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Tome second. [BOU - CRA.]
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|£jT En Provence Bi cn Dauphine , les Marchands don-nent quelquefois ce nom au journal fut lequel ilsccrivent chaque jour ce qui concerne leur commerceLc la dcpeníe de leur maison.

CADAVÉREUX , EUSE. adj. Qui a les qualités d’uncadavre, l’odeur , la couleur , &c. Cadaver reserensodore , colore. Le pouls est lent, & la face cada-véreuse dans la syncope. Degoiu. Ce malade a uneodeur cadavéreuse.

CADAVRE , s. m. Corps mort. On ne le dit que ducorps humain. Cadaver. II faut appeler les Officiersde Justice pour lever le cadavre d’un homme tue ,ou noyé, afin qu’ils fassent un procès verbal del’état où ils Pont trouvé. On ne peut faire le procèsà un cadavre que pour crime de Lèse-Majesté di-vin^ & humaine. Les cas ordinaires font le duel,l’homicide de Ibi-même, Bc la mort arrivée dansuue rébellion à force ouverte contre l’autorité de laJustice , au cas que quelqu’un ait été tue. Alorson nomme un curateur au cadavre , Bc fi le mort esttrouvé avoir commis quelqu’un de ces crimes, oncondamne non pas le curateur, mais le cadavre ,à être traîné fur la claie, pendu par les pieds Bc jetéà la volerie.

Ce mot est tiré du latin cadaver , qui vient' duverbe cadere , ckeoir , tomber. En grec de ^loS , cado,on a fait =r7««»j, qui signifie aussi cadavre.

ijsT C ADDOR. Nom qu’on donne en Turquie à uneépée dont la lame est droite, que les Spahis sontdans l’ufage d’attacher à la selle de leurs chevaux ,Bc dont ils se servent dans une bataille au défaut deleurs sabres. Encyc.

§ 3 “ Caddok. Ville d’Asie, darís l’Tnde au Royaumede Brampour, dépendante du Grand Mogol.

CADE. f. m. Voye{ Caque.

CADEAU, f. m. Grand trait de plume Bc fort hardi,que font les Maîtres Ecrivains fans lever la main,pour orner leur écriture , pour remplir les marges ,Bc le haut Bc le bas des pages. Linearum decore interse implexarum circumductio. Les écoliers ^enhar-dissent la main à faire des cadeaux. On le dit aussides figures qu’on trace fur les cendres, ou fur lefable , quand on rêve, ou quand on badine.

Ce mot vient de catellum , qui a été fait de catena.Ménage. D’autres le dérivent de caducée , parcequ’avec une baguette , ou caducée, on trace descadeaux fur le fable, fur la poussière.

Cadeau fe dit aussi des repas qu’on donne hors de chezfoi, Bc particulièrement à des dames. Epulum. Don-ner un grand, cadeau. Le mari, dans les cadeauxqu’on donne à fa femme, est toujours celui à qui ilen coûte le plus. Moi. en ce sens il vieillit. On ditdonner un repas, une fête.

On dit figurément & familièrement dans le même sens ,je m’en fais un grand cadeau - pour dire, je m’enpromets un grand plaisir.

CADÉE, ligue de la cadèe. C’est le nom que l’on don-ne à l’une des trois ligues qui composent la Répu-blique desGrifons. Onì’appelle autrement la ligue dela Maison de Dieu , Fœdus Cafte Dei , Fœdus cathé-drale. La Cadée est la plus étendue Bc la plus plissan-te de ces trois ligues. Elle renferme l’Evcchc deCoire , la Vallée Èngadine & celle de Brégaille, oudé Prégel. Cette ligue est alliée avec les sept pre-miers Cantons Suisses depuis l’an 1498. La ReligionProtestante y domine. Des onze grandes Commu-nautés Bc vingt Bc une petites dont la Cadée est com-posée , il y en a deux qui parlent Allemand : lelangage des autres, qu’on appelle Rhétique, est undialecte Italien.

CADEL AVANACU f. m. Espèce de ricin qui croît auBrésil, fleurit Bc porte fruit deux fois l’an, en Jan-vier Bc en Juillet. Ses feuilles broyées Bc prises dansPeau , font purgatives. Voyez-en les autres pro-priétés dans le D ici. de James.

CADELER. Vieux v. a. Faire des cadeaux. Nos nou-veaux Lexicographes ayant omis ce verbe , j’enemprunte l’explication de Nicot, qui, pour une plus

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parfaite intelligence, avoir dit sous Cadeau, que c ’ e ^une grande lettre capitale, tirée par maîtrise de If-des écrivains ou maîtres d’écritures à gros traits ^plume ; Bc que si toute récriture est de tels cadeau*’oh l’appelle écriture cadelee. Lettre cadelee. Qua ,ldqiiatre des seize de la ligue eurent fait pendre RPrésident Brisson Bc messieurs Larcher Bc Tardií,firent cortduire leurs corps en grève, où ils furentsotaches à une potence fourchce. Le lendemain de ie !lísupplice on mit à chacun deux lur le dos un écriteauen lettres cadelées , en ces termes : Barnabé Brisf° n ’chef des Hérétiques & Politiques : Claude L arche'tfauteur des Hérétiques : Jean Tardif, ennemi d ,sainte Ligue & des Princes Catholiques. Le nornfl lCdu Sur, dit Jambe - de-bois, épicier, convaincud’avoir tait ces écriteaux , fut pendu pour ce fait vehle mois dc Mars 1595. M. le Duchatfur la Sat.nippée, tome 2 , pag, 92.

ffT On s’est aussi servi de cc verbe dans la signifso'tion de conduire. II s’est dit des Baillis Bc Sc n?chaux qui conduifoient les troupes de leurs S c 'néchaussccs. On a dit aussi Chadeler. La vertu dfDieu les Chadele. Dict. des Arts.

CADELU’BCE. f. m. Nom d’homme. Cadilvecius. SCadelubce fut moine de Cîteaux, puis Evêque ^Cracovie. On l’honore Comme bienheureux endiveslieux de Pologne , sor-tout à Andricovie où 11mourut le 8 Février. Chastelain.

CADEMOTH. Ville dans la Tribu de Ruben , àl'O'rient du Jourdain ; elle fut donnée aux Lévite !Bc assignée pour Ville d’aiìle. On la nomme aU ! ‘Jethíbn , J os. XXI , ;6. Holstenius prétend so*c’est la Cormos dont parle R. Benjamin de 'Ndcla dans son Itinéraire, p. 32, Bc qu’il dit êtreI*ville capitale des Aíîassins, dans le pays où refnoit autrefois Séhon. Quelquefois elle est appelsGédimotk dans l’Ecriture. Ces mots font Hébreu*’" & signifient quelque chose d’oriental. La campagi’ou , comme parle l’Ecriture > la solitude qiïi ésoaux environs de cette ville , s’appeloit aussi -Cd^'moth, ou Cédimoth , de cne Kedem, Orient.

CADENAC. Ville de France en Quercy, fur h £1viere de Lot, à huit ou neuf lieues de Cahoh 1à deux de Figeac.

CADENAS. On diloic autrefois CADENAT, f ^Serrure mobile Bc portative, enfermée dans &boules ou plaques de fer , qui a- un anneau rlequel on l’accroche quand on veut dans d’aiss.anneìiux ou chaînes de ter. Sera catenaria. Les p c£lt ,bateaux ne fe ferment qu’avec des chaînes Bc ‘‘ 'cadenas. On a de petits cadenas pour former

valises. II y a des cadenas ronds , en cœur,triangle , en écusson , en ovale, en glan , en

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lustre : il y en a de Carrés , de plats. II y a ^cadenas faits de plusieurs cercles mobiles marss 1 ^tout au tour de plusieurs lettres, qu’on ne fg |ouvrir fans savoir un certain mot , suivant sor,les lettres étant arrangées , le ressort du cad n \fe trouve disposé à fe laisser ouvrir, l’inventionest décrite dans Cardan en la Subtilité. On déssce mot de cadenacium , ou de catenatium ,l’Italien catenaccio.

Cadenas est aussi une espèce d’assiette carrée ^l’on íerre la cuillière, la fourchette Bc le cou fCÎ

Un des côtés est retroussé Bc élevé de deux doi§

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avec un petit couvercle où l’on met du sel >sucre Bc du poivre. On s’en servoit autrefois c ^

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les Rois Bc les Princes. C’est maintenant une^péce de coffret d’or ou de vermeil doré, ° l£met le couteau, la cuillière , la fourchette ,qu’on sert à la table des Rois & des Brine ^

CADENASSER. Quelques-uns écrivent CAVU ^CER. v. a . Mettre, appliquer un cadenas. etenariâ claudere, ajirìngere. II n’y a perfonn ^cette chambre, elle est cadenassée. La jafo ^quelques Italiens les porte à cadenasser l eUlmes. ' ■

CADENASSE, EE. Part.