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Tome second. [BOU - CRA.]
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CAL

«n Ftance» M. Tiiìers, Mijl. des petruques.

Calotte. Terme d’Armurier. C’est ainsi que leàArmuriers ou Arquebusiers nommait une petiteplaque convexe de fer poli , qu’ils mètrent auOOUI de la poignée du pistolet. Galerus ferreus.

^ Calotte. Terme de boutonnier. C’est ainsiqu on appelle la pièce de Métal qui formé ia.couverture d’un bouton. Chez les fòurbiíicurs ,c est la partie de la garde d’une épée fur la-quelle on applique le bouton au dessus du pom-meau.

Calotte. Ce terme est employé par quelques Bo-tanistes dans la description des patries de certainsfruits, & dans celle des calices .de certaines sieurs,pare; que la figure de ces parties oú de ces cali-ces approche de Celltz d’une. calotte. Galericulus-,

Calotte , en termes d’Architecture , est une por-tion de voûte sphérique ou í'pheroïque , qu’o n faitau milieu des voûtes & platíonds pour les élevereh cet endroit. Frezier,

^ L ° T T E * .lerme d’horlogerie» C’est une espèce deboire qui renferme le mouvement d’une montre,pour le gaçantir de la poussière.

alotte Cephaiique. Espèce de sachet rempli demedicamens propres, à guérir les maux de tête ,t ont on faisoit autrefois usage. Dans les maux demte j, on l’applìquoit fur cette partie.

Alotte. C’est le nom de la Confrérie des Fous»qu on appelle le Régiment de la Calotte ; 6e Calotinest un Soldat ou un Officier de ce Régiment. XJntraníport Calotin , est un transport de fqlìe. M. deBoisty , . Scène Z de là Comédie de la Critique ,s’est íetvi de cette expression. Le cinquième tomedu théâtre de la Foire commence par une pièced’un Acte , intitulée Le Régiment de la Calotte ,a la tete de laquelle est un Avertissement » où* on dit que pour mettre au fait du Régiment dela Calotte ceux qui n’y sont pas , ils sauront quec est. un Régiment métaphysique, inventé.par quel-ques eíprits badins, qui s’en font fait eiix-nièmc;les principaux Officiers. Ils y enrôlent tous lesparticuliers, nobles & roturiers qui se distinguentpar quelque folie marquée, ou quelque trait ridi.«cule Cet enrôlement se fait pat des brevets erprose qu en vers, qu'on a soin de distribuer dan;e monde. De Calotin , est vpnu Calotinifer > enroier dans le Régiment de la Calotte. C’est un verbiemployé dans la troisième scène , où Momus dit ;

im -Vocat ; mais q u’avez-vous fait pour mériteI honneur d’être calotinisé ?

II a paru en un livre in-%*, intitulé Memoires pour Jervir à L M/loir e de la Calotte . Oiy a inféré un grand nombre de satyres calomnieusecontre des personnes respectables par leur nailïànc. P a 7 ^ cur mérite. Les Chefs da Régiment n’ayanjamais cu en vue qu’une critique badine des ri^ mules , qui ne porte ni fur les conditions, ni suvS mœurs, ont cru pour l’honneur du corps dev otr s’élever contre un pareil attentat, & ont ter< ‘ lu un arrêt contre cette fausse édition des brrvêts ct autres réglemens supposés. Cet arrêt, qic* en vers, a, de même que ce qui vient d’êtiT \ V rÀ m -r t ' m dans le mercure d’Octobre iya<

‘ . 1 FIER. ^ f. m. Marchand de calottes. Celv

•qin a e droit de faire Lz de vendre des calotpGalericulorum op if ex , propido>

lOTTiER, je prend aussi pour un homme qui porÇa otte, 1 els ont été dépeints trois des principarfaneurs ^ ans ^ exemple suivant : alise trouva ai" - de notables & signalés Officiers, qui i

" ccdoient rien en grandeur de barbe & de co" ía B e aux anciens Pairs de France : 6c y en avo" CcoÌ8 pour le moins de bonne connoissance q” Pottoient calotte à la catholique, & un qui poj’ toit grand chapeau, & rarement fe défublohJ íx ^ ue * es Poétiques détorouoient en mauvatla S ’ ^ ^iioiênt que les trois calottiers croie2ç le grand chapeau avoir la tête cornu

C A L -i 8 ì

>» íè Pòefo ássohylus : tellement què léiir còmmun-- dire ctoit quhmxdit's Etats n’y avoir que trois-- tigne-ux Sc un pelé, -> Satyre Menippèe -, in-d 0 »pages i Sc i.

Calottier. f. m. Noyer » arbre qui porte les noix.Nux. Ce mot pc íë dit que dans les campagnes.

CALOYER ou CALOGER , ERE. f. m. Sc f. Moine »Religieux (ou Religieuse) Grec, qui luit la .règlede Saint Basile. Les Caloyers habitent particulière-ment le mont Athos *, mais ils desservent presquetoutes les Eglises d’Oricnt, dont ils sont la gloire Screniement. Ils font des Vœux comme les Moines enOccident. II n’a jamâis été fait de réforme chezeux ; car ils gardent exactement leur premier insti-tut, & ont conservé lëur ancien vêtement. Ils me*nent un genre dc vie fort austère Sc fort retirée;ils ne'mangent jamais de viande » & outre cela ils ontquatre Carêmes, & observent plusieurs autres jeûnesde l’Eglile Grecque, avec Une extrême régularité. Ils tne mangent du pain qu’après bavoir gagné par letravail de leurs mains. Dans la dernière nécessitéils n’obtiennent pas même dispense de manger dubeurre, du poisson , des œufs & de l’huile. II y en aqui ne mangent qu’une fois en trois jours, & d’autresdeux fois en sept , pendant leur sept semaines deCarême. Us passent la plus grande partie de lanuit à pleurer, Sc à gémir pour leurs péchés, Sçpour ceux des autres ; bn he peut pas porter plusloin les obligations de la vie Monastique. Taver-nier. Le nom se donne particulièrement aux Re+ligieux qui sont vénérables par leur Age, par leurretraite , & par l’austérité de leur vie» U y a àAthènes trois Monastères de Calogeres. La Guill.

II est bon de remarquer ici que quoiqu’en Franceon comprenne tous les Moines Grecs fous lenom de Caloyets ,. il n’en est pas de même enGrèce. II n’y a qúe les itérés qui Rappellent ainsi )Car pour ceux qui sont Prêtres ils sc nomment Jé-romonaches. Lettr-. EdiE. et Cur. Tom. X, p .$4<í, 347. Les Turcs donnent aussi quelquefois lénom de Caloyers à leurs Dervis , ou ReligieuxTurcs. Ce mót Caloger ( car c’est ainsi qu’il le fautécrire, mais il faut prononCeí Caloyer , les Grecseux - mêmes le prononcent ainsi , àyant adoucile son du y Grec, oiì du G , non-seuiement dan?ce nom , mais généralement dans toutes les dic*tiòns où il fe trôuve ; ) ce mot, dis-je , Caloger ,ou Caloyer » vient du mot grec KaSbyepa íf Ôç il tireson origine de «à;, SCyto^ ; c’est-à-dife , ben vieil-lard. Les Moines Grecs, dit le P. Goar , s’appel-lent leS uns les autres Caloger , qui est la mêmechose que nasute y íp«r Xí , Ions vieillards , comme viel-lilsans dáïis la vertu , in virtute consenescentes tVoyez fur les Caloyers le P, Heiyot , T. 1 , c.19 , io.

O11 appelle âussi Calogeres chez' les Grecs de cer-taines Religieuses qui vivent en communauté. Ellessuivent la règle de S. Basile , & sont renferméesdans des Monastères, ayant à la tête de leur Com-munauté une des plus sages Religieuses qui leurtient lieu d’Abbesse. Cêpendaftt ces Monastèresde femmes dépendent toujours de quelque Abbé.Ces Religieuses portent toutes un même habit ,qui est noir , Lz un manteau de même Couleur ; cethabit est de laine simple. Estes ont leS bras &Cles mains couvertes jusqu’au bout des doigts. Ellesont de plus la tête rasée ; & chacune a une cel-lule séparée, où il y a de quoi se loger. CelleSqui sont lefe plus riches ònt des servantes, 6c clleSnourrissent même quelquefois de jeunes filles pourles elever à la piétc. Après qu’elles sc sont acquit-tées de leur devoir ordinaire, estes font des ou-vrages a l’aiguille. Les Turcs qui ont quelque res-pect pour ces Religieuses viennent jusque dansleurs Monastères pour acheter des ceintures deleur façon. Les Abbesses ouvrent volontiers lesportes de leur Couvent aux Turcs qui viennentacheter le travail de ces bonnes filles , Sc retournenta lsuí appartement aussi-tôt qu’elles ont vendu leu j