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Tome second. [BOU - CRA.]
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cle celle dc la pomme. Chàmœmelum quasi humilemalum. On distingue la camomille en celle qui aune odeur aromatique agréable, Sc qu’on nommecamomille Romaine ou véritable camomille , Sc cncelle qui n’est point d’une bonne odeur, Sc qu’onappelle maroute ou camomille puante. La camomilleRomaine, chamcemelum Romanum , nobile , odora-tum , & leucanthemum odoratius , a les racines fibreu-ses & chevelues, d’où partent quelques tiges - me-nues, cannelées , velues, & plus iouvent couchéesfur terre , longues environ d’un pied, Sc quidonnent dans une partie de leurs longueurs plusieursfibres ou racines qui se plongent en terre Sc íer-vent à multiplier ou à étendre cette niante. Sesfeuilles font comme ailées Sc compoíccs de plu-sieurs pinnules ou segmens fort courts, fort décou-pées & finement, & elles font vertes, quelquefoisblanchâtres , d’une odeur de drogue qui n’est pointsi désagréable, & font attachées aífez près les unesdes autres, aux tiges, dont l’extrémité est termi-née par une fleur radiée , composée de fleurs jaunc-pâle dans son centre, Sc de demi-fleurons blancsdans fa circonférence. Le calice qui soutient cetamas de fleurons & de demi fleurons, est écailleux.Ses semences font menues, oblongues, nues, &fans aigrettes. Cette espèce de camomille le trouvequelquefois à fleurs doubles ; c’est-à-dire, que sesfleurons s’allongent & changent de couleur. On lacultive dans les jardins. La camomille Romaine estcommune à la campagne, où elle change un peude figure, suivant que le terrain dans lequel ellenaît, est plus ou moins humide, ou exposé auxrayons du soleil. Mais son odeur & la découpurede fes feuilles la font aflez. reconnoître. On faiten Médecine un grand usage de fes fleurs qui fontrésolutives , carminatives, apéritives Sc fébrifuges.On Temploie en fomentation, en cataplasme, pourdissiper les tumeurs aqueuses Le venteuses , en dé-coction dans les lavemens, pour la colique’, & lapoudre est un fébrifuge usité dans plusieurs endroits.La camomille puante, ou lamaroutte, a des racinesfibreuses, blanchâtres, Sc chevelues: elle donnerine tige, quelquefois plusieurs , hautes d’un pied,menues, tant soit peu velues, garnies de feuillesalternes, découpées en plusieurs segmens, déchi-quetés fort menu, lisses, épaisses, pleines de sucd’une odeur fétide, Sc d’un vert pâle. Des aissel-les sortent de? branches chargées de pareilles feuilles,Le terminées par une fleur radiée comme la précé-dente , & qui n’en diffère que par fes demi-fleuronsqui sont plus amples, Lz par son odeur désagréa-ble. On fe sert de la maroutte pour appaiser lesdouleurs des hémorroïdes.

CAMON. II y avoir deux Villes de ce nom dansla Palestine, Tune en deçà du Jourdain, dans legrand champ, l’autre au delà du Jourdain, dansle pays de Galaad,

03“ CAAIONICA, ou val CAMONICA. Petit paysde l’Etat de Venise en Italie, dans le Breflàn , auxconfins de la Valteline. C’est un passage fort fré-quenté de Suisse en italie.

CAMOUFLET, f. m . Fumée qu’on souffle au nezd un homme qui sommeille, par le moyen d’uncorner de papier allumé par un bout. Fumi in osinspiratio , insufflatio. Donner un camouflet, Ondisoit autrefois chaumouflet.

Borel dérive ce mot de mufle, parce que c’estune fumée épaisse qu’on souffle dans les narines,pour éveiller les gens endormis.

Camouflet , terme de guerre ; donner un Ca-mouflet, c’est chercher à étouffer le mineur ennemi•dans fa galerie.

Le Camouflet se donne de différentes façons enYoici une assez usitée. Le mineur ou contre-mineur( car l’un Sc l’autre le pratique pour se défaire deson ennemi ) perce la terre avec ía tariere, faitcouler dans le trou une sarbacane ou canon defusil ouvert par les deux bouts, uans 1 intérieurduquel il a eu foin de mettre une composition de ■

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souffre, de poudre , &c. y ayant mis le feu, il s°'s'fle la fumée contre son adversaire, pour rétoufi^ 1Camouflet se dit figurément d’un aírtor- 1 ’d’une mortification que l’on reçoit. 11 a reçu u* 1vilain camouflet. Acad. Fr. Donner un camoufla iquelqu’un, ledit pour, lui faire quelques toUts>lui jouer une pièce, lui faire une repartie vst cSc piquante. II ne fe clit que dans le discours setuilier. Richcsource a intitulé un de ses livres : hCamouflet des auteurs.

CAMP. f. m. Terrain où une armée s’arrête, se terri"'che, ou plante le piquet pour se loger en orcte-Cajira. II est quelquefois couvert d’un retranchament, quelquefois il se défend par le seul ava"'rage du poste. On a fait aussi des fermeturescamp avec des chevaux de frise accrochés ensernb»’’comme faiíòit le vieux Prince d’Orange , ainsi ss 15témoigne Jean Errard. La tête du camp est le tCl 'r ain qui fait face vers la campagne , où l’on mou tfle bivouac. Rhoë, en décrivant le camp dugol, dit qu’il a bien vingt milles d’Angleterre a scircuit, & enferme plus d’efpace que la plus graM eville de l’Europe ; qu’il est composé de huit ce" tSmille hommes, Sc de quarante mille éiépha nS ’que toutes fes tentes font dressées en quatre h eU ‘res.

?fF On dit figurément , Palarmc’ est au c ami’quand on craint quelque malheur ou quelque àngrâce.

|flT Aide de Came. Veye^ Aide. Maréchal de Cas 1 * 1 'Voye { Maréchal.

Camp volant, est une petite armée composéeCavalerie ou de Dragons ; on y joint quelquct° lSde Finfanterie. Cette petite armée tient la canff 3 'gne, & fait de continuels mouvemens pour suture"dre quelques places de l’ennemi, ou le tenir ^haleine , 8c l’empécher de Rattacher à quelfi"'entreprise. Expedita manus.

Camp , se prend quelquefois pour l’armée catnf e . e 'Exercitus. Le camp est tranquille : tout le camp $alarmé. ,

03* On dit asseoir son camp , se pester, castra c0,1 Jtituere , facere , locare , imponere , metari , potifl'Poser son camp en face d’un autre. Caflra cC-fjconferre, convertere. Faire des lignes autour de M*camp. Caflra vallo cingere. Faire la ronde autour lcamp. Adequitare caflra. Demeurer ferme dans i°camp. Injîftere caflris. Lever le camp , changerposte. Movere caflra.

Camp, se dit aussi d’un lieu fermé de barrières ,combattoienc les anciens Chevaliers dans les jo"^Sc tournois. Arena, II fur mis hors du camp. II e ° îldans le camp. Juge du camp. Demander, le camp'

Camp Prétorien, étoit chez les Romains une gr""^enceinte de bâtimens pour loger des soldats d egarde. Caflra Prœtoriana.

Les Siamois , Sc quelques autres peuples fIndes Orientales , appellent des camps , les quartsqu’ils assignent aux nations étrangères qui viefl D£s 'faire commerce chez eux.

CAMPAGNARD , ARDE. adj. Sc f. Celui quiordinairement à la campagne. Ruri habitans ,co/u.

tJfT On le dit aussi avec une espèce de mépris ,fl ,- ehomme qui n’a pas les manières Sc la post 1 ^qu’on acquiert dans le grand monde. C’estcampagnard. Rien de plus ennuyeux qu’unpagnard. On connoîr bientôt à Paris les Geu"^hommes campagnards. On y raille fort lescampagnardes. Boileau donne une idée des cítpagnards , lorfqu’il dit:

Là je trouvai d’abord pour toute connoiffance, ^

Deux nobles campagnards, grands lecteurs de R- orrlCL ^Qui riiont dit tout Cy r as dans leurs longs compí irn

Dans cette acception, on dit qu’unPair campagnard, qu’il a les manières campais

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