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de S. Orner & dc Namur» Cambrai est ufié gr«i-de ville, belle & bien fortifiée * celebre pár lesbelles toiles qui s’y font. Cambrai est au cinquan-tième degré , dix mìn. de latitude s £c au id d. i >de long. félon MM. de l’Académie des Sciences,
Cependant selon M. Caíììni, la longitude de Cam-brai est disterente de celle de Paris en temps ,o h. 3' 36", en degr. o» 54 o", & conséquemment il
a ro^ 4/2.0" de long. fa latitude est ;oc>i d o", 0 -ts 5 t«t«
L’Evêché de Cambrai fut soustrait.a la Juridic-tion de l’Archevêché de Reims, 8c erige en Ar-chevêché pat Paul IV e en 15595 le I2 - e Mai, furles instances de Philippe II Roi d’Efpagne, & alorsSouverain de Cambrai , fans avoir écouté lAm-hailadeur du Roi de France , ni le Cardinal deLorraine Archevêque de Reims. Paul IV etant mortpeu de temps après cette érection, fa Bulle futconfirmée pat son successeur Pie IV * par uri Biefdu 7 e Août 1561. Charles Maurice le Tellief jArchevêque de Reims, a souvent proteste contrecette érection faite au préjudice de son Eglise squ'on n’avoir point indemnisée. i° En 1677 > ldrí-que la ville de Cambrai fut prise par le Roi, ayanteu foin qu’il n’y eût rien dans la capitulation quiautorisât cette érection. i°. Par une protestationparticulière du 14 Février 1678 , signifiée à M.l’Archevêque de Cambrai , Jacques Théodore deBrias. 30. Par une nouvelle Protestation faite parla Province de Reims, assemblée à Sënlis : elle estdu 10 Juillet 168 1 , 8c fur signifiée à l’Assembléegénérale du Clergé de France, convoquée à Parisau premier Octobre i< 53 i. 4 0 . Par une procura-tion du ii Février 1 <59 j , donnée à pour qu’il
s’oppofât à ce que l’Eglife de Cambrai vacante parla mort de M. de Brias , fût pourvue d’uri Pasteurfous le titre d’Archevêque Métropolitain. Nonob-stant toutes ces oppositions , M. l’Abbé de Féne-lon fut, à la nomination du Roi, pourvu par lePape de l’Archevêché de Cambrai. Cambrai étoitEvêché depuis le temps de saint Geri ( Ganterie u s )successeur de saint Wast aú siège d’ Arras , qui trans-féra son siège à Cambrai. Le Roi nomme à TAr-chevcché de Cambrai , en vertu d’un concordatfait par les Commissaires de Sa Majesté, 8c le Cha-pitre de FEglife de Cambrai en i68i, par lequelle Chapitre céda au Roi le droit qu'11 avoir d’éiireson Archevêque, & le Roi renonça ert faveur duChapitre à son droit de Régale. Voye%_ le XV átome des Conciles par le P. Labbe ,'íes MémoiresdeM. l’Archevêque de Reims,M. l’Abbc de Dangeau.
CAMBR ASINE, f. f. Toile fine d’Êgypte, dont il fefait un assez grand commerce au Caire, à Àiexandrié& a Roletre. Elle est nommée Cam.br afine pár fa res-semblance avec les toiles de Cambrai.
CAMBRELÁGË, f. m. Ce mot s'est dit pour Cham-bellage.
fC? CAMBRE, f. m. En Architectus e , synonyme àcambrure. Voye^ ce mot.
§ 3 * Cambe.b , est aussi un terme de Botanique em-prunté des arts, pour donner Fidce de certainscontours que prennent quelques parties des plantes.
CAMBRER, v. a. Courber en arc , quánd il n’estquestion que d’une courbure peu considérable. Cour-bet a une signification plus étendue , & fe dit detoute courbure grande ou pétìte. Curvare , incur-vare. Ii f aut chausser ce bois pour le cambrer , ilest aussi réciproque. Curvari , incurvari. Cette règles’est cambrée par la sécheresse. La menuiserie deces volets, de ces portes , ne joint pas bien j parceque le bois s'est cambré.
Gambrer, fe dit aussi de la taille qui fe fait par Tarefur le bois , ou la pierre , quand ToUvrage ne doitpas être dressé uniment & en droite ligne, mais aveCquelques inégalités. Camerare , fornicare. ^
$ 3 " Cambrer un livre, tetme de Relieur. Dernierefaçon qu’on donne à un livre relié , en le prenantà moitié avec les deux mains & courbant un peu jles cartons en dedans pour lui donner une meil-leure forme.
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Ijo* Cambré , ée. parts
Cambré , chez les Artisans z signifie aussi -, ce qui estcreux ou concave j ce qu’ón a creusé par art, quin’est plus uni. Fornicatus , cameratus ;
Ménage dérive ce mot de camuratus , qui á ctéfait de camurus > qui signifie curvus , comme a re-marqué .Servius. D’autres le dérivent de camera ,qui signifioit voûte , dont oh a fait aussi chambre »parce qu’elles croient autrefois faites en voûte. DuGange dérive ce mot de camberta , qui est uneespèce d’arbrisseau , qui vient courbe , que les Alle-mands appellent Carnbrek.
GAMRRESISi Ager ou Pagus Cànierdcenjts. Petitpays renfermé entre la Picardie, l’Ârtois & le Hai-riaut ; il n’a qu’environ sept lieues de long, furquatre oU cinq dé large. II prend son nóm deCambrai, qúi eri est la capitale. Le Cambrefis ácté fief de l’Empire. Gharles V l’incorpora au Hai-naut. II est à la France depuis la prise de Cam-brai , 8c la paix de Nimègiie. Gâteau Cambrefis ,est une place forte du Cambrefis. Dans les Pays-Bas on dit Gâteau pour Château , comme cal pourchat , Lé quien pdur chien ; 8c nous les imitonsén France dans le nom de cette place, disant Càteau-Cambrefis , & non pas Châtedu-Cambrefis,
CAMBRIDGE. Ville d’Angleterre * capitale d’un Com-té qúi porte fori nom. Cantdbrigia. Cdmbridge estsituée fur le Çam. G’est l’aricien Camborïtum , se-lon quelques Auteurs 3 mais,ielon d’autrës, le vraiCamborïtum , cité des Icéniens , est un petit bourgvoisin de Cambridge , nommé Granceaster. Orí ditque cette ville fut nommée Granteride par lesSaxotls. Elle a úne Université fameuse. Cambridgeest au idd , 50' de longitude, & au yii xo' delatitude. II y a près de Cambridge fur le sommetdes montagnes qU’on nomme en Anglois Gogma-goghils , des restes de remparts &t de fortificationsfaires autrefois paf les Romains , ou par les Danois,Le Comté de Cambridge qu’on appelle en An-glòis i Cambridge-Skire , Cantàbrigienfis Comitatus >est une Province d’Angleterre , bornée au Nordpar le Comté de Lincoln, & par celui de Nort-fòlclc, qui le confine aussi vers TOrient j de mêmeque le Sufsolck ; elle á ceux d’Essex & de Hertfordau Midi ; 8c ceux de Bedford , de Huntington *8c de Ndrthanipton au Couchant. Le Comté deCambridge peut avoir treize lieues de long, §c sixde large. La rivière ssOuse le sépare cn deux par-ties , Tune Méridionale, &Tautre Septentrionale»La première est assez bien cultivée , mais la der-niere est pleine de marais. L’airy est mal-fain.MATY,
CAMBRIQUE. f. m. 8c adj. C’est le hom qu’on donneà la langue qu’on parle daiis le pays de Galleseh Angleterre , & qui est presque conforme à cellequ’on parle en Basse Bretagne en France, 8c quetious appelons Bds-Breton , en sorte que ces deuxpeuples n’ont pas de peine à s’entendre. Le Cam -brique est , selon Sdaliger, une des dix languesmatrices mineures de l’Eurôpe. Ce mot de Cam -brique vient de ce que le pays de Galles s’appellgCambrie, en Latin Cambria.
CAMBRURE, f. f. L’état de la chose Cambrée. Orile dit en architecture de la courbure du cintred’une voûte , Ou d’une pièce de bois. Incurvce r etfiexus , concameratio. La cambrure des planchesest nécessaire quaiid on en fait des bateaux. Cettecambrure fé fait en présentant au feu ces plan-ches , qu’on a ébauchées en dedans, & en les lais-sant quelque temps entretenues par les Outils queles Menuisiers appellent fcrgens.
Cambrure , est aussi un terme de fermier 8C dsCordonnier. Ils disent, cambrure de forme de sou-lier , cambrure d’un soulier : pour signifier la ma-fiière dont urte forme oU urt soulier sont courbes,FìeXura.
CAM BU J. f. m. C’est le Myrrhe sauvage Américain
de Tison 8c de Mareg. Voy'ei le j? ICT * D , Ë
CAME ou CHAME. f. V, Chôma. Terme de Con-chyliologie, C’est la seconde famille des bivalve?,
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