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Tome second. [BOU - CRA.]
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a-t-on appelé proprement camelot , l’étoffe qui sefait dc poil de Chameau. Le camelot est appelé parquelques Auteurs modernes Capellotum de capella ,chèvre, parce qu’il se fait de poil de chèvre. De-laS’est fait Camelot , en changeant le p en m. Camelot ,pour Capeilot. Ce changement a tait croire quece mot venoit de camelus , chameau , parce qu’ilse faisoit de poil de chameau , ce que ls Bol-landiíles taxent d’ignorance. AB. SS. Mali , Tom.II, p. 88.

On dit proverbialement d'un homme qui a prisde mauvaises habitudes qu’on ne lui peut fairequitter, qu’il est comme le vieux camelot, qu’ila pris son pli.,

CAMELOTÉ , EE. adj. Travaillé à la manière ducamelot. Etoffe tiflue ou ondée en forme de ca-melot. Pannus cilicii operis more contextus.CAMELOTIEZ, s. m. C’cst ainli qu’on appelle unesorte de papier très-commun.

CAMELOTINE. s. f. Petite étoffé fuite à la manièredu camelot. Pannus tenui filo cilicii operis morecontextus. On dit aussi du camelin d’Amiens.

CAMELOTTE. s. f. On appelle reliures à laCamelotte , celles qui font d’usage pour les livresde bas prix , dans lesquelles il y a moins defaçons 6c d’apprêt.

CAMERERA. s. f. Mot Espagnol , qui signifie Damede la chambre de la Reine, & que nous rete-nons dans notre langue , celui de Cameri'ere n’étantpoint en usage. Cameraria , C amer œ. PrafeBa. LaComtesse d’Àltamira est Camerer a May orde laReine.CAMERIER. s. m. Premier Officier de la Chambred’un Pape, ou d’unCardinal, d’un Prélat Italien,qu’onappelle autrement Maître de Chambre. Camerarius.On dit à Rome le Camírier du Pape , & parmi lesMoines Sc les Chanoines, le Chambrier. Ces motsfont bornes à cet usage. Danet. Il'y a des Commu-nautés Religieuses où l’on dit Camírier , 8c nonChambrier, comme dans l’Abbaye de S. Claudeau Comté de Bourgogne. Le Pape a des Camériersextra muros. Des Camériers secrets de cape 8cd’épée, 8c d’autres Camériers secrets ; des Camériersd’honneur. Cet Office de la Maison du Pape, sedonne à des personnes de distinction. Gaz. ryzz ,P- 44 -

CAMERIERE.s. f. II y a en Espagne dans la Maisonde la Reine une Camerer a Major , que nous pour-rions appeller Grande Cameriere : mais l’n sagen’autorise point ce mot , Sc l’on retient le motEspagnol. Camerera.

CAMERINO. Ville d’Italie , autrefois dansl’ombrie, êc aujourd’hui dans la marche d’ An-cone , entre Macerala Sc Spolète, avec un Evêchésuffragant du Saint Siège. Camerinum , Camerina.CáMÉRISTE. s. f. Camerière , Dame de la Chambred’une Princesse. Cameraria. Dona Louise Guetta,Camérifie de la Reine de Portugal. Gaz. 1741,p. 1 ig. On trouve aussi ce mot dans le Dict. del’Acad. Fr.

CAMERLINGAT. f. m. Dignité ou charge de Camer-lingue. Camerarii dignitas.

CAMERLINGUE, f. m. Cardinal qui régit l’Ecat del’Eglise , Sc administre la Justice. CamerariusEcclesia. C’est l’Officier le plus éminent de laCour Romaine, patee que tout le bien du SaintSiège est administré par la Chambre dont il estle Président. Le Siège vacant, il fait battre mon-naie , Sc marche cn cavalcade accompagné de lagarde des Suisses Sc autres Officiers, Sc il publiedes.Edits.il a fous lui un Trésorier, 8c un audi-teur appelés Généraux , qui ont une juridictionséparée , 8c douze Prélats appelés Clercs de chambre.Du Cange dit qu’on a aussi appelé Camerlingues ,les Trésoriers du Pape, Sc des Empereurs.

C’est aussi un Officier de POrdre de la Chausse.II y avoir dans cet Ordre deux Conseillers Sc unCamerlingue , qui ne pouvoient refuser ces emplois,fous peine de vingt-cinq ducats d’amende. P.Hélyot , Tom. VIII, p. LTntendant des

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Finances du Royaume de Bohême s’appellemerlingue.

ger CAMERONIENS. f. m. pi. Cameronìani. LesCameroniens ainsi nommés d’Arehibale Gameron,étoient un parti de Presbytériens d’Ecosse quiainsi que leur chef Cameron, se séparèrent desautres Presbytériens, qui avoìent accepté la libertede conscience accordée par Charles II. Les Came-roniens regardèrent même ce roi comme déchude la Couronne 8c se révoltèrent. Mais on les rc*duisit en peu de temps , & enfin cn 1690, fous Rrègne de Guillaume III, ils se réunirent aux autre*Presbytériens. Dict. Ang.

CAMESTRÈS. Terme de Logique. Nom que l’ondonne au second mode da la seconde figure dusyllogisme. Un syllogisme en camefirès , est un syblogisme dont la première proposition est univer-selle affirmative , la seconde universelle négative,Sc la conclusion universelle négative, selon cetterégie : Afiferit a , negat e , verùm generaliter amb&-Tout homme sage est modéré dans ses plaisirs»

^ nul débauché n’est modéré dans ses plaisirs, Dcflínul débauché n’est homme sage.

CAMILLE, s. m. Nom d’homme. Camillus. E ePrince Camille , troisième fils de Louis de Lorraine,Comte d’Armagnac, & Grand Maréchal de Lor-raine. Quand on parle des anciens Romains, ondit Camille , si l’on met ce nom seul : CarniU 1s’exila lui-meme pour prévenir ía condamnation»Mais si l’on y joint leurs noms, ou leurs prénoms»il faut retenir le nom Latin Camillus : Marea*Camillus désir les Falisques & les Veies. C’e^ce Camille, qui retournant d’exil dans le temp squ’on pesoit aux Gaulois les deux cents livres d’o rqu’on leur avoir promises pour les obliger à lev fíle liège de Rome, les prit au dépourvu , l eSchargea, 8c les obligea de se retirer avec perte»Ce même M. Furius Camillus triompha quatrefois, 8c fut cinq fois Dictateur.

Camille, f. f. est aussi un nom propre de femme»Camilla. La Camille de Virgile est une femmeextraordinaire. Quand nous parlons des Italien^ 5qui portent ce nom, nous retenons le plus fo u "Vent la terminaison Latine 8c Italienne en a. E SSegnora Camilla étoit sœur de Sixte V.

Camille, s. m. 8c f. est aussi le nom des jeun eSgarçons ou des jeunes filles qui servoient dans 1 e5choses secrètes, comme les noces 8c les sacrifice 5 ’& en particulier du jeune enfant qui servoit ^Flamen Dialis , ou Prêtre de Jupiter.

Ce mot venoit de l’ancienne langue des Etss'riens, à ce qu’il paroît, 8c se disoit pour Cy tnullus , comme on le peut conjecturer par le îvers du onzième Livre de l’Enéide de Virgm'

Matrisque vocavit

Nomine Casmilla, mutatâ parte, Camillam.

Ce nom dans cette ancienne langue signis 01 ^Ministre. C’est pour cela que les Etruriens appf^loient Mercure en leur langue Camille ; c’estfdire , Ministre des Dieux. Bochard, dans 1° £Hieroçoicon , L. II, c. ;6, croir que cc mot ém 1composé de deux mors Hébreux , ou Phénicies’Vi* reop , Kosmé el , devins , ou Prêtres ^Dieu. Car odp signifie deviner. De Kosmé el »fit Kosmel, & Cafimil , 8c en ajourant la rermnaison Latine Casmillus. Le même Bocha^ *dans son Chanaan , L. I. c. iz, rire Cafmid u ^de D“|n hhadam , qui signifie minifirare , con wil paroît par l’Arabe hkadama, 8c deDieu. Voflìus croir qu’on pourroit dériver Carrtnr ’de Chemarim, qui se trouve au IV* L. desP° tS>ch. XXIII , v. 5 , 8c que Ton traduit Arusp’ lceS ^Sacerdotes , Sacrificuli. II doute cependant (bonté de cette étymologie, parce que I e ^5Latin étoit originairement Casmillus ; 8c nost ?Camillus, Voyez Varron, Lib. IV. De Ling * slCoù il dit que les Samothraces usoient du même m