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Tome second. [BOU - CRA.]
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CAB

cabinet , curiosités , pièces antiques, médailles , ta- jbieaux, coquilles, Sc autres raretés de la nature & Jde Part. Le Cabinet d’un tel curieux vaut cent millefrancs.

On dit chez le Roi, Si chez quelques GrandsSeigneurs, le cabinet des livres , des armes, des mé-daillés , pour signifier les lieux où ces choses fontrangées, Sc les choses mêmes qui y font conservées;Armarium , cìmdïum. J’ai en main une médailledu cabinet du Roi, &c. P. Souc. On dit auíli descabinets des Particuliers ; le cabinet de Sainte Ge-neviève, des Jésuites du Collège de Paris-, deMiFoucault, de M. dé Wilde, du Comte de Pembroch,&c. Idem.

Cabinet , est aiííîl un buffet òù il y a plusieurs volets& tiroirs pour y enfermer les choses les plus pré-cieuses , ou pour servir simplement' d’ornementdans une chambre , dans Une galerie. Un cabinetd’Allemagne , Armarium Germanicum ; d’ébène ,ex ebeno. II y a de magnifiques cabinets dans la Ga-lerie du Roi. Cabinet de marqueterie , est un cabinetdont les offlemens fòríc cíe bois de divèrses cou-leurs , ou de pièces de rapport.

Cabinet d’Orgues , est une petite orgue portative ,qui est une espèce dë positif composé d’un plus grandòu d’un plus petit nombre de jeux, selon la Volontédu maître. Orgdm rhujiei Armarium. Dans des ca-binets à'orgues on ajoute quelquefois un jeu d’d-pinette , où le même clavier fait parler en mêmerems les tuyaux Sc les cordes qui font accordées àPunisson , ou à l’octave.

ffT Cabinet d’Pïisoìre - Naturelle , appartementd’une ou cíe plusieurs pièces propreâ à contenir* des collections en tout genre , des différentesproductions de la nature dans le règne animal, vé-gétal & minéral, rangées par ordre méthodique ,Sc distribuées de la façon la plus convenable à l’c-tude dePhistoire-natúrelle.

Celui du jardin du Roi est un des plus riches dePÈuropë.

ísT Cabinets Secrets , en physique, font des cabi-nets dont la construction est telle, que la voix de ce-lui qui parle a tin bout de la voûte , est entendiié àl’autre bout,

Cabinet , signifie figurément cë qui se passe , ce qui sedit dans un cabinet , soit à l’égard des Princes pourle Conseil qui s’y tient, soit poiir Pétude qu’y fontles Particuliers. Ainsi quand il s’agit de la Cous Scdu Roi, lé mot de cabinet signifie le Conseil par-ticulier du Rôi, & fes secrets lés plus cachés. Se-creta , arcana consilia. Régenter le Cabinet. Là Ro-chef. Justinien fut un Empereur de cabinet , Sc pro-pre seulement à faire la guerre de loin ; mais qui enrécompense prétendoit exceller dans les combats dedoctrine , & entendre mieux que personne lescontroverses de ce temps-la. P. Doucin. CharlesY , Empereur n’ctoit pâs grand Capitaine » maisc'étoit un grand homme de cabinet. Ce courtisanfait tous les' secrets du cabinet, Ce Jurisconsulte nefait pas plaider ; mais il est ttes-habile dans le ca-binet , c’est-à-dire , pouf la consultation.

On dit aulll qu’un honime tient cabinet pourdire , qu’il reçoit chez lui les honnêtes gens qui s’yveulent assembler , pour faire une conversation sa-vante Sc agréable. Messieurs du Puy ont long-temstenu cabinet dans la bibliothèque de M. de Thou.M. Ménagé tendit souvent cabinet chez lui.Cabinet de Treillage , est un lieu couvert au boutdeS allées d’un jardin , où l’on se repose , composéseulement' de verdure soutenue par des barreaux defer ou des perches. Pergula , trichila. Un cabinet dechèvrefeuille , de filaria , &c. Cabinet de verdure ,est aussi une espèce de berceau , fait pat l’entrelace-rnent de branches d’arbres. »

Cabinet de Jardin , Petit bâtiment isolé en manièrede pavillon , ouvert de tous côtés , qui sert de re-traite contre les ardeurs du Soleil pour y prendreíe frais. Umbraculum , curta pergula , trichila > nu-bilarium t suffugium imbris & solis. Le nom d esa-

C A B

Ions convient mieux à ces espèces de cabinets, fqu’ils sont accompagnés de quelques autres• on les nomme belved'eres ;

CABIRES. Terme de l’ancienne Théologie des PaRas >qui signifie,selon son étymologie qui est Phéniciennepuiffans Dieux. C’étoit le nom qu’on donnoitDieux des Samothraciens. Ils croient auíli adorés e®quelques lieux de la Grèce, comme à Lemnos SC aThebes , où l’on célébroit les Cabines en leur ho»'neur. Sanchoniaton dit que les Phéniciens les li°'noroient aussi. Euseb. Prœp. Lib, h Diodore de %cile dit, Liv, N, qu’ils passoient pour avoir rtoujcl’uíàge du feu, Sc l’art de faire des ouvrages de M*Ç’cst pour cela que fur une médaille de Gordien fl!»Sc fur une de Furia Sabinia Tranquillina , teusodeux de la ville de CarrheS , où les Cabires étoíe® fadorés , il y a un Cabire fur une colonne , tena® 1de la main droite un marteau. Vaillant ,ptr.p* zoj Sc Z13 , & Hérodote remarqueIIP Liv. , que les Cabires étoient représentcfljjp 1 ''hlahles à Vulcain. Une inscription grecque qiu £**■à Venise les appelle grands Dieux & Dìoscourthqui est un nom affecté à Castor Sc à Pollux , cofflifl®si ces Dieux aveient été du nombre des Cabires. El^porte ,

fAlos Taiot

AXAFNEÏS IÉPETS TENOMENOS ©EÍ 2 N METAAíìN AIOSKOFÍ2N KABEIFON.

Vossius a parlé des Cabires dans son Liv. U ^Jdol, , t, 31 ? p* a 3 5 , z 3 d, - C. 53» p » 3 o z, C. 57 *P • ùsi.,

De Méziriac,-dans son Cotnmentaire fut l’Epid 1 .de Didon à Enée , après avoir rapporté fur ce fujdun long paíìàge de Varron, ptis de Servius , ajoctfces paroles- : on peut tirer de ce passage avec Scfiliger , que ces Dieux Samothraciens", qui croie® 1surnommés putffans , sont les mêmes qu’on appelo* 1Cabires , d’autant que Caber f en langué Phénicien^ou Syriaque, signifié puissant. Nonnus , Liv. Xfi’des Dionysiaques , fait mention de deux Cabirinommés Aleon & Euryfnédon , & dit qu’ils croie® 1sils d-e Vulcain & d’une Nymphe Thrácienne , sRpelée Cabire ou Cabcre. II fait néaMioins dans (TLivres XXNil , XXIX & XXX , cette Nyrnf^mere des Cabires .

De Méziriac rapporte ericore au même endtfi. Cette remarque du Scholiaste d’Apollonius, fur ^premier livre des Argonautes-rtouchantles CdbifiEn Plie de S-arnóthraee on s’inirie aux Cabires fi.Mnafeas rapporte même leurs noms. Us sont au no® 1 'bre de quatre * savoir, Axierus, Axiocerfa, Axsocef'fus :• Axierus, c’est Cérès ; Axiocerfa, c’est Proserpi® 1 ’’Áxiocetsus, c’est Pluton. Le quatrième qu’on ajoutsnommé Cafmilus , .c’est Metente au rapport &Dionysodorus. Athenée dit que Jason Sc Darda’® 1 ')furent engendrés de Jupiter Sc d’Ëlectra , Sc qfilui semble qu’ils furent appelés Cabires ,- dont' Bplus ancien ^ c’est Jupiter , le plus jeune, c’estchus» Voilà ee - que le Scholiaste d’ Apolloni® 5 îremarqué touchant les Cabires, dont il est aussi pe-dans Strabon. Héfychius dit que cés Cabires , fisont fils de Vulcain, étoient fort honorés dans Áfde Lemnos. Hérodote , Liv. III , l es fait aussi &&Vulcain. V pjyepde Méziriac, qui s’étendfortaufur les Cabires. Bochaat en parle presque deme mamere dans la féconde partie de fa Géogr^fisacrée, Liv. I,ch. 11 , & selon fa méthode ordinas'il remonte jufqu’à la langue Phénicienne , d'oà pGrecs ont-formé les noms des Dieux Cabires, ePaccommodant au génie de leur langue.

Le mot de Cabires a un autre sens dans Oriq) n; contre Celfe , où il fe prend pour les aïicíest 5fans. M. Hyde, quì a donné depuis peu une hist 01 ,- de la Religion des anciens Persans , tirée d e .écrits en leur langue , a remarqué que le mol