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sortir de cadence , n’être point en cadence ; pourdire , suivre ou ne suivre pas ies mouvemens duviolon , du hautbois, du chant, &c. hura aut ex-tra numerum movere Je, j altare, Scc. In numerumcanere, ad numerumJaltare.
fjCT Cadence , dans le discours oratoire Se la pocsie, sedit de la marche harmonieuse de la prose Se des vers,qu’on appelle autrement nombre ; mesure que doitgarder l’Orateur, pour sonner des sons qui conten-tent l’oreille. Le style périodique Se soutenu , gar-dant un juste milieu entre le style rapide 8e haché ,& le style traînant & languissant, est le plus propreà flater agréablement l’oreille , 8e conséquemmentle plus convenable aux Orateurs. Isocrate sur lepremier qui reconnut qu'o n devoir garder quelquecadence dans la prose même. C'est un vice dans lediscours que de faire trop sentir la cadence mesuréedes périodes. S.Evr. Une cadence trop harmonieuse,& trop régulière, ennuie enfin l’Auditeur. P. R.ap.
La cadence des vers dans la poésie grecque 8elatine , dépend du nombre 8e de l’entrelacementdes pieds qui entrent dans la composition desvers, des césures. Elle’varie suivant les différentesespèces de vers. La cadence des vers saphiques estbien différente de celle des vers héroïques ou ïam-biques.
|CF Dans la poésie Françoise, la cWercce résulte dunombre de syllabes qu’admet chaque vers, de larichesse, de la variété 8e de la disposition des rimes.
.Aye^pour la cadence une oreille sévère. Bon. |
Enfin Malherbe vint, 6’ le premier en France
Fit sentir dans les vers une jujíe cadence. Id.
Cadence , en termes de Manège, est la mesure égaleque le cheval doit garder dans tous ses mouvemens,soit qu’il manie au galop , ou terre à terre, ou dansles airs , en telle forte qu’un de ses temps n’embraísepas plus de terrain que l’aiitre, Se qu’il y ait de lajustesse dans tous ses mouvemens. Ainsi on dit qu’uncheval manie toujours la même cadence, qu’il fuitíà cadence , entretient fa cadence, n’interrompt pointfa cadence, ne change point fa cadence ; pour dire,qu’il observe régulièrement son terrain , 8e que sesmouvemens se soutiennent toujours également.
Cadence , se dit aussi de tous les mouvemens égauxqui sc font dans les autres professions, f KF LesMaréchaux battent le fer en cadence fur l’enclume.Ce que Virgile exprime heureusement dans ces vers,où il parle des Cyclopes :
lili inter fie fie magná vi brachia tollunt
In numerum , verfiantque tenaci forcipe ferrum.
CADENCER. v,-a. Donner de la cadence, de 1’har-monie. Cadencer ses périodes ; pour dire, les rendrenombreuses 8e agréables à l’oreille. II n’est guèred’usage que,dans cette phrase.
CADENCE, ÉE. part. Se adj. Qui a de la cadence.Numerosus . Tout cela est bien cadencé. Cette pé-riode est bien cadencée.
Un art pour soutenir P esprit bientôt lasséDes uniformes Jòns d’un discours cadencé.
On le dit aussi , en parlant de ce qu’on appelledans certaines Messes, Sequence , sequentia , quin’efl: autre chose qu’une proie rimée Se cadencée.
CADENE. f. f. Chaîne a laquelle est attaché un ga-lérien. Catena. Les Espagnols en ont fait aussi ca-■ âena. Ménage. II est vieux & synonyme à chaîne.
On appelle aussi cadène des haubans, la chaînede fer, au bout de laquelle il y a un cap de mou-ton ; qui sert a amarrer Se à rider les haubans con-tre le bordage.
Gàdéne le dit figurément en choses morales, pourunarquer de grandes incommodités. J’aimerois au-> tant Lire à la cadène , que d’avoir à souíìxir ces con-
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tinuelles réprimandes. Ce mot est vieux , on ne s’casert point.
Cadène. f. f. C’est une des fortes de tapis que les Euro*péens tirent du levant, par la voie de Smyrne.
CADENET. Ville de France en Provence , près de seDurance, à cinq lieues d’Aix.
CADENETTE. L f. Poignée de cheveux qu’on laissúcroître autrefois du côté gauche, tandis qu’on te'noir les auttes courts. Coma. Ménage dit que c’étoitdu côté droit ; que cette mode fut introduite p a£H. d’Albert, Seigneur de Cadenet, Maréchal deFrance. La mode des cadenettes a été fort long te® sen vogue.
On appelle encore cadenettes les cheveux , loti'qu’ils font sépares en deux derrière la tête, Se cha-que partie entortillée d’un ruban , ce qui fait deutqueues, ou cadenettes , qui tombent ou descendentfur les épaules.
(fiT CADEROUS5E. Petite ville du Comté Venaissiu,à une lieue d’Orange.
CADÈS. Ville de la terre de Chanaan , située aumidi»8e fur les cousins de l’Idumée. II y avoir assez prèsune fontaine qui s’appeloit En Cadès , c’est-à-dire >fontaine de Cades , Se auparavant En Mij'phatifontaine de Jugement. Gen. XIF, 7. Le désert voi-sin lc nommoit le désert de Cades. Pj. XX FI II, 8-C’étoit le même que celui qu’on appeloit désert dePharan , ou celui-ci étoit une partie de celui-se*
■ Nornbr. XIII, 27. On l’appeloit désert de Sin. Notí'br. XIII , 36. Ce désert de Cad'es fut une des sta-tions du peuple d’Israel dans les déserts; c’est setrente - troisième. J os F, 13, elle est appelée Ct"dès , au lieu de Cad'es ; mais c’est la même chose-
Cadès étoit*aussi le nom d’une ville de la Galilée»dans la Tribu de Nephthali. C’étoit une ville forte,située dans les montagnes , J os XIX, 37 , XX, 7'
• Elle avoir été capitale du Royaume des Chananéens»auquel elle donnoit son nom. J os XII, 21. Après,rétablissement des Israélites dans la terre de Cha-naan , elle fut ville de refuge. Elle est aussi appesc eCedes. Elle fut encore ville Lévitique, donnée au*enfans de Geribn. Jofi XXI, 32 , 1.
Ce mot , Cades ou Cedes , 8e plus propre-ment Cadefch , ou Cedefch , est hébreu , Se signifieSainteté , lieu saint.
Cadès Barné. Autre ville de la Terre Sainte , aUmidi, de la Tribu de Juda , fur les confins de l’Idu*mée. II paroit par le livre des Juges XI, r6 ,qu’elseest différente de Cadès : c’est le sentiment de BoN-frerius. C’est de-là que Moïse envoya des espion 5pour reconnoître la terre de Chanaan. Deut. I, F-
ÇfiT CADESSIA. Cadijla Ville de Perse, dans la pro-vince d’Irach Babylonienne , à 30 lieues de Cuse*Baud.
H7T CADET , ETTE , adj souvent employé substas'tivement. C’est la même chose que puîné, puím e ‘Foye^ ce mot. Quelquefois il signifie seulement sepuîné , qui ne laisse pas d’avoir d’autres frétés aptè 5lui, mais qui est cadet à l’égard de son aîné. NaFminor , junior.
§7 ? Cadet sc dit aussi, par rapport aux puînés desautres frères qui font moins âgés que lui. Ainsi [ esecond dit du troisième que c’est son cadet , le troi-sième du quatrième, &c.
Cadet se dit absolument du dernier de tous se 5enfans .Minimus. Benjamin étoit ie cadet de tousse 5enfans de Jacob, Sc le plus chéri.
I fT Mais , par rapport au droit d’aînesse , tous se 5puînés sont appelés cadets , relativement à se lltfrété, qui est né avant eux, Sc à qui seul appartientle droit d’aînesse.
H7T Comme le droit d’aînesse appartient à celui quise
i trouve Taîné lors de la mort de l’ascendant : qu Ê ^'quefois un cadet devient aîné. A Paris , chez se sBourgeois , les cadets ont autant que l’aîné en P ai>tage. Les aînés n’ont le ptéciput que pour les bseTnobles. La coutume de Caux , en Normandie , ^bien d’autres , donnent tour à l’aîné , Sc laisse utiepetite légitime aux cadets. Coutume révoltante »