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Tome second. [BOU - CRA.]
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pendant quinze -, qu’en mémoire de ce bienfait, ilsobtinrent qu’on donneroit leur nom à autant dejours du mois, qu’il y en avoir pendant lesquels cha-cun d'eux avoir nourri le peuple. Cette fable letrouve dans Tzetzez , Ckil. 11 , Hijl• VI > Vil ctVIII , 8c dans Balsamon, sur le 6 z e canon du VIConcile. II eft étonnant que des Grecs ayent donnedans cette opinion ridicule ; car long-tems avanttous les Antonìns le mot Calenda étoit en usage ,te ils auroient pu le voir dans Cicéron, dàns Ho-race , dans Ovide , dans Tice-Live. ,

On dit proverbialement, renvoyer un homme aux ICalendes grecques-, pour dire, le remettre à un temps |qui ne viendra point, parce que les Calendes n e-toient point en usage chez les Grecs.

Calendes se dit quelquefois dans THistoite-Eccle-lìaftique pour les conférences que les Cures SciesPrêtres faisoient au commencement de chaque moisfur leurs devoirs. Collationes Calendis fieri solita: àClericis. Atro n de Vcrceil iit un Capitulaire ou ins-truction générale à son Clergé & à son peuple ,distribuée en cent articles, & tirée principalementdu Capitulaire de Théodulphe , 8e des Conciles. IIy recommande les Calendes , c’est-à-dire, les con-férences des Curés 8c des Clercs au commencementde chaque mois, pour s’instruire de leurs devoirs :ce qui semble n’avoir commencé qu’au siécle pré-cédent , comme on volt par les Statuts Synodaux deRiculphe de SoiíTons. Fl. C’est-à-dire, au IX e siècle,II y a eu aussi autrefois, principalement en Al-lemagne , des confréries , dont les membres s’appe-loient freres des Calendes , parce qu’ils s’assembloientle premier jour de chaque mois, pour régler les diffe-rens actes de piété dont ils dévoient s’occuper pen-dant le mois.

CALENDRE. f. f. Vaye%_ Calandre. Petit oiseau dugenre des alouettes.

CALENDRIER, f. m. Distribution du temps que leshommes ont ajustée à leurs usages ; table ou alma-nac qui contient Tordre des jours , des semaines ,des mois 8c des fêtes qui arrivent pendant l’année

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des mois Sc des fêtes qui arrivent pendant I anne .

Fasti, Calendarium. On se sert dans le Bréviaire duCalendrier Romain ou Grégorien, Le Pape GtcgoiXIII a réformé le Calendrier la nuit du 4 d O 0bre -, Sc le lendemain , au lieu du 5 , on compta e15 du même mois de l’année 1581, en retranc anr o jours qui s’étoient glissés de trop dans la suppuration ordinaire, depuis le Concile de Nicee ,tenen 315. L’erreur venoit de ce que i’annee solaire,ou julienne , n’est pas de six heures entieres au- e ades 365 jours. II y a n minutes ; 8c ce qu 1 y ade moins avoir produit un excès de 10 jours : enforte que l’équinoxe de Mars , qui doit erre au at ,étoit remonté julqu’au onzième. Le Calendrier Ro-main doit fa première origine à Romulus. 11 x ~trìbua le temps en certaines portions, pour 1 u âgedu peuple qui s’étoit rassemblé sous fa con uite.Comme il connoissoit beaucoup mieux les a airesde la guerre , que les mouvemens astronomiques ,il divisa l’année en dix mois , 8c la sir commencerau printemps , 8c au premier de Mars. Il s imaginaque le soleil parcoutoit toutes les disterentes aisons de l’année en 304 jours. Son Calendrier ut e-fotmc fous le règne de Numi, lequel y ajouta euautres mois , celui de Janvier 8c de Fevnet , qu 1placa avant le mois de ’ Mars, ainsi son annce ctoide 3 5 5 jours : 8c il la fit commencer au premier deJanvier. Cependant, à la manière des Grecs , vl vou-lut encore faire une intercalariori de 45 jours, qu 1partagea en deux , intercalant au bout de deux an-nées un mois de zz jours , 8c après deux autres an-nées , un autre mois àe 2.3 jours. On appela ce moisinterposé , Mercedonius , ou Février intercalaire.Mais rps intercalatìons mal observées par les Pon-tifes, à qui Numa enavoit commis le soin > causèrenttant'de désordre dans la constitution de l’annee ,que César, comme Souverain Pontife, travailla ay remédier. II choisir Sohgenes , celebre Astronomede son temps, lequel trouva que la dispensation des

temps dans le Calendrier ne pouvoir jamais rece-voir d’établissement certain & immuable , si l’onn’avoit égard au cours annuel du soleil. Ainsi commela durée annuelle du cours du soleil est de 36; jours& 6 heures : il régla l’année à un pareil nombre dejours. Cette année de la correction du Calendrierfut une année de confusion, parce que pour absor-ber Zc consumer le grand nombre de jours ( 67 ) quel’on avoir ajourés mal-à-propos , 8c qui apportoientde la confusion dans la supputation des temps, ilfallut ajouter deux mois, outre le Mercedonius , quise trouva par hazard dans la même année. Elle futdonc de 15 mois ou de 445 jours : cette réforma-tion fur faite l’an de Rome 708 & 42. ou 43 ansavant la naissance de Jcfus-Christ. Le Calendrier Ro-main , ou Julien , 'parce qu’il fut réformé par Jules.

César, est disposé par périodes quadriennales, dontles trois premières années, qu’il appeloir commu-nes , sont de trois cens soixante-cinq jours ; 8c la qua-trième bissextile de 3 66 , ì cause de 6 heures quifbnc un jour en 4 ans , ou un peu moins : car en134 ans, il faut retrancher un jour intercalaire.

C’est pourquoi le Pape Grégoire XIII e ordonna quela 100 e année de chaque siécle, seroit fans bif-fe x te, excepté la 100 e du IV e siècle, c’est-à-dire, qu’onfait un retranchement de trois jours bissextes dansl’espace de quarte siécles, à cause des onze minu-tes qui manquent aux six heures dont on composela bissexte. M. Cassmi démontre qu’au bout de 400ans il y aura encore plus de deux jours de varia-tion dans l’équinoxe. Les Grecs 8c les Prorestans ,excepté laHollande, gardent encore l’ancìen usage.

Outre le défaut du Calendrier Julien dont on aparlé , il y en avoir un autre dans le cycle-Iunaire,en ce qu’il supposoit qu’au bout de dix-neuf ans ,les lunaisons revenoient au même lieu , ce qui estfaux : elles précédent d’une heure xj 3; 5"'. Voye £Clarius.

M. Blondel a écrit l’Histoire du Calendrier Ro-main , son origine & ses changemens, & Claviuslui-même en a fait aussi un traité. Gassendi en afait aussi un beau traité. On ne parle que deClavius pour la réformation du Calendrier Ro-main. Cependant Ciaconius y travailla avec luipar l’ordre de Grégoire XIII. On a ouï dire à M.

I Huer que Scaliger ne se sir Huguenot que par cha-grin de ce qu’on ne l’avoìt pas employé à la réfor-mation du Calendrier ; car il se trouva en ce temps-là à Rome, à la fuite des jeunes GentilshommesFrançois,dont il avoir été Précepteur, & qui voya-geoient pour lors. Tychobrahé a observé que si laréformation Grégorienne n’a pas été portée jufqu’àla dernière précision, c’est qu’ii est impossible d’yarriver. On a donné le nom de Calendrier aux ta-bles dressées pour marquer les jours de Tannée ,parce que le nom de Calendes se voyoit écrit engros caractères à la tête de chaque mois. Le Calen-drier Gélaiéen, c’est la correction du CalendrierPersien, faite par ordre du Sultan Gélaleddin-Ma-lekfchah le Selgiucide , & ensuite par le SultanGéîaleddin Mankbemi le Kovatesmien. D’Herbe-lot. Cette réforme fur faite Tan 467 de l’Egire 188de Jésus - Christ. Voye^ le même Auteur au mot

Moctadi.

Calendrier. Catalogue, fastes où les Eglises écri-voient autrefois les noms des Saints qui étoient ho-norés par-tout , & les Saints particuliers qu’elíeshonoroient, c’est-à-dire, leurs saints Evêques, leurssaints Martyrs, &c. On trouve encore aujourd’huiun très-ancien Calendrier de l’Eglise de Rome. C’estle plus ancien de ces Calendriers que nous ayons.II fur dressé vers le milieu du IV e siècle fous le PapeLibéré , selon Bailler, 8c selon M. Chastelain, sous

' renies Boucher,Jésuite

- , tillet, 8c selon M. libiu*». .. ,

le Pape Jules en 3 36. Le P. Gilles Boucher, Jésumd’Arras , le publia Tan 1634 à Anvers , dans lesCommentaires fur le cycle paschal. II venoit deM. de Peiresc. Poléméus Sylvius en fit un a Romeen 448 , qu’il adressa à S. Eucher, Evêque de Lyon.II comprenoit les fêtes des Gentils & des Chre -