met, Sc conduit descolonies dans l’Armotique. Ils ne disent pas cepen-dant que dès-lors elle prit le nom de ces nou-veaux hôtes. D’autres .soutiennent qu’au quatrièmesiècle l’Empereur Maxime s’étant rendu maître decette province , il la donna aux Bretons qui l’a-voient suivi dans ses expéditions ; d’auttes que Vor-tiger, ou Vortigem, que les Bretons avoient ap-pelé à leur secours contre les Ecossais, peuple d’Hi-bernie oud’Ivlande, qui vouloir envahir laGrande-Bretartne ; que ce Voltiger , dis-je , après avoir re-poussé les Ecossois , fe rendit maître de la Bre-tagne ; qu’un grand nombre de Bretons , pouréviter fa tyrannie , passerent en Armorique, Sc s’yctant établis , donnerent leur nom à cette partiede la Gaule. D’autres écrivent que ceux qui s’y re-tirerent , Sc lui donnerent ce nom , sont les Bre-tons chasses de leur île par les Anglois - Saxons,qui y entrerent sous la conduite de Hengist en446. La Chronique Bretonne , ou Britannique del’Eglife de Nantes, que le P. Lobineau a impri-mée dans le II e Tome de I’HlJI. de Bret. p, 3 ,dit p. 31 , que ce fut en 513 , sous le règne deQoraire fils de Clovis, que ces Bretons passerentdans l’Armorique. Clotaire II vaincu par Théode-bert ScThcodoric , fils de Childebert, céda à Thco-doric tous les pays renfermés entre la Seine, laLoire Sc 1 Océan , jusqu’à la frontière des Bretons,mots, dit se P, Lobineau, qui font voir que nos pre-miers Rois n avoient aucun droit de souverainetésur la Bretagne. Le même Auteur dit que son gou-vernement ctoit aristocratique, T. J, p. 7;.
Quelques-uns prétendent que la Bretagne a eutitre de Royaume-, que Conan, le chef des Bretons,que Maxime mit dans l’Armorique, la reçut de cetEmpereur à titre de Royaume -, que ce Royaume ,après avoir duré jufqu’à Charlemagne, fur rendufeudataite par cct Empereur , 8c changé en Comté.D’autres disent qtt’il ne dura que jufqu’à Clovis ScChìlpcric, qui obligèrent .ces petits Rois de fe con-Tome II,
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deux ans en deux ans dans le lieu de la Province quele Roi designe. Voye { encore le mot Armorique. IIy a des Chroniques Annales ie Bretagne , par M*Alain Bouchard, Avocat au Parlement ; YHiJh
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de Bretagne pat Berttaftd d’Argentré ; une autre par
d’Holies, avec les Chroniques des Maisons de Vitii8 c de Laval ; Sc enfin la dernière en deux tomes,dont le second contient les preuves données par D.Alexis'Lobineau, Bénédictin. II y a des Disserta-tions fur la mouvance de la Bretagne, de M. l’AbbédeVertotScd’un Anonyme. Voye^ encore de Haute-
serre, Nota. in Greg. Tur. L. IV, p. 114-
La mer de Bretagne , autrement la Manche , oule Canal. C’est un grand détroit de l’Océan Atlan-tique , qui s’étend entre les côtes de France au midi,
8 c celles d’Angleterre au nord.
II y a une contrée en Canada , à k pointe d ugolfe de Saint Laurent, à laquelle on a donné Ienom de Nouvelle-Bretagne. On écrivoit autrefoisBretaigne.
BRETAILLER, v. n. Tirer souvent l’épée 8c fréquén- 1ter les salles d’armes. Ce terme est méprisant , Sc nsconvient qu’à de jeunes étourdis qui veulent fairéles bravaches. Les honnêtes gens ne s’amúfent pointà bretailler. Ce mot vient de brette , qui signifie unslongue épée. II n’est que du style familier.
BRETAILLEIIR. f. m. Jeune fanfaron qui mer l’épésà la main pont la moindre bagatelle. Thraso. Lesbrétailleurs font bannis de la société des honnêtesgens. II fe dit aussi de ceux qui fréquentent sou-vent les salles d’armes.
BRETANNION. f. m. Nom d’homme. Btemtinio , oùVetrannio. D’autres disent Vetrannion. L’un peuts’ctre formé de l’autre. S. Bretannion , Evêque dSTomes , dans la petite Scythie, près du Pont-Euxin »parla hautement à Valens pour la défense de la soide Nicée, Sc ne voulut point communiquer avec lui.
I fT BRETAUDER. Vieux verbe quisignifioit autre- 1fois tondre inégalement. Imzqualiter tondere.
II a conservé cette signification chez les tondeurde drap : il s’emploie aussi activement en marécha -*lerie Brétauder un cheval, c’est lui couper lçs ° reJ “
les. Aures resecare , truncare. A p
§ 3 “ Quelques-uns s’en fervent aussi pour châtrer. , nstyle comique 8 c b\xi\tÇqat,brétauder quelqu un, c elui couper les cheveux plus courts qu’il n a coutume
de les porter.
PRÉTÈCHE. f. f.Vieux mot , qui signifie une forteresse