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Tome second. [BOU - CRA.]
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dans le but. Le cœur de rhomracbut où chacun vise. Ab lan c,fjpf - But , relativement à la conduite d’uil etïe pen-sant , ou considéré comme perdant , se dit dansun sens figuré, pour signifier un objet détermine& fixe auquel les actions de cet être iont diri-gées, Finis. C’est le but que je me propose, Voilàmon but.

%£T U ne faut pas confondre but , vues Sc dessein.

Le but , dit M. l’Abbé Girard, est plus fixe ; c’estoù l’on veut aller -, on fuit les routes qu’on croity aboutir, Sc l’on fait ses essora pour y arriverLes vues font plus vagues ; c’est ce qu’on veutprocurer ; on prend les mesures qu’on juge y êtreutiles ; Sc l’on tâche de réussir. Le dessein est plus |fermec’est ce qu’on veut exécuter ; on met enœuvre les moyens qui paroiflent y être plus pro-pres ; Sc on travaille à en venir à bout.ffT Le dessein Sc les vues font en nous 3 le but esthors de nous. On se propose un but. On a desvues. On forme un dessein. Le véritable Chrétienn’a d’autre but que le Ciel , d’autre vue que deplaire à Dieu, ni d’autre dessein que de faire fcînsalut. La raison défend de fe proposer un but ,où ìl n’est pas possible d’atteindre , d’avoir desvues chimériques, & de former des desseins qù’onne sautoir exécuter. Si mes vues sont justes , j’aiun dessein dans la tête qui me fera arriver à monbut.

fjssr Aller au but , c’est aller directement à la finqu’on se propose. Et l’on dit toucher au butfraper au but , pour dire , démêler un point con-troverse , trouver le nœud d’une aslàire, d’une diffi-culté. Summa , cardo , nodus.

On dit adverbialement, But à but ; pour dired’une manière égale. Ex ecquo , paribus momentis .II joue contre un tel but à but ; il ne dorme & nereçoit aucun avantage. Ils ont fait un troc but àbut ; c’est-à-dire , fans retour , troc de Gentil-homme. Se marier but à but , fans que l’uh fasseaucun avantage à l’autre.

Je ne veux rien , dit-ii » en fe jettani par terre ,P oint de souhaits, point de tonnerre ,

Seigneur , demeurons but à but. Perr.

AJ U k

lourd Sc grossier; Antlquìt

de

Bourg.

est d’êtreP- ^- 5 - . ,

BUTÉE, si £ Terme de Maçonnerie. Voye\ .Buttée;ffCF BUTELER, vieux verbe. Viser à un but. U ya d’autres sujets qui ont butele qui à gauche, quià dextre. Mont. Edit. de Rouen. 1641. p. 480.BUTER. v. n. Fraper au but. Toucher le but;

Collineare. On le dit au jeu de pau-d’autres jeux où l’on bute 1

y. Prendre une résolutionquelque chose.

Collimare ,

ine Sc de billard, & àoù l’on frappe au buts,

IpP Buter, ( se ) v. rccip

ferme, fe déterminer > s’arreter a .

Je me bute à cela. II fe bute à l’exécution de cet acte|fr Buter, (le ) fe dit aussi de deux personnes quifont toujours opposées, contraires l’une à l’autre;Ces deux frétés fe butent , font toujours butés l’iui

contre 1 ’autre. Adversari.

§CT Buter , fe. dit encore dans le figuré, pour ten-dre à un but , à une fin. C’est à quoi je bute. CePrédicateur bute à l’Évcchc. Tour cela est du stylefamilier.

ftf Buter , en Marcchallerie,fe ditd’un cheval qui áles jambes lî íoibles, que la moindre inégalité ditterrein le fait broncher. Ce cheval bute à chaquepas dans lc plus beau chemin. Foye{ Broncher s

d’Árchitecture, dlAgriculture $i

Chopfer.fjCT Buter , terme

de Jardinage, Foye { ButterBUTE, EE, part. Gens butés l’uh contre l’autre*

opposés l’un à l’autre.

Buté, lignifie

où l’on

C’est-à-diíe , demeurons quittes , n’ayons rien adémêler ensemble.

De but en blanc , c’est aussi une façort de par-ler adverbiale, qui dans le propre se dit en par-lant d’armes à feu Lc de gens qui tirent. Celasignifie depuis lc lieu où l’on est posté pour tirer ,jusqu’à celui où l’on doit tirer, Sí où est attachéle blanc auquel on vise. §ssF C’est la portée d’unmousquet ou fusil tiré horisontalement , dont labouche ne hausse ni ne baisse. Quand on tire debut en blanc , on suppose que le boulet ne s’c-carte point de la ligne droite avant que d’arri-ver au but. Reclâ à lineis ad metam. Le canondes arquebuses buttières peut porter de but en blancmille pas ou environ. Gaya , Tr. des armes.

On le dit aussi au figuré ; pour dire, tout droit,brusquement, sans réstexion, fans garder de mesure.

En venir de but en blanc à l’union conjugale , iln’y a rien de si marchand que ce procédé. Mou,BUT AGE. f. m. Droit de corvée.îfT BUTE. s. f. instrument de maréchal qui sert acouper la corne des chevaux. Scalprum. C’est aussiun terme de blason. On voir cet instrument surplusieurs écus.

BUTEAU. f. m. Grossier , lourât, butor. Ce der-nier mot est plus en usage aujourd’hui. P. de S.Julien prétend que Buteau vient de GbVtsos , bœuf-Dieu, qui s’est dit d’Apis , ou Sérapis , que lesGaulois adoroient aussi-bien que les Egyptiens , Scque ce mot qui de foi n’est point une injure , s’estdit par ceux qui ne l’entendoient pas pour uneinjure, Lc un reproche du naturel du bœuf, qui

ussi , fixé à un certain pointfe tient opiniâtrement. Fixus , firmus » pertinax.

II a offert une telle somme de cette charge, ìl estbuté là-, il n’en donnera pas davantage.

En terme de chasse , on dit qu un chien elt bute *lorsqsse la jointure des jambes de devant ui grossit»Tumens , tumidus , infiatus. Voyez Buture.

BUTÉS. f. m. Un des Argonautes qui fut honoreaprès fa mort par les Athéniens comme un He-ros , il eut même un autel dans le temple d E-

recthee. . ,.

ZssT BUTHUS, fameux Athlète, mangeoit, dit-on,un

bœuf entier daris un jout.Depuis 011 donna le nom de

Buthus aux grands mangeurs qu’on ne peut rassasier*

BUTIÉRE. Foyer BUTTIERE.

BUTIL 1 ER. f. m. Nom d’un Office. Dans le Chapitrede Laon , on donne ce nom au Syndic du Chapitre.

BUT IN. f. m. Ce mot n’a point de pluriel. Argent,habits , bestiaux , tout ce qu’on prend fur les en-nemis pendant la guerre. Prceda. Chez les Grecsle butin fe partageoit en commun ; le Général enprenoìt seulement une plus grosse portion. Par ladiscipline militaire des Romains, le butin fait futles ennemis, appartenoità la République. Les par-ticuliers n’y avoient point de part; les Générauxqui fe pìquoíent de probité , failoient porter autrésor public tout ce qui provenoit du pillage.Quelquefois on distribuoit le butin aux soldatspour les animer, Sc pour leur tenir lieu de ré-compense. Cette distribution dépendoit des Géné-raux , qui en ufoient avec prudence. Autrementc’ctoit un crime de péculat, que de distraire, oUde s’emparer du butin, qui régulièrement appar-tenoit au Sénat , Sc devoit être transporté dansle trésor. Les Consuls Roíhulius Sc Veturius furentcondamnés pour avoir vendu le butin fait fur ' í£SEques. Tite-Live, Liv. VIII.

Selon Grégoire de Tours ie butin se P arta E^ 0 ./anciennement au fort entre les François, fi -Roi lui-même n’avoit que le lot qui lui echeoi »

Grotius. ,

|£ 3 “ Aujourd’hui par le mot de butin , on n’enten

que ce que les soldats pillent fur les e i n '? eml / lirEn termes de Marine quelques-uns du mgile butin du pillage , Sc disent que le butin fgros de li prise . & le pillage lahabits, bardes Sc coffres de î ennemi,

gent qu’ìl a fut fa personne jusqu a 3o ivres.

Butin» se dit figurément de tout ce qui est enlevs