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membraneuse , Sc entouré de six feuilles pointues,pâles. Quand cette fleur est passée , le calice de-vient un fruit rond Sc relevé de trois coins, lequelest divisé intérieurement en trois loges contenantdes semences presque fondes Sc noires* Sa racine estbulbeuse, visqueuse au toucher Sc au goût , avecquelque douceur mêlée d’un peu d’acrimonie. Cetteplante croît aux bords des champs , dans les prés >aux lieux humides, dans les bois , dans les jar-dins. Elle contient beaucoup d’huile Sc de ressen-ties Voye^ le Dict. de James.
Campanelle. f. f. Petite cloche, clochette, Campa-nula. Ce mot n’est pas usité.
CAMPANETTE. Nom de fleur, ainsi appelée, par-ce qu’elle a la figure d’une campane. C’est la fleurdu narcisse. Voyeq_ Narcisse.
CAMPANIE, Nom ancien d’une Province d’Italie ,qu’on appelle aujourd’hui terre de labour. C’est lepays d’Italie le plus beau , le plus fertile Sc le plusdélicieux ; Sc , si l’on en croit Cicéron dans fa pre-mière Oraison, de lege agraria , n. 75 , le plusagréable pays du monde. Denis d’Halicarnaílê ,Pline, L. III, C. x , Florus, L. I, C. 16 , Ta-cite , Hijl. L. I , C. z, Mêla , L. II, C. 4 , So-lin , C. 8 , St généralement tous les Anciens quiparlent de la Campanie , en louent la beauté Sc lafertilité. Sa capitale étoit Capoue. Quelques-unsprétendent qu’elle ne prit point son nom de labeauté de ses campagnes , mais du nom des ha-bitans de Capoue , qui s’appeloient Campani. Pourla distinguer de la Campagne de Rome , on lanomma ì’ancienne , ou l’heureuse Campanie. Lean-der lui donne pour bornes au couchant le Gari-gliano , Liris , à l’orient le Selo , Silarus , & unepartie du territoire des Samnites , au Septentrionles montagnes des Samnites , qui font une partiede l’Apennin ; au midi la merde Toscane. Foyeq.cet Auteur dans fa Description de PItalie , & Clu-vier , L. IF. Vigenere , fur César & sur Tite-Live au mot Campania , ou Campanie , lui donneles mêmes limites ; ou autrement il dit qu’elles’étendoit le long de la mer depuis Gaïete jusqu’àSalerne , Sc que du côté de la terre elle étoit bor-née du Latium , des Samnites qui est à l’Abruzze,& d’un des coins de la Pouille. Le même Auteurfur Titc-Live , t. I. p. 1759 , montre qu’on estobligé de se servir de ce mot en notre langue ,quand on parle de l’antiquité, de peur d’équivoque ,parce qn’aujourd’hui ce qu’on appelle en ItalieCampagne , est fort différent de ce que les Ro-mains appeloient Campania. On l’a aulïì appeléel’ancienne Campanie , à la différence de la Cam-pagne de Rome. Ce furent les délicès de la Cam-panie , qui amollirent Annibal 8c son armée, Sc quilui firent perdre tout le fruit de ses victoires.CAMP ANIEN , ENNE , ou CAMPANOIS , OISE-f- m. & f Campanus , a. Habitant de la Campa-nie. On trouve ces deux noms dans nos Auteursun peu anciens : on trouve même Campanois ad-jectif. Le terroir Campanois , pour dire , le ter-ritoire de là Campanie. Aujourd’hui on éviteroitces mots.
CAMPANIERs f. m. Vieux mot. Sonneur. Du LatinCampanarius , comme de Campana , cloche , on afait Campane , qui se trouve en ce sens-là dansMonet , mais qui est aujourd’hui hors d’uíage. Il yen a dans Rabelais un bel exemple , rapporté fousJe mot Remotis. Pour Campanier , répété plusieursfois dans le XIV 1 chap. de la troisième partie duRoman comique , c’est apparemment un mot deProvince, A le prendre à la lettre, ce nom con-viendroit mieux a celui qui fait ou qui vend lescloches, q n a celui qui les sonne.
&X CAMPANIFORME. adj. Terme de Botanique,qui sc dit des fleurs Sc des fruits qui approchentde la figure d’une cloche. Campanisormis, Fòye^Cloche en Botanique.
CAMPANILE, f. m. Terme d’Architecture. Camp ani-le. On appelle ainsi une tour d’Eglise. Jean de Pise
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bâtit le Campanile de l’Eglise Cathédrale de Pist 0 / 4,FÉlib. Taddeo Gaddi bâtit à Florence une graslâfpartie du Campanile de Sainte Marie del Fiore Mlé modèle que Giotto en avoir laissé. Id.
§CT Campanile, s. f. Dans le Dictionnaire decademie Françoise, c’est en termes d’Architectn re *la partie supérieure d’un dôme.
GAMPANIN 1 . s. m. Sorte de marbre qui se trouv*dans les montagnes de Carrare , où il y en zsnoirs , d’autres tirant fur le gris , d’autresde rouge, Sc d’autres qui ont des veines grises. CeMque les Italiens appellent Campanini a reçu cé n 0 ^à cause qu’il raisonne quand on le travaille , ^rend un son fort aigu, en quoi il ressemble à linícloche. II est naturellement dur , Sc s’éclate P‘ BSaisément que les autres.
CAMPANULE, f, f. Terme de Botanique. Camp^'nula. Nom qu’on a donné à un genre de pl aIltíqui a ses fleurs d’une feule pièce, taillée en caB 1 'pane ou en clochette découpée fur les bords *tantôt purpurine , le plus souvent bleuâtre, fl ue _quefois toute blanche , d’auttefois cendrée. Le cîlice de ces fleurs devient un fruit membraneux >divisé en trois ou plusieurs cellules remplies d’a^semence le plus íòuvent menue, Sc qui s’échapP"par des ouvertures qui font au haut du fruit 5 ^qui répondent a chaque cellule. II y a plufie 111espèces de Campanule , comme on le peut voir da»les instituts de M. de Tournefbrt, parmi lesquelsil y en a certaines qui ont leurs feuilles semblaià celles d’ortie, Sc on les nommoit autrefois ^gantelées ou gants de Notre-Dame , Campantfoliis urtica , Sc les autres s’appeloient des hsfb*;aux clochettes. L’espéce qu’on nomme Campasradice esculenta, étoit appelée Raiponce, Rap^culum. On mange les racines en salade. Elles d nun goût agréable, Sc qui tient du Raifort. Vcultive dans les jardins plusieurs espèces depanules , par rapport à la figure & à la coulent dleurs fleurs, ou parce qu’elles font doubles. T° ut (la plante a ordinairement un goût piquant, SC d° n ’ne du laie lotsqu’on la coupe.
!(£T Campanule jaune. Voye{ Campane jaune. (>
CAMPATOIS f. m. Secte d’Hérétiques, qui srent contre l’Eglise dans le IV e siècle. Leur de £ 'trine étoit la mème que celle des Donatistes SC ^Circoncellions. Ils font appelés Montois fSaint Jerôme, dans ce qu’il a écrit contre l sLuciijériens.
CAMPE f. m. Hésiode dit que le Tartare étoit sfidé pat Campé , que Jupiter tua de fa proprelorsqu’il en retira ses oncles, les Titans. On ne ^qu’elle espèce d’être étoit ce Campé.
CAMPE. s. m. Sorte de droguet croisé Sc drapé,fabrique à la Chateigneraye, S, Pierre du Cheit 11 ” >Sc autres lieux de Poitou.
CAMPECHE. Petite ville de l’Amérique mérid 1 ^nale , dans la Province d'Ucatan, Sc de l’Aud^ce du Méxique. Campecum. On l’appelle aufl* jjFrancisco de Çampiche , parce que son Eglises,,dédiée à S. François. Çampiche étoit autrefoischelle de toute l’Amérique , pour le trafic du b°de teinture. Les Espagnols le coup oient alors auf^d’une rivière qu’on appelle Champeton , à dixdouze lieues de la ville de Çampiche , au sud ^cette place dans un terrein haut Sc pierreux- y ^de-là que le bois de teinture fut appelé boisÇampiche.
Le bois de Çampiche est un arbre d’Amériss 1 ^qui ne croît pas fort haut ; les feuilles en .petite-Ç, & ressemblent assez à celles du trèfle.
édifiantes & curieuses, tome XI, p. iz8. D'^ £r „n. .nr _li.u. >_—U/i mfl 5 ’
disent qu’il est assez semblable à nos aubes
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mais plus gtos ; que l’écorce des jeunes bran 1est blanche Sc polie ; qu’elle a quelques pointes.en sortent que le corps Sc les vieilles branchesnoirâtres ; que l’écorce en est plus raboteuse ’ ^qu’il y a peu de piquans. Le cœur de l’arbt® .rouge, Sc c’est ce qui sert ^our la teinture. Q