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Tome second. [BOU - CRA.]
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Broches, esc un vieux mot qui signifie hemoï-feules.

' Elle cheut cn une dangereuíe Sc déplaisante mala-die, que communément on appelle- broches. Lentnouvelles nouvelles.

On dit proverbialement d’un homme, qu’it ne metpas tout son rôt à une même broche ; pour dire,qu’il se mêle de plus d’une affaire & de plus d unnégoce.

BROCHÉE, f. f. La quantité de viande quijpéut tenirà une broche, insíruclnm veru carnibus. IL a fallu.trois brochées ptrnr faire cuire le rôt de ce festin.

Les Rôtisseurs font cuite plusieurs brochées deviandeen meme-temps.

Brochée , est aussi un terme de Chandelier. II signifieplusieurs mèches de chandelle fur une broche.

BROCHER., v. a. Piquer un cheval avec des éperonspour lc faire courir plus vire. Equi later a calcaribusfodere. On disoit, brocher des éperons. En ce sensil est vieux Lc hors d’uíuge. Le Duc de Beautortappcloit brocher Bayard , courir à toute brideaprès les chiens. S. Evrem.

Ce mot vient de brosser & broffailles , d’autantqu’il faut piquer pour avancer chemin dans les brosses.Brocher, se dit dans lc figuré , pour signifier, ccrire,composer à la hâte. Deproperare. Ce Clerc a brochécette copie : cet Auteur a broché ce Roman ; pourdire, ils. n’y ont point apporté tour le foin, nitoute l’application qu’ils pou'/oient;

BrocHer , en termes de Manège , signifie faire entrerun clou avec le brochoìr au travers de la corne , &du fer du che val pour le ferrer. Equo soleas induere.

11 faut tantôt brocher haut, tantôt brocher bas , pour |bien ferrer un cheval, selon que sa corne est plusépaisse ou plus mince.

Brocher, signifie, passer de l’or, de l’àrgent, dc lafoie s de côté & d’autre dans l’ctoffe. Brocherune étoffe. Aurum serico intexere. Cette étoffe estbrochée d’ot & d’argent. On broche des bas à Bai-guille, quand on tricote.

Brocher. Terme de Cordonnier. C’eíí attacíier avecdes doux. Brocher un talon , brocher une femelle.Brocher. Terme de Couvreur. C’est mettre de la tuileen pile fur les lares, entre les chevron’;.

Brocher. Terme de Cordìcr. C’est mettre lé boulonau travers du touret. Brocher le touret.ìfV Brocher. Terme de Relieur. Brocher un livre,c’est en assembler les feuilles ou cahiers, les coudreavec de la ficelle, Kc les couvrir de papier oU decarton. Librum, corhpaclurri. papyro cooperire.Brocher, v. n. Terme de Jardinier. II fe dit des ar-bres nouvellement plantés, Lc qui commencent âpousser de petites pointes. Tout le monde n’ap-prouVe pas ce mot-, mais les Jardiniers s’en servent,

Lc disent, l’atbre broche , l’arbre rie broche pas encore.Brocher Lc Brochant, en termes de Blason, le ditdes bandes , cotices ou bâtons & autres pièces,même des lions Lc des aigles, qu’on fait p'aíïèr d’unbout de l’écu à l’autre, ou qui traversent fur d’au-tres pièces. Supergredi , supes serf i. II porte d’azurau lion d’or , à la fafee de gueules, brochant fur lctout. On dit que des chevrons brochera fur desbutelles -, pour dire, qu’ils passent dans l’écu sui-des buíelles.

On dit figurément, brochant sur le tout , en par-lant d’un homme qui fe fait remarquer plus que lesautres dans une compagnie, fóit cn bien, soir en mal,J’y ai trouvé six personnes & un tel brochant sur le.tout. II est du style familier.

Brocher, fe dit quelquefois au substantif. Pour lors,il s’entend des façons qui ont été brochées fur unecrosse. L’on dit en ce sens que le simblot sert aubrocher d’une gaze& que le brocher d’un brocardest bien fait.

BROCHÉ, EE, part. Un livre broché,CzìAtc brochécoûte un fol plus qu’en blanc.

BROCHET, f. m. Poisson d’eau douce, blanc, longLc fort vorace, qui mange les autres. La dent duBrochet est fort venimeuse , Lc fait partie dc l’o:,4* la mâchoire. Lucius.

j |LT On tfouve dans quelques Brochets des œufs &I nne laite en meme-temps. D’où l’on conclue qu’ils

une laite en meme-tempsfont hermaphrodites.

ffT On le prépare dans les cuisines de plusieurs ma-nières. Les oeufs de brochet excitent des nausées „■& purgent violemment. Sa chair est blanche, ferme,

alfez nourrissante, indigeste pour bien des gens ;quoique les Vocabulistes assurent qu’elle est facileà digérer.

Les Mancini prirent deux brochets pour leursarmes, à l’exemple des Colonnes & des Ursinisqui partent de leur nom, pour faire allusion auíiorn Lucius , lequel étoit commun dans leur maison.Mascur. Car encore que le R> P. Silvestro Pietra-Santa in tesseris Gentilitiis ne leur donne point .de nom, néanmoins Garize & Gozze disent quece font deux brochets. Id. On tient que c’est Au-sona qui le premier lui a donné ce nom Lucius ,qui semble clcrivé du grec , qui signifie loup ,parce qú’il dévore les poissons des rivières, commev le loup marin fait ccux dé la mer.

On appelle brochet carreau , un gros brochet ,

Sí qui a plus de dix-huit pouces entre œil Lc bat.Brochet de mer. Les habitans des Iles Antilles ap-pellent ainsi une espèce ds petit Lézard amphibiequi se nomme cn Egypte Stinc marin. On faitentrer la chair de cet animal dans la compositiondu mithridate. Voy'e * Stinc Marin.

Brochet de terre. Reptile qui fe trouve dans lesIles de i’Amérique. II a toUte la figure , la peauLc la hure de nos brochets de rivière ; mais au lieu,de nageoires * il a quatre pieds, quisontii foibles, 1qu’il fe traîne fur la terre en rampant & en serpen-tant comme les couleuvres, plutôt qu’il ne mar-che. Les plus grands iTónt que quinze pouces delong fur une grosseur proportionnée. Leur peauest couverte dc petites écailles qui font extrême-ment luisantes & de couleur dc gris argenté. Quel-ques curieux en orít dans leurs cabinets, qu’otfleur fait passer pour des Salamandres. Pendant lanuit ils font qn bruit effroyable de de sibus les ■rochers , & du fond des cavernes .où ils fe tiennent ;

& ce bruit est beaucoup' plus désagréable que celuidés grenouilles Lc des crapaud. Ils ne le montrentpresqUe point qu’a feutrée de la nuit. Lonvill.Liv. I, Ch. i y , Art. j de l'Hifl. nat. des Antilles,BROCHETON. s. m. Brochet de petite ou demoyenne taille.. Lucius, ■

ffT BROCHETTE. C’est erì général un petit morceaude bois ou de fer long & pointu ,- qui, passé dansquelque corps, sert ?. unir , soutenir ou ïdppro^cher ses parties. On le dit, cn termes' dé cuisine,d’un petit morceâtí de bois pointu qúi sert à fairetenir ferme la viande à la broche. Veruculum.Brochette j est aussi un nom que îes Fondeurs don-nent â leur échelle campanaire , qui leur sert aéonnoîtte la grandeur, l’cpaisteur Lc le poids descloches. Ils l’appeilent aussi bâton , régie Lc diapasonBrochettes , en termes dTmprimerie , fe dk de cequi’ tient la frisquette sur le grand tympan. §CT Cefont deux petites tringles de fer de quatre à cinqpouces de long fur huit à dix lignes, de circonfé-rence , qui votst en diminuant d’une extrémité à- l’autrc, afiiT qu’on puisse les ôter quand oia veut dé-tachât la frisquette du tympan.

Brochette , fe dit aussi du perit morceau de boisíu bout ditquel on donne à manger, art , commel’on dit, on donne la becquée aux jeunes oiseauxqu’on éleve. Nourrir des oiseaux à la brochette ,c’est les^ nourrir ainsi foi-même , fans les laissernourrir a leurs pores Lc meres. A dix ou douze joursvous ôterez à la femelle ses petits serins, pàrïes nourrir à la brochette , asin qu’elle rfo fe. saprigue pas tant. Herviêux. Des oiseaux nourris ala brochette font plus privés que d’autres.

On dit au figuré : Un enfant élevé a la broschette y pour dire , élevé âvec beaucoup d appli-cation Lc de soin,

des morceaux de fçu«

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On appelle brochettes ,