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pat une seconde Bulle du 10 Juillet 1711. Voye^le P. Héliot, T. Fil , c. 4 6. On appelle ces fillesReligieuses du Calvaire, ou Ca.lv airiennes.
CALVANIER. s. m. Terme d'agriculture. C’est unhomme de journée qu’on prend pendant la mois-son pour entasser les gerbes dans la grange. Messoriusbajulus , messorii operis vectarius , administer. Unbourgeois qui donne fa terre à moitié fruits > estobligé de fournir des Calyaniers à son métayer.
CALVARDINE. s. f. Vieux mot, qui signifie perru-que. Ajcititia cœsaries. Borel croit que ce mot vientde calvus , chauve , parce qu’autrefois on ne prenoitla perruque que lorlqu’on croit chauve.
CALVILLE. Foyt^ Calleville.
CALVINIEN ,ÊNNEj adj. Qui appartient à Calvin,ou à fa secte. Calvinianus, Un sentiment calvimen.
Une doctrine , une proposition Calvinienne. Lesprincipes de Janlenius font purement Calv iniens.Genève est une ville toute Calvinienne.
CALVINISME, f. m. Secte, parti, doctrine, sentimensde Calvin & de ses sectateurs en matière de religion.
■ Calvinifmus. Calvini fecla, hcerejis , Le Jésuite Main-bourg a composé une histoire du Calvinisme.
Le plus pur Calvinisme est dans la ville de Ge-nève , d’où il s’est répandu en France , en Angle-terre Sc dans les Pays-Bas. Le Calvinisme a été en-tièrement détruit en France par la révocation del’Édit de Nantes l’an 1685. II est la religion domi-nante dans les Provinces-Uniesdepuisl’année 1572.
Ce fut en cette année - là qu’il fut reçu dans cesprovinces tel qu’il s’enseignoit à Genève , pourêtre la seule religion publique. Des treize Cantons«Suisses, il y en a six qui font profession du Calvi-nisme ; de ces six néanmoins, il y en a deux qui fontpartages en Catholiques & en Calvinistes, Le Cal-vinisme est aussi répandu dans le Palatinat, mais FE-lecteut Palatin est présentement Catholique. II se-roit trop long de rapporter toutes les erreurs queCalvin a enseignées : on peut juger du mérite de lareligion par celles que voici, 1°. La prédestinationla réprobation font antérieures à la prévision dequelque œuvre que ce soit, bonne ou mauvaise. 2°.
La prédestination Sc la réprobation ne dépendentque de la seule volonté de Dieu, sans aucun rap-port aux mérites ou aux péchés des hommes.
3°. Dieu donne à ceux qu’il a prédestinés la foi, qu’ilsme peuvent perdre; il leur donne une grâce néces-sitante qui ôte la liberté, ìl ne leur impute pointleurs péchés , quelque énormes qu’ils soient, maisal les couvre de la justice de J, C. 40. Les justesme sauroìent taire aucune bonne œuvre , à cause dupéché originel qai est en eux. 5°. Ik ne font pasobligés de taire de bonnes œuvres , parce qu’ils fontexemts de l’obligation d’obscrvet la loi qui lescommande. 6°, Les œuvres de justice ne méritentque Penser, &c. Ces points de religion , Sc plusieursautres qu’on pourroit rapporter, ont paru si horri-bles Sc si contraires à la raison Sc au bon sens, queles Sectateurs de Calvin en ont rejeté plusieurs ;ruais ils ont toujours soutenu des erreurs fondamen-tales qui les séparent de l’Eglìse Catholique..CALVINISTE, s. m. Sc f. Hérétique qui suit la doc-trine de Calvin. Calvini seclator. En France, on ap-pelle les gens de cette secte Huguenots , Sc Parpaìl-laux parmi le peuple. En Allemagne , on les con-fond avec lés Luthériens Sc autres fous le nom deProtestans. Le P, Gaultier leur attribue cent héré-sies dans fa chronologie ; & le P. François Fen-Ar-dent, Docteur de Paris, en parlant des erreurs desCalvinises , leur en donne mille quatre cens, danstin ouvrage intitulé Theomachia Calvinistica.
Les Calvinistes prennent le nom de Réformés ,qualité qu’ils n’ont osé s’atttibuet en France fansêtre repris , pendant qu’ils y ont été. Les déclara-tions dn Roi lent ordonnèrent de prendre seulementle nom de prétendus-Ré formés. Les Luthériens haïssent mortellement les Calvinistes ; ils ont été tou-jours très-éloignés d’eux, quelques efforts que ceux-ct aient faits pont Rapprocher des Luthériens, qui
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regardent les sentimens des Calvinistes fur la pré-destination Sc lut' la réprobation , comme des opi-nions Mahométanes, lesquelles renversent la Reli-gion Chrétienne. L’Electeur de Brandebourg estCalviniste , mais la plupart de ses sujets font Luthé-riens : il y en a aussi quelques-uns qui font Catho-liques. Les Calvinistes font en très-petit nombredans lès Etats. En Angleterre la religion dominanteest celle des Episcopaux, & quoique ccux-ci diffé-rent peu des Calvinistes pour ce qui est de la doc-
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ils ne lauroient cependant les iouffrir ; le
nom de Calviniste leur étant tout-à-fait odieux. Leparti des Calvinistes gu contraire domine dans touteFEcoffe, fous le nom de Puritains. Les Episcopauxen ont été bannis depuis peu , fous lé Prince d’Orange, appelé Te Roi Guillaume.
Calviniste lè fait aussi quelquefois adjectif, & sedit pour Calvimen. Vous avancez-là des proposi-tions calvinistes. A la calviniste. Phrase adverbiale-,à la manière des Calvinistes.
CALVITIE, s. f. Terme de Médecine. Chute de che-veux, surtout du devant de la tête , qui ne peu-vent plus revenir. Calvitium, La calvitie arrive enconséquence du dessèchement de l’humidité quinourrissait les cheveux , causé par le grand âge, parla maladie , ou par l'u sage excessif de la poudre.CALUMET, s, m. Terme de relation. C’est un îní-trument des Sauvages de l’Amérique. TabacariaCanadenstum , Syrinx , fistula. C’est une espèce degrande pipe à fumer, faite de marbre rouge , noirou blanc. La tête en est bien polie , Sc a la figured'un marteau d’armes. Le calumet a un tuyau ornéde poils de porc-épic Sc de petits fils de peaux deplusieurs couleurs. Le calumet a quelque chose demystérieux parmi les Sauvages du nord. C’est le sym-bole de la paix.
CALUNTER. s. m. Terme de relation. Oest dans lesvilles de Perse un Magistrat , qui. est à-peu-près -comme le Maire dans les nôtres.
CALUS ou CAL, f. m. Le premier est le plus usité.Dureté qui se forme en quelque partie du corps hu-main , par un travail continuel qui durcit 8c épais-sit la peau. Callus , callum. Les artisans ont des ca-lus au fond des mains. Les Tailleurs ontdu calaux doigts où ils mettent les ciseaux.
Calus se dit aussi d’une dureté qui se forme sur l’en-droit où il y a eu fraction d’un os ; la nature y en-voie assez de matière pour le consolider , Sc empê-cher qu’il ne se rompe de rechef.
Calus se dit figurément, en parlant de la dureté quel’ame a contractée contre toute sorte de tendresse.AiV C’est un endurcissement d’esprìt & de cœur quise forme pat la longue habitude. II se prend enbonne Sc en mauvaise part. Ce Juge est incorrup-tible , il s’est fait un calus contre les sollicitations.L’ìmpìe se fait un calus contre les rémora de faconscience.
17 F Calus , en Jardinage, est une reprise de la ma-tière de la sève qui se fait en forme de nœud à lajointure d’une branche ou d’une racine.
Caeus ou Acalus. s. m. Nom d’homme dans la My-thologie. Calus. Acatus. Calus étoit neveu & ap-prenti de Dédale, qui le précipita du haut d'unemaison en bas par jalousie , Sc parce qu’il étoit de-venu trop habile sous lui, & qu’il avoir inventé lascie , à limitation d’une mâchoire de serpent, la rè-gle Sc la roue à potier. Minerve touchée de son mal-heur , le métamorphosa en perdrix, ce qui lui sicdonner le nom de cet oiseau. Perdix.
Calus est Grec, il vient de , gui signifie beau ,
bon. „
CALYBÉ. s. £ Terme de Mythologie. Vieille Pre-
tresse du Temple de Junon , dont la furieprit la figure pour parler à Turnus.
CALYBITE. f. m. & f. Qui loge dans une.cabane ,dans une masure. Calybita , qui sub tugunoo a 1-tat. Ce mot n’est en usage dans notre langu quecomme surnom de quelques Saints. - J y-
--Janvier,etoit dame
bite , qu© l’Eglise honore le 15 ;